Actes Graphiques

  • Morgeon secoua sa grosse tête léonine. Il espérait que les petites n'avaient pas été enlevées ou pire par le meurtrier de leur père. Si elles s'étaient sauvées, terrorisées, elles ne pouvaient pas être bien loin. L'important était de les récupérer avant Marco. Plus Morgeon réfléchissait, plus il se persuadait que Romain avait voulu mettre ses filles à l'abri. Quand ? Le matin même du drame, elles étaient parties pour l'école et elles étaient rentrées en fin d'après-midi a l'heure habituelle, un peu avant leur père. la nourrice l'attestait. Morgeon s'attarda à l'intérieur du pavillon. Dans la plus grande des chambres, épargnée par les tueurs, des vêtements d'enfant restaient suspendus à l'intérieur de l'armoire laquée. Des dessins naïfs étaient affichés sur les murs. Sur le lit recouvert d'une couette rose, un ours en peluche semblait attendre le retour des fillettes. Morgeon le prit, machinalement...
    Suzanne de Arriba, auteur de nombreux romans et de polars de terroir sous le pseudo de Mary Alistair, nous dévoile ici le troisième volet des enquêtes du commissaire Morgeon.

  • Sang de boeuf

    Alain Denis

    Dans ce troisième roman, le commandant 1-lerv6 Poitevin et son amie le lieutenant Maryse Fougerouse profitent dans le Lubéron de quelques jours de congé bien mérités après l'enquête mouvementée qui les a mis en contact avec des truands agissant pour le compte d'entrepreneurs du BTP (« Béton Armé »). Ils sont émerveillés par le savoir-faire de céramistes qui animent le marché des potiers de Gordes en réalisant des cuissons selon la méthode du « Raku » moderne. Ces derniers, de retour chez eux, à 1'Etrat à proximité de Saint-Etienne, sont inquiets car leur four contient des cendres qui leur paraissent anormales. La Police Scientifique identifie des cendres humaines C'est ainsi que débute cette nouvelle aventure qui plongera le commandant dans le milieu des céramistes. II y fera la rencontre de certains de ces artistes de la terre qui savent donner la douceur du velours a leurs créations en la recouvrant avec des engobes sigillées ou qui arrivent à obtenir ce rouge intense sobre et élégant appelé « rouge sang de boeuf » à partir du simple cuivre. Une vraie magie en quelque sorte ! Comment imaginer que dans cet univers d'artistes il puisse exister des faussaires sans scrupules ? Un crime affreux perpétré a Lyon dans une galerie d'Art l'amènera a enquêter sur une filière internationale. A l'Etrat, au Guizay et à Chihivieux dans la région stéphanoise, jusqu'au Luxembourg en passant par Lyon et Polliat dans l'Ain c'est tout le monde de la céramique et des galeries que découvrira le policier. H n'y a pas que des artisans d'art honnêtes dans ce milieu assez fermé! Pour certains tous les moyens sont bons pour gagner de l'argent sur le dos des créateurs authentiques.

  • D'abord un curieux cadavre découvert dans un pré en-dessous du village de Montarcher près de Saint-Bonnet-1e-Château. Curieux parce qu'il présente tous les symptômes d'une momification. Un meurtre ancien qu'il sera bien difficile d'élucider. Mais au même moment la disparition d'une jeune femme originaire de Sorbiers nécessite une enquête qui permet au brigadier-chef Dugrain de la gendarmerie d'Avignon de retravailler avec son ami le commandant Poitevin. Mais ce n'est pas tout! Hervé Poitevin et son équipe vont être confrontés a la découverte épouvantable du cadavre découpé en morceaux d'une femme habitante de Chazelles-sur-Lyon. Si on rajoute que l'armurerie Daroze de Saint-Etienne est victime d'espionnage industriel, il y a de quoi Se perdre en conjectures ! Mais madame Daroze ainsi que la victime de Chazelles-sur-Lyon ont toutes deux perdus un fils atteint de leucémie qu'elles avaient confiés a la secte des Guérisseurs Vertueux « ô Indra ». Or cette secte sévit a Chateauneuf-de-Gadagne prés d'Avignon. Hervé Poitevin va devoir voyager pour débusquer ces gourous sans scrupules qui emploient des méthodes de truands. L'épilogue se tiendra dans le quartier de Bel Air à Saint-Etienne et nécessitera l'intervention du RAID. « Une enquête pleine de rebondissements, des personnages bien dessinés, un style fluide et nerveux... »

  • À Saint-Étienne, il n'y a pas que dans le quartier des Ursules que l'on trouve de jolies filles... mais celles dont il s'agit dans cet ouvrage ont incontestablement quelque chose de plus : elles sont incroyablement efficaces... même si elles ne sont pas toujours là où on les attend. Sans abuser de leur charme, elles réussissent, sans même se concerter, à mettre en échec un gang pourtant redoutable. Mais que vient donc faire ce "pagnot" au milieu de cet imbroglio ? En tout cas, entre U.T.T. et escapades dans le Pilat, ce récit vous permettra de voir du pays ! Mais quand même, Amandine, tu nous auras fait faire bien du souci... et tu as failli provoquer une méningite sous la casquette du commissaire Kazan !

  • « -Ne faites pas l'enfant, M. Fontenod, vous savez bien que je dois vous faire cette injection avant votre coucher.-Vous, l'infirmière, laissez-mol tranquille! Je n'ai pas besoin de toutes vos drogues. Carbinaut est un imbécile. Ce n'est pas un médecin, c'est un fossoyeur il n'a jamais guéri personne. Le cimetière regorge de ses patients. Il a encore fallu l'agrandir. -Vous n'allez encore pas pouvoir dormir de la nuit et demain, vous souffrirez de contractures musculaires. Vous ne pourrez même pas vous déplacer avec votre fauteuil roulant et encore moins conduire. Vous allez être insupportable. -Et alors! C'est vous qui me pousserez et me conduirez là-bas à la brasserie, demain! -Ils n'ont pas besoin de vous là-bas, vous allez encore traîner dans leurs pattes!" Quel sort s'acharne sur la BIG, importante brasserie industrielle récemment construite? Des accidents inexpliqués, un meurtre s'enchaînent avec une fréquence surprenante. Une espèce de vagabond inquiétant annonce les événements a l'avance. Tout oppose Guillaume Fontenod, patron passionné de la brasserie artisanale, a son gendre, patron de choc tout puissant de la BIG, autoritaire et procédurier. Un univers où tout le monde se connaît, où des familles se déchirent. Des personnages qui ont tous leurs failles.

    Le couple Marion Fromentin, commandant de police et Clovis Lhormois, journaliste sont confrontés a une nouvelle énigme. Après la résolution de celle de la mort de Pierre Batand dans "Coup de Bluff". Une intrigue a rebondissements multiples avec pour cadre les paysages et villages du sud des Monts du Lyonnais : Grammond, Fontanès, Saint Christo-en Jarez et Sorbiers.

  • Romarine était une jeune fille espiègle et rebelle au caractère bien trempé...
    Mais elle avait aussi ce côté romantique accompagné d'un regard profond qui lui donnait un certain charme ; une ado sympathique mais parfois bien difficile à comprendre ! Une sorte de mystère semblait parfois planer autour de son personnage. Elle compensait son aversion profonde pour Descartes par des dons ataviques transmis par sa grand-mère qui, disait-on du côté de Tarentaise, avait appris les " Secrets de la vérité " dans les signes de la nature.
    Elle les tenait du sorcier de Saint Sabin qui était parait-il son ancêtre ! Devant une affaire sordide qui s'était déroulée en plein Valbenoîte, à deux pas de chez elle, Romarine estimait tout simplement que la police ne trouverait jamais le ou les coupables. Il fallait, pensait-elle, utiliser d'autres moyens que leurs méthodes traditionnelles justement un peu trop... cartésiennes !

  • Après une année de service militaire, Julien rentre cher lui par une chaude journée de Juin.
    Jeune homme introverti amoureux de la nature, il savoure pleinement son retour en Haute-Loire où il va retrouver ses parents Auguste et Marie qui travaillent sur une exploitation agricole à Roche-en-Régnier en compagnie de son frère Yves. Le village est situé au coeur de l'Emblavez, terre sauvage de moyenne montagne que Julien affectionne tout particulièrement depuis sa plus tendre enfance. Pourtant, des évènements familiaux vont le contraindre à quitter son pays pour rejoindre Jérémy, son copain de régiment, qui travaille à Lyon dans un restaurant quelque peu mystérieux.
    Leur amitié parfois équivoque y sera sérieusement mise à l'épreuve dans un univers dominé par la drogue, le vice et la prostitution. En quête d'idéal et de liberté, Julien saura t'il orienter sa vie face à l'adversité et ainsi faire face à son destin ?

  • Coup de bluff !

    Bernard Riviere

    « Lorsque, après avoir hésité sur le bord, la balle disparut dans 1e trou avec le bruit caractéristique et jubilatoire du succès, Richard Barault, /financier et avocat d'affaires, Philippe Lancet, chirurgien cardiologue et directeur de la clinique de Bel Air et Jacques Delpian, PDG d'un grand cabinet d'architecture, réalisateur de nombreux bâtiments publics, se tournèrent vers Pierre Batand, dépites d'avoir perdu, mais admiratifs devant ce beau coup. Décidément, tout lui réussissait. Ils s'attendaient à voir Pierre Batand les regarder avec fierté et défi et à entendre son rire tonitruant qui accompagnait rituellement ses réussites. Ce qu'ils virent les stupéfia. Pierre Batand était a genoux. II se tenait la bête a deux mains. Ses yeux ébahis fixaient le lointain, l'air de n'y rien comprendre. Sa casquette gisait a terre. » Pierre Batand, homme d'affaires célèbre, golfeur émérite s'écroule, frappé par une balle de golf. C'est le point de départ d'une succession d'événements inattendus et dramatiques. Clovis Lhormois , journaliste freelance se trouve lancé, à la suite de Marion Fromentin, capitaine de police, dans une enquête aux multiples rebondissements et dont l'issue est surprenante. La plaine et les monts du Forez constituent la scène où se confrontent des personnages cyniques appartenant à l'univers des affaires, et d'autres, sans doute naïfs, révoltés par l'inégalité devant la justice et la manipulation des médias. Le lecteur est entraîné de Gumières a 1'Ecopôle du Forez, en passant par Margerie-Chantagret, Saint-Romain-le-Puy, Estivareilles, Sury-le-Comtal. il peut suivre nos enquêteurs dans des quartiers de Saint-Etienne, à Saint Priest-en-Jarez, Sorbiers.

  • Le cadavre d'un éminent professeur est découvert sur le parking de la faculté de Droit de Saint-Etienne! Le commandant Herve Poitevin pénètre le « joli petit monde » universitaire, bien connu de l'auteur. Il y rencontrera certes des enseignants dévoués et intègres Mats aussi certains vaniteux, pervers, narcissiques a l'extrême, plus soucieux de leur carrière que de l'avenir de leurs étudiants. Un trafic de drogue a la faculté est peut-être chose banale. Mais quand des collègues de Poitevin se trouvent être des ripoux et s'encanaillent avec des dealers et des truands, cela conduit, de Saint-Etienne, Terrenoire ou Périgneux, en passant par Saint-Rambert, a un certain nombre de morts violentes.
    « Lascault éclata d'un rire sardonique. Poitevin était livide. Il n'avait aucun moyen d'agir. Coincé. Complètement a la merci de Lascault. [...] Il se moquait pas mal de lui. II avait commis une erreur. Une erreur de débutant il n'aurait pas dû partir seul. Certes il avait combiné ce qui lui arrivait. Il voulait être le seul à jouer la chèvre pour attirer Le Braco. Mais ça ne se déroulait pas comme prévu. C'était un peu trop tard pour avoir des regrets. [...]-Allez Poitevin Avance un peu vers moi que je vois ton visage décomposé, dit encore Lascault. T'as les chocottes ? »

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