L'ecailler Du Sud

  • Sydney.
    La nuit de la Saint-Sylvestre. Les corps sans vie d'une jeune femme aborigène et de son compagnon sont découverts au bord d'une voie ferrée dans la banlieue de Redfern, essentiellement peuplée d'Aborigènes. Pour se donner bonne conscience et dans des conditions parfois précaires, les autorités de l'État des Nouvelles-Galles du Sud ont créé une Brigade criminelle aborigène, composée de deux membres seulement : Gary Leslie et Lisa Fuller.
    Les voilà confrontés à leur première affaire, celle d'un tueur en série sanguinaire qui s'en prend essentiellement aux jeunes femmes de leur peuple. Jusqu'au jour où le meurtrier s'attaque à une Blanche. L'affaire prend alors une extraordinaire ampleur médiatique et les compétences du duo inexpérimenté sont mises à rude épreuve. Avec ce premier roman policier sans concession et sans parti pris, Philip McLaren, lui-même aborigène né à Redfern, met en lumière la difficile et lente ascension sociale des Aborigènes dans une société australienne toujours ambivalente.


  • le premier de l'an, romano valdez, jeune violoniste à l'opéra, est retrouvé mort dans la boue du chantier du parking de l'hôtel de ville de marseille.
    décapité. pour le commandant de palma, alias le baron, cet acte odieux va au-delà du simple homicide. car le mode opératoire de l'assassin de romano valdez est exactement le même que celui de sylvain moretti, le meurtrier de laurence monello, une jeune fille décapitée. 25 ans plus tôt. a cette époque, de palma avait arrêté un homme, sylvain moretti, surnommé "l'éboueur". cet homme avait été jugé, condamné à mort et guillotiné dans la cour de la prison des baumettes.
    une affaire qui aurait fini dans les oubliettes de l'histoire si un livre célèbre n'avait pas innocenté l'éboueur. moretti, le coupable idéal était alors devenu l'innocent idéal. pour le baron, l'enquête sur l'assassinat de romano valdez se transforme très vite en un jeu de piste infernal qui débute dans les coulisses de l'opéra pour finir dans le pire de ses souvenirs : une aube amère, un couperet qui tranche la vie de sylvain moretti.

    l'image du supplice. moretti était-il innocent ? de palma avait-il forcé la main des juges ? ce sont les terribles questions que se posent
    l'entourage du célèbre commandant.

  • " Sortez du problème, les gars.
    Allez fourrer votre nez là où personne n'irait jamais le fourrer ". Fort de ce principe, le capitaine Michel De Palma, dit le " Baron ", n'a pas peur de payer de sa personne dans cette enquête aux frontières du surnaturel. En apparence. Qui a tué le riche industriel allemand William Steinert qui aimait tant la Camargue où il avait élu résidence ? Que cherche sa belle veuve ? Qui élimine les caïds du Milieu ? Mais quelle est donc cette mystérieuse confrérie des Chevaliers de la Tarasque ? Une bête de légende a-t-elle repris vie dans les marais où nichent les spatules blanches ? Derrière la carte postale, la Provence traditionnelle que dépeint Xavier-Marie Bonnot, historien, réalisateur de documentaires et romancier, n'est pas exempte de sales combines, de magouilles mafieuses, ni de morts violentes.
    Une nouvelle fois, le "Baron", un flic amateur d'opéra au coeur tendre mais à l'esprit fort, doit plonger en eaux profondes et risquer sa vie pour comprendre et élucider le mystère qui rôde.

  • " Je suis un enfant qui tue les gens.
    J'ai tué ma mère à la naissance. Ensuite mon père a pris une nouvelle femme, le temps a passé et maintenant nous habitons un endroit où personne ne s'arrête, sauf si l'on tombe en panne. Autant dire que nous vivons entre nous. Il y a mon père que je n'aime pas et ma nouvelle mère que je déteste. Il y avait aussi mon demi-frère, mais celui-là je l'ai déjà tué. Un accident de balançoire. C'est ce qu'ils pensent tous.
    " Telles sont les premières phrases de ce livre-choc, meurtrier et très dense, signé d'un auteur, Jean-Luc Luciani, connu jusqu'ici pour ses romans pour enfants (parus aux éditions Rouge Safran). Fort de cette connaissance de la littérature " junior ", ce sont bien des enfants que Luciani met et en scène ici. Mais attention, ceux-là ne sont pas de petits anges, et ils ne risquent pas de devenir des victimes.
    Un bouquin qui ne doit pas être lu par des gosses, même s'il dépeint à merveille leur mode de pensée...

  • Un romancier vit et rêve en ne pensant qu'au chef d'oeuvre qu'il écrira un jour et le fera sortir de l'ombre.
    Il passe ses journées à chercher les premiers mots du roman total tout en admirant, impuissant, le talent et l'habileté des grands écrivains qui leur permettent d'inventer et de créer histoires et personnages. des pensées qui deviennent souffrances et le torturent au point de l'amener à se détruire lentement. la solitude et la nostalgie s'invitent pour partager dans la misère avec celui qui a tout perdu sauf une confiance indestructible dans cette muse qui finira bien un jour par arriver.
    Tout au long de cette léthargie contemplative et au plus profond des abîmes de la désillusion et du découragement, juan hernandez luna construit une fable habitée par des atmosphères obscures, dramatiques et décadentes pour parler de l'esprit humain et de ses limites, des rêves et des fantômes qui le hantent. il nous parle aussi de la lumière qui jaillit, vraie ou fausse, du mot et de l'écrit et des efforts surhumains que l'écrivain doit faire pour la capter.

  • Dans une banlieue HLM des plus désertes, un étrange bonhomme officie comme tueur à gages. Cynique et poétique, Reboud transforme le polar en un genre définitif, à preuve ce texte qui figurera en quatrième de couverture de son livre : Dick pose des problèmes. Leidenberg demande à Rimbaud de tuer Dick. Rimbaud tue Dick. Dick pose des problèmes. Leidenberg demande à Rimbaud de finir de tuer Dick. Rimbaud tue Leidenberg. Dick pose des problèmes.

  • Un homme est retrouvé assassiné dans une décharge.
    Débité en tranches dans des sacs poubelles. etienne cataldese, éboueur préretraité, connaissait bien le mort. par amitié, et par passion, il va enquêter sur ce meurtre et plonger la main dans un joli sac d'embrouilles dans lequel on trouve une femme flic et son frère truand, un club de foot, un photographe amateur, une patronne de pizzeria, et quelques autres particuliers sillonnant les rues de la cité phocéenne : marseille, oú se situe ce premier roman de patrick blaise.

  • Rey

    Thomas Labat

    Eric Rey est un ogre.
    Il tue les enfants et les dévore. Il laisse ses premières traces à Marseille, près des docks ; une piste sanglante qui monte vers le nord, vers Paris. Mais Rey a deux chiens courants pendus à ses basques : Pascal Di Maio, de la brigade des mineurs marseillaise, et Marceau, le flic parisien. Ces deux hommes, que tout oppose, ne lâchent rien. Dans les limites de la loi, ou au-delà, ils iront, chacun à leur manière, jusqu'au bout...


  • un jeune et brillant joueur de football africain
    doit être transféré vers un club japonais.
    mais il disparaît pendant le voyage. menée parallèlement au japon et en russie par un flic à la retraite ami du directeur du club du niigata fc et en afrique par une détective privée sénégalaise qui va filer du mauvais coton dans les dangereuses provinces du nigeria, l'enquête sur la disparition d'eméka uche le donne pour mort. mais c'est sans compter sur les talents de trompe-la-mort de la belle mme diop et sans l'intelligence et les déductions du détective kishimoto.
    dans un monde du foot qui n'est guère épargné par les affaires (dopage, corruption, magouilles diverses) et alors que s'ouvre la grand'messe de la coupe du monde,
    ce roman arrive à point nommé pour donner au lecteur un angle de vue à la fois réaliste et romanesque concernant les vérités du football-business.

  • En imaginant le petit-fils d'un roi calqué sur le modèle d'un vrai Marseillais qui fut roi en Afrique de l'Ouest dans les années 1880, et en suivant le parcours de ce petit-fils, vieil homme brisé et un peu ridicule revendiquant en vain son titre, l'auteur mélange histoire, sociologie et conte pour raconter l'histoire de cette ville particulière durant le siècle dernier.

  • Le colonel riltamer ne manque pas de savoir-vivre, ce qui, à travers les frasques de l'histoire, l'a conduit à jouir de l'âge de sa retraite en comptant les morts pour la france, pour le roi ou pour l'empire.
    L'homme sage n'aspire qu'à marier sa fille, et à soigner une goutte expiatoire du péché de bonne chère. la sauce, voilà l'ennemi. un penchant qu'il partage avec quelques autres briscards de son acabit, loin de cette acné politique qui marque l'éternelle adolescence de la nation. mais le péril est en la demeure et la confusion pénétrante, qui passe la porte de la maison riltamer tel un fantôme, retrouvé flottant dans la scène.
    Aux armes, citoyen. un roman " dix-neuvième ", parisien et bordelais, par l'auteur marseillais du " crapaud qui fume ".

  • Lorsqu'Adam disjoncte, il ne pète pas que les plombs et fait plus de dégâts qu'une coupure de l'EDF ! C'est pour vous qu'Adam commet tous ces crimes, parce que vous en avez rêvé et qu'il faut bien que quelqu'un le fasse.
    Adam, c'est la faute originelle. Mais son excuse de faire le mal, c'est de le faire exprès. Alors ne boudons pas notre plaisir, qu'il y au moins une morale à cette histoire. Suivons le portrait du serial killer angélique et vengeur, dans un récit qui, sous couvert d'un road movie assassin, confine à l'extra-lucidité manquant gravement à nos modernes psychés.

  • L'histoire d'un policier et d'une prostituée et leur relation aussi inévitable qu'indéchiffrable, qui mélange les touches impressionnistes et la réalité du pavé, la nuit, le crime, le fric.

  • " durant sa vie, tupac hualpa avait croisé bien des visages du crime.
    Il avait arrêté des pères incestueux, conduit en prison des concubines meurtrières, envoyé aux mines de potosi des intendants cupides. le plus souvent, il avait pu rattacher ces crimes au cortège ordinaire des déraisons humaines. mais ces cadavres d'enfants appartenant aux plus illustres familles constituaient un événement d'une toute autre gravité. il parcourut des yeux l'orgueilleuse citadelle. tayapata lui parut être à l'image de l'empire, altière et pourtant rongée de l'intérieur apparemment indestructible et cependant minée par un mal invisible.
    ".

  • Harraga

    Antonio Lozano

    Harraga, " ceux qui brûlent ", c'est le mot qui désigne au maroc, ceux qui mettent le feu à leurs papiers avant d'entreprendre le grand voyage.
    Khaled, un jeune garçon de café du café de paris à tanger, rêve à des terres plus heureuses. il part à leur recherche, guidé par un ami établi à grenade, et son périple l'amène à naviguer dans des courants d'eaux troubles qu'il ne pourra jamais remonter. entre allers et retours d'une rive à l'autre, trafic de drogues et d'être humains, le talent d'un écrivain se révèle en même temps que la radiographie implacable des réseaux de la corruption et des mafias dans les deux pays du détroit de gibraltar.
    Ecrit pour donner une vision de l'émigrant, le roman veut montrer le visage humain de tous ceux qui prennent leur terrible décision individuelle face à l'indifférence globalisée et intéressée du discours officiel. mais il y a aussi dans ce livre une étude de moeurs subtile et réaliste qui présente la situation des femmes dans la société marocaine avec l'évocation des mouvements qu'elles amorcent pour tenir leur rôle dans la société.
    La structure choisie est celle du roman noir avec une liberté de composition qui le place hors de toute convention.

  • L'esprit du vain

    Sophie Pons

    Dans le vignoble bordelais il n'y a pas que les ceps de vigne qui soient noueux. Les vieilles affaires et les vieilles familles sont au-delà du mot retors. Journaliste de profession, bordelaise, Sophie Pons semble connaître sur le bout des doigts les tenants et les aboutissants de ce monde du vin bordelais. L'enquête qu'elle mène est passionnante. Les héritiers et les déshérités, les codes de la bonne et riche société, rien ne lui a échappé, et si le vin lui-même n'est pas en cause, ceux qui le négocient semblent avoir adapté la vérité à l'esprit du vin : changeant suivant la saison...

  • Le lieutenant Forest un flic doué, intelligent, et forcément désabusé. Lorsque Gratien Chichounette, psychopathe patenté connu sous le surnom de "L'équarisseur des calanques", réussit à s'évader de l'hôtel psychiatrique où il était enfermé, Forest se demande de quelle complicité il a pu bénéficier. Dans son évasion, Chichounette entraîne un ancien flic "Devred" dont tout le monde au ministère de l'Intérieur veut ignorer l'existence.
    Cette évasion va faire resurgir quelques vieilles histoires enfouies dans la mémoire collective de la police française. D'autant que Chichounette va rapidement retomber dans ses vieux travers : s'offrir les entrailles de quelques victimes.
    Forest comprend vite qu'il ne parviendra pas à rattraper seul le tueur et que le chemin le plus direct qui mène à lui passe par un retour vers le passé. Au fil de son enquête, il va dévider un écheveau aussi sanglant qu'inattendu.

  • Ils forment l'élite de l'humanité par leur savoir et leurs talents.
    Ils sont les Nobel, reconnus de tous et partout. Scientifiques, intellectuels, artistes, voilà qu'ils s'unissent pour défier l'hypocrisie et l'injustice régnant sur la planète. C'est la trame du thriller que signe Michel Martin-Roland, fort de ses connaissances intimes des rouages de la politique nationale et internationale. De Paris à Londres, de Marseille à Belfast, de Rome en Provence, dans les allées du pouvoir ou au coeur des organisations terroristes, aussi bien que dans les salons intellectuels de l'Europe décadente, l'auteur nous fait vivre un enchaînement criminel et une enquête policière haletante, brossant au passage une galerie de portraits décapante des grands de ce monde.

  • Marc wilhem nous propose une plongée en apnée dans les travées du stade de france, arène dans laquelle évolue l'etoile rouge de paris, formation du championnat de france de ligue 1, et son club de supporters trop puissant, les dragons rouges.
    Si l'équipe est fictive, la vie des joueurs, des supporters et des dirigeants est loin de l'être. détaillant minutieusement tous les rouages du mécanisme qui fonctionne chaque week-end et passionne des millions de téléspectateurs, wilhem nous fait passer de l'autre côté des caméras. son héroïne, la commissaire michèle ligetti, vient d'être débarquée du cabinet du ministre de l'intérieur. sur proposition de son mentor yann bonniface, patron de la direction centrale des renseignements généraux, ligetti va plonger, et le lecteur avec elle, dans l'univers du ballon rond, où l'argent et la violence font très bon ménage.
    Chargée de surveiller l'etoile rouge, elle devra, avec ses hommes, débrouiller les combines financières d'un patron de club et déjouer l'influence d'un président d'association de supporters, tâches qui se révéleront aussi ardues que traquer des trafiquants de drogue jusqu'au fond de l'albanie... les amateurs de ballon rond reconnaîtront peut-être qui se cache derrière les dragons rouges. les moins avertis des lecteurs découvriront un univers qu'ils ne soupçonnaient pas et qui, une fois de plus, leur confirmera que le football a de moins en moins à voir avec vingt-deux bonshommes qui se disputent une boule de cuir.

  • Des incunables ont été perdus, un autre livre ancien se trouve scatologiquement souillé.
    Après un entretien houleux avec son chef qui l'accuse de négligence envers ces malheureux ouvrages précieux, glabure, employé de la très sélecte sud-université et sous-géreur de la médiadocuthèque, atterrit incongrûment sur le bitume du boulevard national. balancé du haut du pont ! l'obscur employé était un passionné de recherches historiques, mais aussi auteur, en duo avec le chartiste homosexuel larousse-lalongue, de romans pornos.
    Son directeur, le très poli florent dipinto et cirta, la femme de celui-ci, auraient-ils eu peur d'une vengeance par livre porno interposé ? et que vient ici faire. le diable, oui, auquel glabure semble, là aussi, consacrer d'inquiétantes études ? heureusement veille un ami, jean roy, ancien de la légion etrangère et fidèle à la mémoire d'un certain colonel " å'il au noir " qui a fait des trucs pas très éthiques, jadis, pendant une certaine guerre d'algérie.

empty