Solilang

  • La cerise sur le piano

    Marie Wilhelm

    Cette nouvelle enquête du commissaire Savigny nous entraîne à Meymac, paisible bourg de la Corrèze, dans lequel se passent des événements qui vont rester longtemps le principal sujet de conversation de toute la population locale.

  • La petite musique de mort

    Marie Wilhelm

    • Solilang
    • 1 Décembre 2011

    Des Antilles aux quartiers nord de Limoges, les lecteurs suivent les pas du commissaire Savigny qui traque un tueur en série impitoyable. La jeune maman a toutes les chances de connaître une fin horrible, à moins que le courageux policier ne trouve rapidement comment piéger un criminel bien retors.

    Limoges, Boulevard Bel-Air.

    Dans sa chute, le nounours précéda de peu le camion de pompiers tout neuf et l'épée de Zorro. Le petit garçon courut en hurlant vers la fenêtre, impuissant à empêcher l'irréparable. Le visage baigné de larmes, il fit face. L'ogre pencha vers lui sa face grimaçante :

    - Arrête tout de suite de brailler ou le reste de tes jouets y passe.

    Le petit garçon serra plus fort son doudou contre lui.

    - Va te recoucher.

    Et la mise à sac du studio se poursuivit. Recroquevillé sur le canapé-lit, le petit ravala ses larmes et ne manifesta plus sa peur que par un tremblement violent qui le secouait tout entier.

  • Un coup de trop

    Marie Wilhelm

    • Solilang
    • 15 Novembre 2012

    Limoges, au petit-matin.

    Kadir regarda longuement autour de lui. Pas un chat. Il ouvrit le coffre et en extirpa le cadavre sommairement enveloppé dans un drap. Il le chargea d'un coup de rein, traversa le jardin public désert et balança son fardeau dans la Vienne. La rivière, grosse des pluies incessantes du printemps, coulait à fleur de berge. Le drap se déroula et se mit à flotter à la surface, bien trop visible. Le cadavre quant à lui, semblait refuser de se laisser happer par le courant. Le jeune homme cassa fébrilement une branche d'arbre, se pencha en avant et récupéra le drap. Il se redressa vivement et regarda à nouveau à l'entour. Toujours personne. Il baissa les yeux. Le cadavre se décidait à s'éloigner. Il commençait à se détendre quand un bruit léger en provenance du pont Saint-Étienne, tout proche, lui fit lever les yeux. Une jeune fille était accoudée au parapet. Elle se recula vivement. Son drap dégoulinant sous le bras, Kadir fonça. En vain. Quand il parvint sur le tablier du pont médiéval, il n'y avait plus personne. Inquiet, il retourna à sa voiture. Là il hésita un instant. Puis il balança le drap dans le coffre et verrouilla les portières. Il fallait qu'il marche un peu pour s'éclaircir les idées. Il prit la direction de la cathédrale.

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