• Ce livre, au titre évocateur, se propose d'explorer un aspect fort méconnu, et pourtant si original, du système éducatif français.
    Après la " communale " généralisée dans les villages, certificat d'études en poche ou non, peu de choix s'offraient : dans les campagnes, on aidait aux travaux des champs, à la ville, on gagnait le chemin de l'usine. Les plus érudits pouvaient éventuellement accéder au lycée mais il faut bien avouer que " poursuivre ses études " était avant tout réservé à une élite, fils ou filles de familles nanties.
    Les écoles primaires supérieures instituées par la loi Guizot de 1833, puis la multiplication des cours complémentaires, on conduit à démocratiser les études supérieures et ont permis aux classes les plus modestes, aux enfants du peuple, d'accéder à des métiers jusqu'alors réservés aux enfants de riches. Ecoles primaires supérieures et cours complémentaires ont formé de nombreux élèves, filles et garçons.
    Beaucoup en ont gardé des souvenirs émus. Ce livre, tant par la richesse et la précision de la documentation que par l'abondance iconographique, est aussi utile qu'essentiel à la compréhension des incessants débats autour du principe de collège unique et, plus généralement, de la situation de ce qui est convenu d'appeler l'école moyenne.

  • Quand Nina se réveille de la sieste, à la crèche, sa maman lui manque. Heureusement, son copain Antoine est là pour la consoler et lui montrer mille trésors : un escargot, une limace, un papillon et une belle coccinelle ! Natalie Tual raconte la journée de Nina jusqu'au câlin du soir, avec Yves Prual et les Matous.

  • « Ces dessins sont beaux. La pauvreté des moyens employés accroît leur force, peut-être. «Je n'ai plus, m'écrit Marion, que cette encre et ce papier à lettres. Je ne puis m'acheter le moindre matériel.» Mais il a utilisé une plaque de verre pour appliquer son encre sur le papier, et obtenu des rythmes étonnants. Durant de longues heures j'ai regardé cette première série, qu'il a intitulée, un peu cavalièrement il me semble, la Mer à voir. Les dessins sont liés, forment une suite organisée de façon précise, qu'il importe de pouvoir contempler d'un seul coup d'oeil. Marion, je pense, eût été satisfait de me voir à quatre pattes dans ma chambre, les dessins alignés sur le plancher, promenant au-dessus d'eux ma lampe, à la manière des explorateurs qui déchiffrent sur les murs d'une grotte des signes mystérieux. » (Armen, 1967) C'est par ces lignes que nous connaissons l'anecdote : un jeune artiste de l'île de Sein confie une trentaine de monotypes à son ami gardien du légendaire phare d'Armen où il les monte, leur consacrant pendant les mois d'un hiver un acharné travail d'écriture, poussant des mots « jusqu'au bord du gouffre ». L'auteur avait gardé des copies de ses poèmes, et l'artiste en avait fait un livre unique, demeuré inédit. C'est ce superbe document que nous publions, cinquante ans plus tard.

  • A la crèche, tous les enfants sortent jouer dehors.
    Tous? Non, Nina a du mal à se réveiller. Son copain Antoine va tout faire pour lui redonner le sourire. Et à l'heure des mamans, une surprise attend Nina.

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