La Louve

  • Mai 1221.
    Un échafaudage s'écroule : deux morts (dont une poule imprudente). Le vent a tué, prétend aussitôt la rumeur.
    Un architecte meurt noyé et étranglé (ou l'inverse), l'eau a tué. Un artisan est étouffé par une poignée de terre, la terre tue à son tour. Un incendie criminel et meurtrier se produit, et l'on accuse le feu. Ce que nul ne peut imaginer, en revanche, c'est qu'il existe bel et bien un cinquième élément et qu'il commande peut-être à tous les autres. Mais que diable pourraient en connaître le capitaine Mord-boeuf, le tavernier Tranche-tripe, le routier Tape-buisson ou le gabarrier Rince-fût, et autres personnages qui, pour être parfois fort inquiétants et dangereux, n'en sont pas moins complètement loufoques ?
    /> Sur fond d'humour (noir évidemment), crimes sanglants, situations burlesques et dialogues absurdes se succèdent ici, tandis que le drame se joue et que le maître des Enfers rôde, à la recherche de proies.

  • Ici, après La chair de la Salamandre et l'assassinat du mort, on retrouve une fois encore dame Braïda, décidément très curieuse, laquelle aura fort à faire avec un pendu qui n'en demandait pas tant et des mouches récalcitrantes.
    Bien sûr, les hommes du guet sont là aussi, égaux à eux-mêmes, c'est à-dire à pas grand'chose. Un chevalier du Temple vient enfin renforcer la galerie de portraits et, bien que son état lui interdise en principe l'amour terrestre... mais la nature humaine étant ce qu'elle est... Bref, ce polar médiéval, toujours aussi sanglant et joyeux, reste dans la veine des précédents volumes, avec son humour déjanté et sa langue diablement vivante...

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