Xenia

  • Le mystère chlomovitch

    Momo Kapor

    • Xenia
    • 20 Septembre 2006

    Ce livre singulier s'efforce d'éclairer l'une des plus grandes énigmes de l'art du xxe siècle : le destin d'erich chlomovitch et de sa prodigieuse collection de peintres français.
    Fils d'un tailleur juif de yougoslavie, erich chlomovitch monte à paris entre les deux guerres et se fait introduire auprès du légendaire marchand d'art ambroise vollard qui, séduit par son talent, le prend sous son aile. il deviendra ainsi le confident et l'ami des grands noms de la peinture et de la littérature. fuyant la guerre, il retournera dans son pays avec plus de quatre cents oeuvres majeures de l'art moderne, tandis que deux cents autres pièces seront enfermées dans une banque parisienne.
    Il disparaîtra dans la tourmente, emmené par les allemands, mais non sans avoir mis son trésor à l'abri. par un tragique concours de circonstances, sa collection sera perdue puis déterrée, puis soustraite pour des décennies aux yeux du public. entre belgrade et paris, des caves et des coffres-forts recèlent, aujourd'hui encore, une véritable atlantide de la peinture moderne. le mystère chlomovitch, rédigé à partir de recherches et d'entretiens personnels par un peintre écrivain en communion intime avec son sujet, est avant tout un récit envoûtant et chaleureux.

  • L'oligarque Mouromski est retrouvé mort dans la piscine de sa propriété espagnole. Un accident stupide ? Nul ne le croit. Ce d'autant que son propre fils et héritier, Rafaël, disparaît peu après, au moment même où un bâtard improbable entre en scène, jetant son dévolu sur l'immense fortune du défunt... L'affaire sera un périlleux défi pour le juge d'instruction Valentin Lednikov, contraint de menu une investigation discrète hors de ses frontières Et pas n'importe où : à Londres, où l'empoisonne ment au polonium de l'agent double Litvinenkc vient de susciter une paranoïa antirusse sans équivalent depuis la Guerre Froide... Et que certains services, peut-être, attisent délibérément. Prenant pour décor l'univers opulent et irréel des " nouveaux riches " russes contrastant violemment avec l'austérité d'un État qui lutte pou maintenir son statut de puissance, ce polar captive à plus d'un titre. On pourra y voir un SA! slave, avec ses belles plantes aux jambes interminables. Mais on y lira aussi une méditation sur l propagande et la manipulation digne des roman de Vladimir Volkoff. L'on y trouvera surtout un aperçu sociologique et humain d'un monde encore mal connu: la Russie post-soviétique. En cette année de la Russie, les éditions Xeni proposent la première traduction française d'un des auteurs les plus lus de ce pays.

  • Canines

    Janus

    • Xenia
    • 18 Juin 2010

    Cela se passe dans un village tranquille des Alpes suisses recouvert d'un manteau de neige et de silence. Retrouvé blessé, dévêtu et inconscient à deux pas du chalet de ses parents, le petit Gianni n'est plus qu'une ombre survivant dans le coma. Qui a pu commettre un crime aussi monstrueux ? Et pourquoi cet enfant, dès le début, a-t-il été si mal soigné ? L'enquête officielle, un exemple de cafouillage et d'incurie, finira par conclure à la culpabilité du chien de la maison ! Pour Jack, détective privé en proie à une profonde crise existentielle, l'affaire Gianni deviendra une passion vitale. Il reprendra le dossier, posera les questions que le juge d'instruction s'est gardé de poser, poursuivra seul la vérité - ou son illusion - lorsque tout le monde autour de lui aura laissé tomber. Plongée saisissante dans une obsession personnelle, ce récit inspiré de faits réels rouvre, sur le mode de la fiction, un dossier que l'on a voulu trop hâtivement clore. Il dessine dans le drame et la conjuration l'image d'une " Suisse au-dessus de tout soupçon " aussi sordide, à sa manière que celle que Jean Ziegler, jadis, avait dénoncée.

  • Ils sont quinze sur les chaises droites. Le néon grésille. Le moisi emplit les narines. La mère du pédophile pleure en silence contre l'épaule d'une amie. Personne n'est venu de Tennyson. Au premier rang, sans cravate, Garfield Walker, l'assistant du gouverneur, s'est assis à côté du procureur Simonsen. Le directeur de la prison se tient debout, au fond, en trois-pièces gilet. Automn a promis un papier à l'Indy. S'il avait su, Fitz aurait été content de se voir chroniqué par une amie. Les autres présents sont des corbeaux d'associations contre la peine de mort. Il y a de la douceur, presque de la poésie, dans cette attente. Quatre gardiens entrent derrière la vitre blindée et s'affairent autour de la table d'hôpital. Deux autres, plus grands, beaucoup même, arrivent en soutenant Fitz Maywather.
    Une vengeance aux dimensions bibliques, un scénario vibrant, des personnages taillés au couteau, et un suspense qui ne laissera personne indifférent.

  • Un gouvernement nouvellement élu, mais controversé, une sulfureuse première dame de France en mal d'amour, les destins croisés de trois Russes à Paris, la menace d'éclatement des banlieues et les manoeuvres des services secrets, tels sont les ingrédients du dernier roman d'Alexandre Zviaguintsev. On y retrouve Valentin Lednikov en visite à Paris, non plus dans le rôle de juge d'instruction (Le Rendezvous de Londres, Xenia 2010), mais dans celui de la proie, traquée par le mystérieux Sonder, tueur sans scrupule. Il est assisté dans son enquête par son viel ami, Youri Inozemtsev, dit l'Allemand, propriétaire de la "Troisième Rome", magasin d'antiquités russes et accessoirement refuge de la communauté immigrée russe à Paris, lui-même menacé par un certain Gran, un mercenaire ayant sévi dans les dictatures d'Amérique latine par le passé.
    Dans ce polar haletant se croisent les multiples visages de l'immigration russe en France, des pauvres bougres jouets des services secrets aux "nouveaux riches" noyés dans l'opulence, en passant par les nostalgiques de l'Empire. On y trouve également en filigrane une réflexion intense sur les mécanismes des gouvernements occidentaux et les intrigues politiques de notre époque, qui résultent bien souvent de passions amoureuses, de la jalousie et de vengeances personnelles.

  • Le chien

    Jean-François Fournier

    • Xenia
    • 8 Mai 2017

    «Le Chien les a pris à la gorge.» «Le Chien ne les lâchera plus.» «Le Chien l'a mordu pour le compte.» J'ai tout lu, tout entendu sur le Chien. Parfois j'ai ri. Ou pour le moins souri intérieurement. Dans ces moments-là, Jo savait toujours comment me récupérer...
    Derrière l'hommage au grand roman noir américain, Jean-François Fournier dépeint une amertume toute contemporaine face aux chaînes invisibles dont l'être de sentiment et d'action est aujourd'hui entravé.

empty