La Cardere

  • Où l'inspecteur Saniette, timide adjoint du commissaire Swann et souffre-douleur du Préfet Verdurin, prend de la bouteille, de l'assurance, de la graine, et monte en grade.
    « Saniette n'en revenait pas, il savait ! Il avait trouvé seul le véritable nom de la tueuse qui avait expédié ad patres une bonne partie des amis et relations d'Hulois du Bascaud, éminent patron du nucléaire international et première fortune mondiale loin devant le petit Bill Gates.Était-il possible que sans quitter son minable bureau, il ait, par la seule rigueur de sa pensée, alliée à un instinct sans faille, identifié la tueuse alors que ses collègues erraient dans Paris comme des chiens fous à la recherche vaine de nouveaux indices ? »

  • Où le Commissaire Saniette se joint à l'équipe de Norbert Choublanc, pour faire tomber de manière diabolique le Chevalier Louis-Marcel Hyères, dit « la Salière », homme d'affaires qui a échappé à la justice alors qu'il était coupable et va en prendre plein son mouchoir maintenant qu'il est innocent.
    « Quand tout fut parfaitement au point, et que le pognon commença à couler à flots tumultueux, Carpette entama la deuxième phase de son plan. Il faut bien dire que les architectes et urbanistes qui ont conçu et réalisé aux frais de la collectivité de tels ghettos HLM devraient être condamnés au minimum à y vivre, au mieux à y être pendus par les testicules devant l'assemblée des habitants. Architecture tenant plus de la photocopieuse que du talent, barres uniformes longues de centaines de mètres et tours plantées au milieu des champs, sans continuité avec les villes, matériaux médiocres, oubli des nécessités de la vie en commun et de l'agrément des échanges dans les boutiques et les cafés, qui depuis des siècles bordaient le long des rues et ici regroupés dans des centres commerciaux sans âme : tout avait été fait, volontairement ou non, pour exclure. »

  • Serial couleurs

    Jean-Pierre Petit

    On était dans la soirée du 2 au 3 mai et les étoiles se comptaient sur les doigts d'une main, des deux peut-être en cherchant bien. Il y a des signes qui ne trompent pas, c'était une nuit de mauvaise lune : le temps était maussade et Wagner d'humeur massacrante. Il avait lutté un moment avant de se résoudre à franchir le seuil du Toutankhamon. Rien ne l'y obligeait - il avait même toutes les raisons pour ne pas y mettre les pieds - mais il veillait régulièrement à s'imposer un petit bain de foule. Un acte d'hygiène mentale pour ainsi dire, juste pour s'assurer que l'humanité méritait encore l'aversion qu'il éprouvait à son égard. Il appelait ça une immersion en eaux profondes...
    Que l'on découvre une jeune coiffeuse assassinée dans son garage, quartier Champfleury à Avignon, c'est en soi une terrible nouvelle mais pour José Laforet, fait-diversier dans un des canards locaux, c'est presque la routine. Des morts tragiques, il y en a plein les colonnes du journal. Que l'on apprenne que le cadavre de la jeune fille était recouvert de peinture rouge, voilà qui est plus troublant. Que deux meurtres à peu près identiques aient été commis au cours des mois précédents dans le Sud de la France, voilà enfin de quoi ameuter tous les médias de l'Hexagone. Et susciter l'intérêt de José Laforet, plutôt blasé et revenu de tout, pour une enquête journalistique qui va prendre des allures de course médiatique et révéler quelques surprises de taille.

  • Au cours des années 1920, dans le Luberon, en pays d'Apt, une ferme isolée sur un plateau avec sa famille de paysans est le point de départ de la « malédiction », qui semble bien portée par ce fusil à la crosse ciselée d'une figure d'Hadès, cause de plusieurs suicides. L'intrigue se noue autour d'un moulin à farine, de l'usine et des mines de soufre où viennent travailler les premiers Algériens, déjà repoussés par les autres ouvriers et confrontés à la mentalité paysanne. Empoisonnements, suicides, hold-up, crime de jalousie se succèdent durant un été torride et les pluies torrentielles nous plongent dans la lourde atmosphère d'une tourmente paysanne.

  • L'affaire pianoman

    Sylviane Cazenelle

    Printemps 2005, un jeune homme est retrouvé errant dans une petite station balnéaire du kent. Sans papier d'identité, amnésique, revêtu d'un costume de gala trempé auquel on a soigneusement retiré toutes les étiquettes, il est transféré aux urgences de l'hôpital. Il se révèle être un pianiste virtuose, et ne se calme que lorsqu'il est assis au piano de la chapelle. Ce fait divers réel, dont l'issue est remplie d'incohérence, sert de base à une enquête policière complexe dans laquelle la musique et Mozart occupe une place prépondérante .

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