Melis

  • La nuit de san matteo

    Jean-Pierre Orsi

    Un fourgon, tous phares éteints, s'arrêta devant l'entrée principale du camposantu (cimetière), situé à un kilomètre en aval du hameau de Cuttoli. Un lampadaire diffusait une faible lumière. Cinq hommes à bord descendirent du véhicule sans prononcer un seul mot. En raison de la semi-obscurité, il était difficile de les identifier. Ils semblaient porter des cagoules. Que faisaient-ils près du cimetière ? Que préparaient-ils ? Trois d'entre eux se postèrent respectivement en amont du cimetière, en direction d'Ajaccio et de la route qui descend sur Corticchiato. Les deux autres ouvrirent la porte arrière du véhicule, non sans jeter plusieurs coups d'oeil dans toutes les directions. Ils en sortirent un paquet encombrant. En réalité, il s'agissait plutôt d'un homme. Ils le soulevèrent péniblement et l'attachèrent avec une corde par les pieds au sommet de la grille d'entrée du cimetière. L'homme était apparemment sans vie.

  • Lyon, place des Terreaux. Ardé débarque de Marseille pour assister au show d'une amie. Elle s'arrête devant une buvette « À la rose d'Elazig », commande un kébab, servi par Cémil, un adolescent loquace qui soudain lui décrit, mot pour mot, la cour, la fontaine, la couleur des murs de sa maison ancestrale en Turquie. Celle-ci appartenait-elle aux siens, rescapés du génocide ?
    La ville d'Elazig se nommait Kharpert dans l'Arménie historique. Ardé, bousculée dans ses souvenirs, frissonne. Elle entend quelques mots turcs qui évoquent un trafic d'objets rapportant de l'or avec une première étape, Marseille. Sous le coup de cette rencontre improbable, elle exhorte Mat', flic corse, à s'intéresser à l'entourage du jeune Turc. Mat' fouille de Marseille à Grasse jusqu'à New York. Descente rétrospective dans le passé familial d'Ardé, l'enquête de police conduit à un présent pour lequel les auteurs laissent le lecteur libre de relier la fiction à la réalité.

  • Metz, années 80.
    Un squatter ivre sécrase au pied dun immeuble en construction dans lartère principale de la ville.
    Simple fait divers ?
    Certains détails auraient dû pourtant troubler la police.
    Le jeune homme ne buvait pas et son avant-bras porte la trace récente dune bien vilaine brûlure.
    Bouleversé par la détresse de la mère de la victime qui vient lui rappeler ladmiration que son fils lui portait, Paul Alexandre, professeur de Lettres dans le Pays haut, promet dessayer den savoir plus sur les circonstances de cette mort.
    Mal à laise, persuadé de linutilité de sa démarche, il est loin de se douter des surprises que son enquête va réserver, des dangers quil devra courir. Car, autour du cadavre, plane lombre inquiétante des anciens amis de la victime, les skinheads.


  • L'enfant du lac

    Francis Ryck

    • Melis
    • 30 Mars 2007

    Avec " L'enfant du lac ", Francis Ryck retourne à la source, à la découverte du monde par l'enfant.
    Dans la chambre gît un cadavre, qu'on nie, qu'on dénie. L'adolescent entre dans l'hallucination où le met la famille, la société : " Tu n'as pas vu ce que tu as vu, tu ne sais pas voir ". Il pourrait devenir fou, l'enfant du lac, sauf qu'une grand-mère - Cheyenne - va le faire entrer dans un autre monde, le vrai, celui de " Petit arbre ", celui de l'amour pour la terre, la soumission à la Terre, et qu'on respecte.
    L'enfant du lac, c'est le dépassement de l'horreur, la possibilité de retourner à l'enfance, à ses forces vives.

  • Le commissaire divisionnaire Ryba était en surpoids.« Va pour Brides ! avait-il dit au médecin de famille.Il irait à Brides-les-Bains pour se reposer, s'aérer, respirer.» En quelques jours il avait prit ses repères, lorsqu'une curiste est trouvée morte aux Thermes. Le commissaire local chargé de l'enquête (ancien collègue du commissariat de Montélimar) invite le commissaire Ryba à participer aux investigations. La piste criminelle est rapidement mise en avant.Tout le monde est suspect et à la disposition de la justice ; les curistes, et le personnel de l'établissement.

  • Qui a tué Achille ?

    Pierre Debesson

    • Melis
    • 30 Septembre 2010

    Résumé : En 1862, dans le petit village de Gourdon, dans le Lot, deux frères ont ouvert une officine à l'enseigne :
    La Longue-Vue - Enquêtes - Discrétion et Résultats assurés.
    Un jour, un mystérieux visiteur leur demande de faire toute la lumière sur un meurtre supposé.
    Voici l'affaire, dit-il : Achille, le héros grec, a été tué il y a 3 000 ans au cours du siège de Troie. Depuis peu, sa mère, la déesse Thétis, pense qu'il s'agit d'un assassinat. Elle m'a sollicité pour faire toute la lumière sur cette affaire et retrouver le meurtrier.
    Mais comment enquêter sur des faits datant de l'antiquité ?
    En effet à part les dieux, il n'y a plus de témoin vivant. Mais les deux détectives pourrons interroger les morts, car leur client n'est autre que Zeus, maître de l'Olympe.
    Un par un, ils rencontrent les principaux protagonistes du siège de Troie : Achille, Agamemnon, Ulysse, Pâris, Hélène. Leur enquête, dans un langage moderne tout en restant fidèle au récit d'Homère, leur permet de reconstituer ce qui s'est réellement passé sous les murs de la cité de Priam, faisant parfois au passage des découvertes surprenantes...
    -Vous souvenez-vous de la blessure ?
    -Forcément, car cela a été la dernière dont j'ai eue à souffrir !
    -Que s'est-il passé ? Homère parle d'une flèche qui se serait fichée dans votre talon, qui était votre seul point faible, et...
    -C'est quoi cette histoire de point faible ? le coupa Achille.

    "Véritable et minutieuse enquête policière, ce roman donne envie de relire Homère dans l'Iliade et de voir ou revoir le film "Troie"".Luciano Melis

  • Les anges du noir

    Jocelyne Sauvard

    Au Salon Tout noir de Paris plage, on est plutôt dans le rouge ! Sous le chapiteau, on tape, on poignarde, on étrangle, les auteurs tombent comme des mouches. Mélisande dédicace son petit bouquin.
    Phil Kerfaye, venu de Dakar via Marseille, détective privé, et le commissaire Profire mènent lenquête.


  • Les croisés de Casone

    Jean-Pierre Orsi

    Le commissaire corse, Agostini arriva au commissariat de police à huit heures, le lundi matin. Il s'empressa de s'occuper du mort retrouvé au Casone. Il lut la presse locale. « Le cadavre d'un jeune homme a été retrouvé au pied de la statue de Napoléon. D'après les médecins, il serait mort à la suite d'une overdose de cocaïne et de l'absorption d'une forte quantité d'alcool. » Puis, l'article releva la présence étrange d'une croix de bois sur la poitrine du défunt.

empty