Tragi-comédie

  • L'école des dames : parodie en trois actes Nouv.

    Certains prétendent que le merveilleux Molière Était (comme tout homme) un sinistre macho.
    D'autres disent qu'en montrant des aventurières Il a fait au sexisme un enfant dans le dos.
    Le dramaturge est-il hostile au « second sexe » Ou est-il le premier à défendre ses droits ?
    Et si les choses étaient un peu plus complexes ?
    Et si Poquelin était les deux à la fois ?
    Dans une réécriture réjouissante de L'École des femmes, Raphaël Enthoven s'empare de la comédie de Molière pour disséquer notre rapport au désir, à la vieillesse et à la scène où, à force de se prendre pour son rôle, nul ne sait plus ce qui se joue.

  • La première oeuvre est un texte de jeunesse qui met en scène le suicide simulé de Fritz, un adolescent qui ne se sent aimé de personne et qui souhaite reconquérir l'amour de sa mère. Le second écrit rassemble 24 dialogues et monologues qui évoquent sur le ton de l'humour les souvenirs d'enfance de l'écrivain.

  • James Joyce Fuit... Lorsqu'un Homme Sait Tout à Coup Quelque Chose.
    Ça commence par parler, acter sans sujet, par la perte d'identité...
    La fuite d'une révélation qui implose, laissant place à l'hallucination dans une ville aux façades de cinéma qui s'effondrent.
    Alors il renaît à travers l'amour d'une actrice, réinvente un monde, s'invente des noms de poètes, James Joyce, Henri Michaux, Antonin Artaud, Arthur Rimbaud, comme les fous qui s'appellent Napoléon.

    Présentation de la pièce, extraits du texte et vidéo : http://www.lamaisonbrulee.fr/james-joyce-fuit Les Bavardages sur la Muraille de Chine.
    Lors d'une promenade sur la Muraille de Chine comme sur le fil du rasoir, Buck Mulligan et Humpty Dumpty inventent en « chinois  » un dialogue entre James Joyce et Lewis Caroll.
    Ils se répandent en bavardages pour tuer le temps ou pour retarder le moment de l'angoisse qui les disloque en une multitude de personnages pour une mise en pièce du théâtre.

    Extraits du texte  : http://www.lamaisonbrulee.fr/bavardages

  • On commence enfin à comprendre le sens de cette accusation. Ce roman est considéré comme une menace à l'État. C'est pour cela qu'il est immoral, monsieur Pinard ? C'est pour cela que vous voulez l'interdire ? Mais les lois de l'État ne sont pas les lois de l'art. On ne peut pas jeter en prison tous les personnages qui ont commis des crimes. Si l'art ne montre que ce qui est bon, il n'y a pas de distinction entre le bien et le mal. Un art qui ne montre que ce qui est bon, voilà ce qui est véritablement immoral.

    Cette pièce s'inspire du réquisitoire et de la plaidoirie du procès intenté à Gustave Flaubert en 1857, ainsi que du roman Madame Bovary : moeurs de province, et de la correspondance de son auteur avec Élisa Schlésinger.

  • Fin février. C'est l'époque. Chez Monsieur Sieux on tue. Tous les voisins sont là... Cette année, c'est Hertebise qui donne le coup de masse. Elle a toujours été intimement attirée par le porc. Bien sûr, elle refusait de l'admettre.
    Monsieur Sieux est tueur de cochon. Il dirige les opérations. Fin février. C'est l'époque. Jour J, jour de l'abattage.
    Bulf aime Hertebise, pour elle, il met la viande dans le congélateur. Mais l'amour ne suffit plus. Elle le fait toujours chez un voisin...
    Et sous les jupes du majordome, il y a certainement des rois, des reines, des poètes qui n'en mènent pas large, des couples mariés, des ivresses, un ou deux mots de trop et des miséreux sans doute, comme partout...

    Lucie Dumas écrit une pièce drôle où l'on sent la séduction de l'absurde et l'influence du Grand-Guignol.
    Prétexte cathartique de la pièce, ce cochon omniprésent cristallise les émotions, les désirs, les frustrations...
    Entre les lignes on parle d'amour, de violence inassouvie, de politique, de sexe... C'est fou tout ce qu'on trouve dans un porc !...

  • Anne essaie tant bien que mal de s'occuper d'André, son père, que sa mémoire défaillante rend de plus en plus dépendant. Les aides-soignantes qui se succèdent auprès de lui, découragées par son caractère irascible, ne lui sont d'aucun secours. Les souvenirs du père se disloquent peu à peu. Tout se brouille autour de lui, les lieux entre eux, les êtres aimés avec les inconnus. Au soir de son existence, son égarement l'emprisonne de plus en plus dans une irréversible solitude.

  • Be Arielle

    Simon Senn

    Simon achète en ligne la réplique numérique d'un corps féminin et l'anime en 3D?: le voilà «?dans?» un corps de femme. L'expérience est émouvante.
    Contre toute attente, il parvient à retrouver la jeune femme «?scannée?» et part à sa rencontre.
    Il s'entretient aussi avec une psychologue pour questionner son « trouble dans le genre » provoqué par cette expérience, puis un avocat, pour comprendre ce qu'il peut légalement faire faire à ce corps - mais la théorie, comme la loi, n'évoluent pas aussi vite que la réalité.
    Dans une conférence théâtrale qui est aussi une démonstration et une confession, Simon Senn fait dialoguer réel et virtuel. Il révèle alors l'intrication inattendue entre technologie, émotion, image, sensualité et loi.
    Édition et préface par Éric Vautrin.

  • Place

    Tamara Al Saadi

    • Koine
    • 7 Juillet 2019

    Yasmine ne sait plus lire. Un enfant aux allures de thérapeute l'invite a` retraverser son histoire afin de comprendre ce qui lui arrive. On découvre alors l'arrivée de Yasmine a` Paris et son chemin jusqu'a` l'âge adulte. Un aller-retour incessant entre une cellule familiale coincée dans un espace-temps fige´, Bagdad, la guerre, les souvenirs... et une société´ française méconnue, qu'elle doit découvrir par ses propres moyens. Afin d'exister dans ces deux mondes antagonistes, Yasmine est contrainte de se dédoubler. Le public complice accompagne la jeune femme dans les moments marquants de son existence, témoin de sa dualité´, des rouages de l'assimilation, d'un combat pour trouver sa place.

  • Inès aime Rachel, Rachel aime Inès, elles vont avoir un enfant. Inès est candidate pour la présidence de la République française, Rachel dirige le GRETA, un groupe d'activistes influent : toutes deux défendent l'environnement dans un Paris en pleine canicule.
    Mais une succession d'événements tragiques les déchire et les force à se demander : à quel point peuton se compromettre pour arriver au pouvoir ?
    Leur alliance est menacée, leurs proches se battent pour les soutenir, des clans se forment et tous s'interrogent : faut-il faire la révolution ou changer le système de l'intérieur ? Les pailles en inox vontelles sauver le monde ? Et quand est-ce qu'on passe à l'action ?

  • Qu'est devenu Peter O'Farrel ? Comment et pourquoi a-t-il disparu ? En laissant une veuve et cinq orphelins, dont Kathleen, la mère de Kelly Ruisseau, la narratrice. Cette jeune femme va tenter de percer le mystère et nous invite à cette quête: le spectacle navigue joyeusement entre la France, l'Angleterre et l'Irlande.

  • Première traduction en France de la pièce majeure du célèbre romancier et dramaturge chinois (1899-1966), toujours très populaire auprès du public chinois près de soixante ans après sa parution.

    Le devenir d'une maison de thé pékinoise et de sa clientèle disparate, à trois époques-clés de l'Histoire chinoise : sous l'Empire finissant, pendant la période des Seigneurs de la guerre et à la reprise de la guerre civile.

    Entre héroïsme et lâcheté, traditions et modernité... Le reflet de l'évolution de la vieille ville de Pékin.

    Pour cette édition monolingue, le strict minimum de notes indispensables à la compréhension du contexte historique ont été conservées. Une édition bilingue (français-chinois, pinyin et de très nombreuses notes) sera également proposée (printemps 2017).              

  • Lorsque Francis Beaumont et John Fletcher portent Philastre, ou l'amour ensanglanté (Philaster, or, Love Lies a-Bleeding) à la scène en 1610, leur pièce collaborative rencontre un succès immédiat. Il y a plusieurs raisons à cela. Les deux dramaturges reprennent les genres anciens de la pastorale et de la romance pour créer un genre théâtral hybride, celui de la tragicomédie à la fois romantique et satirique. Ils font dialoguer leur tragicomédie avec un corpus théâtral que le public connaît bien, celui de leur contemporain William Shakespeare. Riche d'intertextualité littéraire, Philastre fait aussi écho aux questions sociopolitiques et éthiques de son temps (moeurs de la Cour, sentiment anticatholique, doctrine du droit divin).

    Ce succès ne serait sans doute pas démenti de nos jours, car certains sujets abordés par cette tragicomédie jacobéenne sont toujours d'actualité : la question de l'usurpation politique, les problèmes de succession, la peur d'une mainmise étrangère, la frontière ténue qui sépare l'autoritarisme de la tyrannie, les débordements populaires qui s'ensuivent. Francis Beaumont et John Fletcher nous invitent également à nous interroger sur des problématiques atemporelles: équilibre entre sphère publique et sphère privée, oscillation entre tentation de vengeance et appel du lâcher-prise, recherche du contrôle des passions et de la maîtrise de soi. Et c'est ce qui confère à leur pièce une qualité universelle.

  • House party Platonov

    Mélissa Golebiewski

    • Koine
    • 18 Septembre 2020

    House party Platonov est faite de choses diverses et souvent pas rapport : des dialogues, des monologues, des notices dramaturgiques, des morceaux de roman possible, Wikipédia et du journal intime. Entre la question de l'absence des pères, du magnétisme amoureux, des soirées arrosées et des générations qu'on dit perdues, la pièce explore par la bande la difficulté d'être une personne humaine aujourd'hui, hier, de Tchekhov à nos jours.

    Bref : c'est le bordel, en vingt-sept morceaux.

  • Tu n'es pas seul, mon vieil ami. Parce que nous sommes avec toi, mon pote. Nous sommes tes fidèles amis, Sarra, moi, Marta et Markus, nous t'aimons tous. Crois-nous. Nous t'aimons, notre très cher, Donald. Et nous t'aiderons, nous te soignerons, nous ferons appel aux meilleurs docteurs, aux meilleurs psychothérapeutes, aux meilleurs psychiatres.

    Ivan Viripaev avec Les guêpes de l'été nous piquent encore en novembre nous propose une comédie de salon qui s'achemine vers la tragédie métaphysique avec des personnages qui téléphonent, sont morts de rire, émoustillés par l'alcool ou dévorés par l'inquiétude. Dans Illusions, quatre narrateurs viennent conter l'histoire de deux couples mariés qui, au terme d'une vie bien remplie, tentent de se dire leurs vérités, de s'avouer leurs joies et leurs résignations. Que reste-il quand tout a été vécu et que tout n'a pas été comme on l'imaginait ?


    Texte original en russe traduit par Tania Moguilevskaia, Gilles Morel.

  • Cessez de mépriser vos proies, Monsieur, vous me prenez pour une dinde ou toute autre femelle à plumes incapable de distinguer vos manoeuvres d'approche. Vous me reprochez d'être le cancer qui prolifère et vous ronge alors que vous rêvez de me fouler aux pieds. Lâchez ma main, mouchez-vous, ne me touchez pas. Vous voudriez que je confonde un libertin avec un eunuque.



    Ce texte est librement inspiré du couple mythique de libertins que forment les personnages principaux des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos.



    Artiste transversale, Anne Théron a d'abord publié des romans avant de faire de la mise en scène. Dans ses envies de création, l'artiste cherche avant tout à explorer le langage « organique », celui du corps et de l'émotion, qui existe au-delà des mots. Des planches à l'écran, elle allie dans ses oeuvres les installations conceptuelles, la chorégraphie, la vidéo et la recherche sonore.

  • Empty

    Mamadou-Mahmoud N'Dongo

    Empty propulse le lecteur et le spectateur, dans l'univers ultra-mondain de l'art contemporain au coeur de New York où se trame, sous couvert de bienséance bourgeoise, une critique percutante de l'Occident, sans que l'auteur de cette pièce s'en exempte. Et c'est là tout le génie de Mamadou Mahmoud N'Dongo :
    Observer de l'intérieur, au plus proche de la vraisemblance, la tension entre des personnages surfaits, qui au fil d'un dîner entre amis, vont jusqu'aux limites de leur catastrophe intime, où l'on entend encore le cliquetis des couverts en argent, vue sur New York la nuit, alors que la rupture est consommée au-delà du supportable.

  • Les amoureux

    Carlo Goldoni

    Fabrizio, bourgeois désargenté et ridicule avec sa folie des grandeurs, vit à Milan avec ses nièces, Flamminia, jeune veuve, et Eugenia, fiancée à Fulgenzio. Les deux amants s'aiment passionnément, mais Eugenia est jalouse et Fulgenzio coléreux. Chacune de leurs rencontres est l'occasion de scènes violentes qu'ils redoutent et semblent à la fois rechercher.

  • "Cette pièce a été écrite à partir de la tragédie Horace de Pierre Corneille, dont le cinquième acte est entièrement dédié au procès d'Horace. Elle entremêle alexandrin classique, langage juridique et prose introspective. Cette pièce interroge notre soif de justice, nos barrières morales, le regard que nous portons aux victimes et le redoutable instant où nous croyons nous reconnaître dans le coupable que nous accusons..."

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