Belles Lettres

  • « Le juge Ti, c'est moi », aurait dit Van Gulik. Dans ce roman écrit en 1964 et qui se déroule à Amsterdam, il nous invite à rencontrer une autre facette de son personnage, à travers la personnalité de son héros Johann Hendricks, un ancien fonctionnaire colonial hollandais rapatrié après la Seconde Guerre mondiale. C'est un roman étrange, à mi-chemin entre Chase et Simenon, où l'on peut humer le parfum du gin hollandais, du tabac et de la sciure, et dont le héros remporte, après bien des péripéties, d'étonnantes batailles psychologiques et mystiques. À la façon du juge Ti, en quelque sorte. C'est le regard d'adieu, le dernier cadeau de Van Gulik l'enchanteur.

  • Un jeune et brillant universitaire, fondateur d'un institut national de biographie, vit une passion amoureuse avec la jeune et jolie femme de son mécène, le richissime président d'un consortium financier. Mais, comme souvent chez l'auteur du Facteur sonne toujours deux fois, leur passion semble mener les amants à leur perte. Cette noire histoire d'amour a pour toile de fond le milieu des riches affairistes américains dans lequel on retrouve tous les snobismes et les avidités d'outre-Atlantique. Ecrit en 1976, ce roman décrit un monde demeuré très actuel.

  • Partant du principe que le personnage d'Arsène Lupin n'est pas si bien connu que cela, Jacques Dérouard, auteur d'une biographie de Maurice Leblanc, parue chez Séguier en 1989, propose ce dictionnaire comprenant:-Une liste exhaustive des noms propres cités dans les textes que Leblanc a consacrés à Lupin-Les noms liés à l'univers de Lupin: illustrateurs, traducteurs, interprètes au théâtre et au cinéma, commentateurs, imitateurs... jusqu'en 1941, date de la mort de Maurice Leblanc-Les modèles ayant servi aux noms (fictifs) de lieux et de personnages.L'ouvrage propose aussi une présentation des "lieux lupiniens" avec une appréciation-sous forme d'étoiles- destinée à orienter le choix du "touriste" lupinien."Ce dictionnaire en tout cas se voudrait un ouvrage de référence pour tous les admirateurs d'Arsène Lupin, et nous avons tâché de signaler tout ce que ceux-ci ont intérêt à voir ou à connaître. Nous nous sommes cependant fixé une règle stricte: ne jamais déflorer les aventures que le lecteur de cet ouvrage, par extraordinaire, n'aurait pas lues."

  • Pourquoi la star hollywoodienne Louise Brooks arrive-t-elle à Berlin sous la botte nazie ? Uniquement pour tourner un film que doit diriger Pabst, réalisateur aussi génial qu'inquiétant ? Ou serait-ce, sans qu'elle s'en doute, à cause du grain de sa peau oe

    Et qu'est exactement ce cadavre d'un disciple d'Hermès que découvre au Caire Anton Voïdius, journaliste trop curieux et exalté oe

    Quel lien entre la vedette dont sont amoureux des millions de spectateurs et la dépouille d'un vieil occultiste oe

    Pour tenter de le découvrir, aventuriers et illuminés politiques vont se lancer dans une frénétique course-poursuite de l'Égypte à l'Allemagne, de Milan à Paris, pour enfin traverser l'Atlantique par un moyen de transport insolite, et arriver en Amazonie, là où, depuis des temps immémoriaux se dissimule un secret, qui pourrait être celui de la vie même...

  • " La Marlotte se défendit comme une lionne. Elle essaya de se dégager de la terrible étreinte du fils Beaudoin qui criait: Ah! tu veux que j'aille au bagne! Eh bien, je n'irai pas pour rien, va!Le chien continuait à le mordre, tantôt aux jambes, tantôt aux mains.Le misérable repoussait le chien à coups de pied, mais ses mains crispées ne lâchaient pas le cou de la Marlotte.La lutte fut horrible la victime parvint à se dégager une minute, et elle mordit son bourreau.Mais le bourreau la reprit à la gorge et serra de plus belle.La Marlotte ne pouvait plus parler le chien, atteint d'un coup de pied à la tête, s'affaissa sur le sol et ne revint plus à la charge.Tout à coup, enfin, la Marlotte roula des yeux hagards, sa langue sortit de sa bouche longue d'un demi-pied, son corps cessa de se roidir.Elle ne se débattit plus, elle ne lutta plus...Et comme le fils Beaudoin, ahuri, desserrait les mains, elle s'affaissa sur le carreau de la chambre.La Marlotte était morte... "

  • MONSEIGNEUR RAT

    ROLLIN JEAN

    Un cambrioleur, surnommé Monseigneur Rat est sur le point de dévaliser une superbe propriété. Mais sa prudente ballade nocturne dans les pièces de la maison lui fait découvrir deux cadavres pourrissant dans un lit, et une fillette de douze ans en train de boire tranquillement un bol de chocolat à la table de la cuisine. Elle déclare avoir tué ses parents et le pousse finalement à l'adopter. Chaque nuit, la petite fille fait de curieux rêves, où se mélangent prémonitions de cambriolages et visions d'un monde irréel dans lequel elle entraîne son nouveau protecteur. Phénomène étrange. encore plus étrange quand Monseigneur Rat comprend que rêve et réalité se confondent. Peu à peu, illusion et fantasme, présent et passé se dévoilent en un étrange puzzle : la petite fille l'entraînerait-elle sur la piste de sa propre enfance ?

  • Zlin. Tchécoslovaquie. Klément Stépan se demande bien ce qu'il fait là. Inutile de préciser qu'il est encore loin de se douter qu'il va devenir « la "Première Gâchette" du Syndicat du Crime »? Retour à Zlin est la nouvelle centrale de ce recueil à la fois noir et lumineux. Autour d'elle, 23 nouvelles que les inconditionnels de Fajardie ? toujours plus nombreux ? vont adorer. Aux autres ? une espèce en voie de disparition ? elles feront grincer les dents?
    Plébiscité par la critique et par les lecteurs dès son premier roman, Frédéric H. Fajardie, en près de 20 ans d'écriture et près de 40 livres publiés (dont 15 recueils de nouvelles qui ont fait de lui l'auteur de nouvelles contemporain le plus prolifique et le plus lu), s'est constitué un public fidèle qui retrouvera avec un plaisir toujours renouvelé les nouvelles inédites présentées ici.

  • Dans ces onze nouvelles, tout y est : l'effondrement des valeurs, le désenchantement, la perte de l'honneur? Entre un humour noir et un ton désinvolte et corrosif, Frédéric H. Fajardie explore à nouveau notre monde, qu'il perçoit avec recul et de dérision.
    Ces correspondances entre la vie et la fiction, cette obsession de violence et de révolte, ce sens de l'exil et ce tourment du passé, hantent l'oeuvre entière de Fajardie. Après Retour à Zlin, cette Mort d'un lapin urbain s?inscrit dans la lignée des polars fajardiens.

  • Quel secret recèle le cours de la Bièvre, cette rivière enterrée au coeur de Paris sous l'église Saint-Médard, ancienne place forte mérovingienne aux origines plus lointaines encore ?
    Quelle guerre livrent les mousquetaires du Président, spécialistes des tables d'écoute et des éliminations discrètes, en recherchant le manuscrit maudit du Serpent rouge ?
    Luttent-ils contre l'organisation qui a poussé l'Élu du Château à procéder au marquage occulte de Paris par des monuments dont la disposition répond au plus dangereux rite d'initiation ?
    Ministres, aventuriers, journalistes se livrent, entre les sites sacrés de Paris, de Venise ou de la Haute-Égypte, à une course impitoyable pendant que le monarque de la République reçoit à sa cour astrologues, mages et devins dans l'attente d'une réponse des Dieux.

  • En tournée de conférences aux États-Unis, Gerard Sorme, un écrivain anglais, accepte la proposition d'un éditeur américain d'écrire une introduction aux Mémoires d'un libertin irlandais du XVIIIe siècle, Esmond Donelly, qu'il a l'intention de publier. Divers manuscrits, journaux intimes et lettres de Donelly vont peu à peu lui révéler son étrange personnalité. Ce dernier est-il vraiment l'auteur d'un ouvrage pornographique, alors qu'il se passionne pour la philosophie et les idées de son époque et est, de toute évidence, un esprit brillant ?

    De nombreux personnages aux fantasmes sexuels divers vont jalonner la recherche de la vérité entreprise par Sorme, de plus en plus possédé par son sujet au point de se confondre avec Esmond. Sa quête le mènera du Sud profond des États-Unis jusqu'en Irlande, en Écosse et, finalement, à Londres. Il rencontrera des disciples dissidents de Wilhelm Reich, une foule de femmes prêtes à toutes sortes d'expériences érotiques, les survivants d'une secte fondée au Moyen Âge, le Phénix, et fera la lumière sur un meurtre vieux de plus de deux siècles avant de découvrir les multiples visages d'Esmond Donelly.

    Reprenant le personnage de Gerard Sorme son alter ego de roman et protagoniste du Sacre de la nuit et de L'Homme qui n'avait pas d'ombre, Colin Wilson poursuit dans ce roman foisonnant, très dense et parfois dérangeant, sa quête intérieure, sa recherche de la signification de la vie et de l'élargissement des facultés humaines. Dans sa postface, il prend position sur la littérature érotique et la pornographie et livre quelques considérations sur Sade.

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