Théâtre autre

  • S'adresser à tous ; le théâtre à l'epoque de l'industrie culturelle Nouv.

    Le discours venu du théâtre s'attache souvent à vanter la vertu d'un art qui s'excepterait de l'industrie de masse pour offrir un authentique rapport à ce que la culture compte de plus savant. Par ailleurs, ce même discours s'est beaucoup attardé ces dernières décennies à établir les palmarès du théâtre politique, puisqu'il semblait entendu que la politique elle-même avait atteint un point historique terminal.
    A la différence de ces deux grandes veines morales, S'adresser à tous entend penser le théâtre comme lieu d'une parole privilégiée et mettre au jour la profonde diversité des investissements historiques qui s'y sont succédé depuis la Révolution. Il analyse l'évolution des catégories qui l'ont déterminé, en lien constant avec les évolutions globales de l'industrie culturelle : comment la manière dont le théâtre organise son rapport aux notions de "politique" , de "peuple" , de "populaire" , de "public" définit sa réalité propre tout en enregistrant ce qui se joue dans le champ culturel en son ensemble.
    Car, si le théâtre après la Révolution française entretient une relation complexe à la notion d'art, il n'existe que directement branché sur le concept de culture qui lui confère sa respiration moderne. S'adresser à tous historicise les attentes qui le structurent, dégage les caractéristiques de sa séquence contemporaine et renouvelle de manière matérialiste l'approche théorique de cet art. Dans cet essai à l'écriture ramassée, dense, rythmée, Diane Scott reprend le flambeau de la Théorie critique en matière de culture.

  • Funeste commémoration de la grande peste qui frappa Marseille en 1720, un nouveau virus se propage sur la planète. C'est sur la première, qui décima sa ville natale au xviiie siècle, qu'Antonin Artaud écrivait en 1934. Pourtant, relu au prisme de l'actuel contexte épidémique, c'est de notre civilisation vacillante que le texte de ce génial insurgé semble tracer le tableau.Pour celui dont l'oeuvre entier navigue entre surréalisme et folie, la peste est le signe d'un désordre plus vaste que l'enchevêtrement des corps putréfiés. Comme le théâtre déborde la scène, la peste dépasse le microbe. La peste, comme le théâtre, est le temps de la démesure ; des forces et des possibilités se libèrent, qui nous arrachent collectivement à l'inertie et font tomber les masques.
    Puissante, visionnaire, la prose d'Artaud vient interroger en creux le devenir de nos sociétés moribondes ; notre devenir.
    En mettant à nu nos fragilités et nos errements, la pandémie actuelle aura-t-elle une vertu cathartique qui « nous rendra à tous l'équivalent naturel et magique des dogmes auxquels nous ne croyons plus » ?

  • En 1660, Corneille donnait une édition en trois volumes de son Théâtre complet, qui faisait de son oeuvre un monument. Dès lors, faut-il lire les Trois Discours sur le poème dramatique, qui ouvrent chacun des volumes, comme une manière de testament poétique délivré par un dramaturge vieillissant, qui quitterait ainsi la scène en prenant congé de son public?
    Loin de n'offrir qu'un commentaire de ses pièces, Corneille entendait proposer non seulement une poétique à l'usage des dramaturges de son temps, mais encore renouveler le geste inaugural de la théorie littéraire.
    Lisons donc ces Discours comme s'il s'agissait de la Poétique d'Aristote, rédigée par Sophocle et donnée par lui en préface d'oedipe Roi.

  • Très présente dans le Journal de Raymond Queneau où il y fait allusion à de nombreuses reprises comme à un travail de la plus haute importance, cette pièce inachevée de 1940 se présente comme une fable biblique dramatisée. Sont en scène quatre anges déchus et trois archanges au moment de la création de l'homme... En rival du créateur une trinité angélique et maudite (Lucifer, le Diable et Satan) figure unique composée de trois personnages se voit assistée de l'énigmatique Monsieur Phosphore, en retrait, porteur de lumière, voué à l'humanité et à la réflexion. Raymond Queneau vient de rompre avec Breton et le surréalisme et cette image de la Création enrobée de mythologie annonce autant l'académie Goncourt que le collège de 'Pataphysique...

  • Convaincu que le capitalisme, forme sociétale dominante en Occident, et son humanisme cynique sont irrémédiablement voués au déclin, Milo Rau propose un théâtre novateur qui s'affranchit des codes postmodernes. Ses créations théâtrales s'emploient à créer une confrontation avec la réalité sociohistorique, afin d'y mener des interventions utopiques propres à susciter l'empathie. Il met en oeuvre un processus de réalisation bien particulier, une sorte de re-présentification (de grands procès de l'histoire et de toutes formes de violences politiques), allant bien au-delà de la simple reconstitution historique, pour toucher au réalisme et à l'intime.
    Comment pouvons-nous en tant qu'individus écrire l'histoire ? « Quels sont les moyens, oui, les moyens d'action propres au dispositif d'expérimentation du théâtre documentaire et du théâtre de fiction pour créer de la compassion ou pour la refléter, pour atteindre peut-être un niveau supérieur, politique - celui de la solidarité. »

  • Histoire du théâtre

    Alain Viala

    Tout le monde sait ce qu'est le théâtre, du moins tout le monde en a une idée.
    Mais sous cette évidence se lovent des réalités complexes. Le théâtre est un ensemble d'oeuvres, un répertoire, c'est aussi une pratique du spectacle, dont les oeuvres écrites ne sont qu'une part ; ce sont également des lieux, plus ou moins spécialisés, et des personnes, elles-mêmes plus ou moins spécialistes ;
    Parfois, enfin, c'est un rituel, qui peut s'inscrire dans des pratiques religieuses et politiques...
    Cet ouvrage retrace l'histoire du théâtre et de sa place dans notre société depuis ses origines gréco-romaines, jusqu'à ses formes les plus contemporaines.

  • Le théâtre est lieu multiple, d'évasion, de rêve mais aussi de réflexion et d'interrogation.
    Un vaste univers dont ne nous voyons souvent hélas que la partie émergée, les comédiens jouant sur scène devant nous. Lorsque le rideau tombe, nous quittons le théâtre pour retrouver le quotidien, la réalité. Pourtant le théâtre est riche de mille métiers, traditions, superstitions, savoir-faire, qui tous contribuent à écrire son histoire et sa légende.
    Christophe Barbier, comédien amateur mais chevronné, patron d'une troupe, a décidé de nous emmener en coulisses avec ce vagabondage amoureux consacré à l'art et au monde de Molière et de tant d'autres. Il nous invite à rejoindre sa troupe et à partir en tournée, en vers, en prose, ou en alexandrins. Car de l'Antiquité à nos jours, les hommes ont mis en scène les événements marquants de leur existence ou de l'humanité, pour les jouer devant des spectateurs. Des grands tragédiens antiques aux auteurs contemporains, de Sarah Bernhard à Francis Huster, de la Comédie française à La Michodière, du théâtre d'avant garde aux grands classiques du répertoire, la flamme de la passion de Christophe Barbier brûle les planches et chacune des pages de ce magistral Dictionnaire amoureux.
    Mais, chut, les trois coups ont retenti et le rideau va se lever...

  • Ce dictionnaire déjà traduit dans une dizaine de langues présente les grandes questions de dramaturgie, d'esthétique, de sémiologie et d'anthropologie théâtrale. Il constitue une somme sur l'histoire, la théorie et la pratique des arts de la scène et un outil particulièrement précieux pour l'étudiant tout au long de son parcours en études théâtrales ou au conservatoire.

    Les notions clés de l'analyse textuelle et scénique  y sont définies et explicitées  à travers des exemples pris à la fois dans la dramaturgie classique et dans les mises en scène contemporaines. En traitant également des expériences  interculturelles et interartistiques, ce dictionnaire encyclopédique permet une approche actuelle et plurielle des textes dramatiques et des représentations.
    4e édition entièrement revue et fortement augmentée.

  • Ce livre rassemble les textes des cinq spectacles qui ont jalonné trente années d'exploration du monde des clowns, personnages n'ayant pas de place dans une histoire et reflétant nos désirs absolus et intimes, jusqu'à la démesure. Ils témoignent aussi de la collaboration entre un auteur contemporain et des clowns exceptionnels - Arletti, Zig, le Boudu et Octo -, qui ont fait le choix d'une aventure irréversible, qui questionnent le monde du théâtre en y faisant irruption et nous rappellent que plus nous avons besoin de nous rassembler, plus il nous faut aller profondément dans notre solitude.

    Ces pièces sont un répertoire contemporain pour les clowns, ces personnages marginaux dans lesquels se reconnaissent tant de gens, une marginalité qui fait corps, qui fait monde.

    - La Curiosité des anges (1987).
    - Le 6è Jour (1995).
    - Le Concert (2005).
    - Les Clowns (2005).
    - Carnages (2013).

  • Hamlet apprend par le spectre de son père défunt, roi du Danemark, que ce dernier a été assassiné par son frère, Claudius. Il simule la folie afin de rester au contact de la cour et, pour dénoncer l'assassin monté sur le trône, organise une représentation du meurtre lors du remariage de sa mère, Gertrude, avec ce dernier. Polonius met en garde sa fille Ophélie contre les avances d'Hamlet et espionne une conversation entre les amoureux mais il se fait surprendre et poignarder. Ophélie, de désespoir, se suicide. Hamlet combat en duel Laërte, le frère d'Ophélie ; tous deux sont mortellement blessés mais avant de mourir, Hamlet parvient à tuer Claudius.

  • Le théâtre se décline à présent sous bien d'autres formes que celle de la représentation scénique d'une action fictive incarnée par des acteurs. Depuis les années 1960 et les défis de la performance, les expériences spectaculaires et performatives se sont multipliées.
    L'auteur dans ce Dictionnaire de la performance et du théâtre contemporain a choisi quelque 350 termes et notions pour replacer le théâtre et les spectacles dans le contexte des arts et des méthodes d'analyse. Il puise généreusement dans la théorie des médias, l'anthropologie, l'esthétique et la philosophie de l'art.

  • Lorsqu'un jeune parisien débarque chez un brasseur bruxellois, cela perturbe quelque peu la tranquillité de l'entreprise familiale. Les patati et patata du fransquillon ne viennent en rien calmer M. Beulemans nerveux face à l'attente des résultats de l'élection du président de la société des brasseries. En revanche, Suzanneke, pourtant promise à Séraphin Meulemeester, apprécie cette nouvelle compagnie et met tout en oeuvre pour apprendre à Albert comment parler le belge. C'est d'ailleurs ainsi qu'il avoue ses sentiments : « Mademoiselle Suzanne, j'ai une boentje pour vous. » Mais avant de pouvoir s'aimer, il leurs faudra d'abord dépasser quelques obstacles : écarter Séraphin et prouver à M.
    Beulemans qu'Albert peut aussi « dire son coeur droit dehors ».

  • Sivas 93

    Genco Erkal

    Début juillet 1993, de nombreux artistes, écrivains, poètes, musiciens, acteurs, journalistes,.. dont Aziz Nesin, sont réunis à Sivas, ville de Turquie, pour la 4ème édition d'un festival culturel en hommage à Pir Sultan Abdal, poète et philosophe alévi. Au deuxième jour du festival, une foule haineuse d'islamistes radicaux met le feu à l'hôtel Madimak, où les participants sont logés, sans que les autorités n'interviennent.
    37 personnes, en majorité des intellectuels alévis, périssent dans l'incendie.
    Après avoir pris la décision d'écrire une pièce documentaire sur ce massacre, Genco Erkal s'est mis à collecter des documents officiels, témoignages, enregistrements vidéos, décisions des tribunaux, etc. Il en a fait un montage pour raconter le déroulement des événements de ce jour noir de l'histoire de la Turquie.
    La version française de Sivas 93 a été présenté pour la première fois au public lors du festival « l'Europe des théâtres » en 2017 à Paris.

  • La démarche biographique entr'ouverte par La Classe morte s'impose avec Wielopole Wielopole, nom redoublé du village natal. Elle se poursuit dans les spectacles ultérieurs et les textes qui les accompagnent jusqu'à l'ultime répétition du dernier spectacle, Aujourd'hui c'est mon anniversaire (1990).

  • Pierre Notte interroge Judith Magre sur son jeu, ses passions, tire le suc de cette vie d'artiste, extraordinaire et accessible. Elle répond à la mitraille, puis se braque, avant d'excaver des anecdotes. Magre a côtoyé Aragon, Beauvoir, Sartre, Giacometti, Putman... Elle leur a survécu et exsude, incrédule, l'amère fierté des survivantes. Peu à peu, le dialogue construit le portrait en mosaïque d'une femme libre, spontanée, et qui s'amuse à entretenir une autodérision corrosive.

  • Cet essai, sous forme de dialogue, propose une réflexion entre le traducteur et poète Robert Davreu et le metteur en scène Wajdi Mouawad sur la genèse et le cheminement du projet Sophocle. Quels sont les constats et réflexions qui ont poussé Wajdi Mouawad à faire cette commande d'une nouvelle traduction des sept tragédies de Sophocle alors que les versions disponibles sont nombreuses et par quels principes celle-ci a-t-elle été conduite ? Chacun à sa manière y développe l'immense nécessité d'inscrire ce projet dans une démarche de création poétique et aussi dans un souci de transmission d'un héritage porteur d'une expérience humaine d'une infinie richesse.

  • Avec Hélène. Une mère et sa fille. Une fille et sa mère. Ce couple grandit, vieillit, se découvre, s'apprivoise pendant la pré-adolescence et l'adolescence de la fille, voire plus longtemps, car le temps passe...
    Un texte en creux, où l'auteur saisit avec pudeur et douceur les interstices des personnages, leurs douleurs et leurs joies. Avec beaucoup d'humour et de tendresse, il dépeint les silences et les éclats de rire de cette enfant et de sa mère Hélène.
    DISTRIBUTION : 2 femmes / GENRE : théâtre de l'intime.
    Tout l'amour que vous méritez. Un diptyque qui comprend À la volée et La réserve. Dans ces deux textes, il est question d'amour et de famille. Chacun.e des membres cherche à préserver son intimité face au groupe. On se bat au sein de la fratrie, on se cherche, on se confie aussi. C'est dans les silences et les rires gênés qu'apparait en trame de fond l'amour inconditionnel de cette famille.
    À la volée se passe pendant l'adolescence des personnages, La réserve bien plus tard.
    DISTRIBUTION : 7 femmes, 2 hommes - 2 femmes, 2 hommes / GENRE : théâtre de l'intime.

  • Ce nouveau numéro, consacré à Pascal Rambert, écrivain de théâtre reconnu mondialement, se compose, selon la ligne éditoriale de PARAGES, d'une multiplicité de regards et d'approches : inédit, lettre, carnet de travail, entretien, correspondance, témoignage d'artistes phares et point de vue d'écrivain·e·s... Autant de façons d'entrer dans une oeuvre prolixe, dont la langue, luxuriante et protéiforme, est portée par le désir ardent d'exprimer l'intimité du coeur.

  • Assez rares sont les philosophes qui tentent de penser, de façon approfondie, l'art ou l'activité des acteurs. Beaucoup font référence aux comédiens, surtout chez les modernes, mais peu se risquent à caractériser cette façon particulière d'agir, de travailler ou d'être qu'on appelle « le jeu ». Quelle sorte de création, quelle oeuvre en résulte? Denis Guénoun propose une introduction à cette réflexion, en situant la problématique de Simmel par rapport à certaines de celles qui l'ont précédée, et en essayant donc d'en apprécier l'originalité.

  • Le manuel d'improvisation théâtrale s'adresse aux amateurs comme aux professionnels, aux animateurs d'ateliers théâtre et à tous les curieux qui veulent découvrir cette formidable technique de communication.
    Il met en lumière les principes et techniques qui conduisent à la réussite d'une improvisation et propose cent exercices pratiques. Il montre différents aspects de l'improvisation théâtrale à travers le monde et offre une synthèse inédite de son histoire. La vie est une lente impro !

  • Dans les mythes, t'as des héros victimes de métamorphoses qui finissent délivrés, rendus à eux-mêmes, y s'retrouvent encore plus humains, plus libres et agrandis qu'avant mais çui qu't'étais dans l'temps, papa, n'est jamais r'venu.

    Y a eu tell'ment de honte et tell'ment de honte d'avoir honte et tellement de MANQUE.

    Si Arlette est bien réelle, c'est toute la réalité qui l'entoure qui fuit, suinte, grince, glisse et se déplace. Arlette a peur d'arriver en retard pour dire un dernier adieu à son père mourant, mais elle tombe sur sa soeur qui ne sait pas quoi se mettre pour aller au remariage de leur père...

    Antoinette Rychner propose face à toutes les virtualités qui nous entourent une situation de théâtre qui met en jeu les réalités concurrentes qui nous habitent. Antoinette créé avec Arlette une voyageuse de la conscience. Elle fabrique un personnage pétri de réel ; sa langue, sa vie, ses rencontres sont uniques et particulières, et pourtant, cette plongée dans un univers parallèle à sa propre vie nous entraîne à nous interroger nous-mêmes : que ferions-nous si nous pouvions revivre quelques instants et refaire mieux ces quelques actes manqués.

  • Le théâtre n'existe que dans le présent d'une rencontre entre deux groupes humains : celui des acteurs porteurs de la fiction et celui des spectateurs. Une fois la rencontre passée, il ne reste plus que des traces : un texte, des images, des souvenirs. La scénographie est l'une de ces traces les plus lisibles du présent de cette rencontre.
    À travers l'analyse de nombreux textes, dessins, plans, enluminures, peintures et photographie, l'auteur nous propose une lecture emblématique, rhétorique ou allégorique des décors.
    Ces vestiges du temps - où architecte, machiniste, décorateur ou peintre pour n'être pas « scénographes » ne cessèrent pourtant pas de collaborer à la perpétuelle invention de l'espace scénique - sont aussi porteurs d'une vision du monde.
    /> Car le théâtre qu'il soit cérémonie religieuse, comme dans l'Antiquité grecque et au Moyen Âge, ou divertissement comme à Rome ou en Italie à la Renaissance, est l'expression d'une civilisation, d'une époque, d'une pensée.

  • Oméga Dream, candidat au départ, erre sur le quai d'un grand port d'Afrique, sans réussir à embarquer. Il rencontre Julie Rose qu'il sauve des patrouilles de police interdisant les accès aux bateaux en partance. Pour cela, elle lui fera partager son « plan » de départ, celui avec Benson-de-la-mer, le passeur « légendaire »...
    Tout en discutant de l'état du pays, de la nécessité de le quitter et des embûches du voyage, Oméga Dream s'aperçoit que Benson-de-la-mer est un de ses amis parti il y a 23 ans ! Finalement quand est-il parti ?
    Pourquoi partir ? Pourquoi rester ? Ceux qui ont fait le voyage sont aujourd'hui des légendes, mais la frontière entre espoir et mensonge est parfois ténue.
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