Quint Feuille

  • Lie de mort

    Gildard Guillaume

    Dans les années 1820, les patenôtriers de Saumur utilisent pour la fabrication des chapelets les plus chers des pierres précieuses que l'on appelle « ?il de chat » parce que le feu de sa lumière crée un effet d'optique semblable à l'?il de cet animal. D'une beauté saisissante, Romane Gentelet a des yeux bleus, tirant sur un vert profond, qui font songer à cette gemme. Mais, derrière son regard troublant, la jeune femme cache un lourd secret. Son assassinat horrible dans l'atelier de son mari, rapidement suivi par trois autres crimes tout aussi odieux, oblige le commissaire Sébastien Cuzet et le juge Pline, pour approcher de la vérité, à fouiller les passions comme des chirurgiens tentant une ultime opération à c?ur ouvert. Aude, la fille cadette du juge, n'est pas en reste d'observations pertinentes pour faire avancer les investigations. Huit suspects, pas moins, bourrelier ou vigneron, maître de poste ou tonnelier, financier ou oisif, dans cette majestueuse Vallée de la Loire, entre Les Rosiers et Villebernier, entre La Croix-Verte et Saumur, s'expliquent, mentent, s'insurgent, esquivent. Qui a voulu non seulement tuer Romane mais faire disparaître sa beauté ? Qui a exécuté des témoins ? Bientôt, une vieille affaire criminelle resurgit, que la police, en son temps, a traitée avec désinvolture et qu'il faut reprendre. La Justice ne saurait se contenter d'approximations. Indifférent aux pressions que certains seraient tentés d'exercer sur lui, Pline, aidé par sa fille Aude et imité par le commissaire Cuzet, progresse pas à pas, fidèle à la maxime qu'il a fait sienne : « Agir en homme de pensée, penser en homme d'action.

  • 1820. Entre Montsoreau et Fontevraud. Quand un homme, fuyant à travers bois un ennemi invisible, vient cracher le sang et expirer dans les bras du juge Pline, celuici est loin de soupçonner les périls et les drames qui vont accompagner son enquête, menée tambour battant comme à l'habitude et au mépris de tous les risques. Le contexte politique et social est alors délétère : les conflits entre royalistes, d'un côté, libéraux et bonapartistes de l'autre, sont de plus en plus rudes ; la charbonnerie, société secrète violente, a commencé sa lente et implacable infiltration des autorités et de l'armée, tout particulièrement à Saumur ; plus rien ne retient les pires criminels.
    Dans un premier temps, Pline n'échappera à la mort que par sa connaissance fine des moeurs de la chasse et de la psychologie des assassins. Dans un deuxième, il sera obligé de consentir au combat le plus fou qu'il soit donné à un homme de livrer, un combat singulier à mort dans les ténèbres absolues, celles du cerveau de l'adversaire et celles du lieu.

  • Le 12 janvier 1820, au cimetière de Trèves, on retrouve sur une tombe le cadavre d'un homme fusillé à bout portant. Il n'en faut pas plus pour que le juge Pline s'intéresse immédiatement à l'enquête menée par le commissaire Sébastien Cuzet. Le 8 février suivant, c'est un homme battu à mort que l'on retrouve au cimetière de SaintHilaire SaintFlorent. Comme pour le premier crime, le ou les assassins ont pris le risque insensé de transporter son cadavre jusqu'à une pierre tombale.
    Le 24 mars, le corps martyrisé d'une femme est identifié sur une tombe du cimetière de Souzay. Quels rapports yatil entre ces victimes ? Entre ces victimes et les tombes ou les cimetières ? Le juge Pline ne doute plus que ces assassinats sont l'oeuvre d'une même main criminelle. Il est convaincu aussi que, derrière ces mises en scène macabres, il y a une logique implacable. Une véritable course contre le crime s'engage alors entre le juge Pline et l'assassin.
    Celui-ci parviendra-t-il à aller jusqu'au bout de sa folie, si tant est qu'elle ait un terme ? Une ville est d'abord l'aboutissement d'une histoire. Derrière la blancheur du tuffeau dont Saumur est bâtie, de quelles putréfactions anciennes ces crimes odieux révèlentils l'existence ?

  • À  la  mort  de  sa  tante  Cécile, Joséphine  hérite  d?une  maison étrange  et  mystérieuse.  Très  vite elle  reçoit  des  messages  effra­yants.  On  lui  demande  de  partir. Qui la menace ?
    Joséphine  a  l?intuition  que  la réponse se trouve à l?intérieur de la maison et qu?elle est tombée sur un secret  de  famille,  jalousement gardé depuis la jeunesse de Louis, le grand­oncle patriarche. Un secret qui tient trois générations sous son emprise.
    Les  obstacles  seront  nombreux avant  d?accéder  à  la  vérité.  Une vérité crue, brutale.
    À travers un récit chargé de sus-pense, Catherine Armessen abo-rde l?impact  transgénérationnel des  secrets  de  famille  et  nous invite à nous interroger.
    L?un  de  nos  ancêtres  pourrait­il nous  avoir  transmis  ses émotions ?

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