• Watertown. Banlieue de Boston, novembre 2013. Un retraité sans histoire est retrouvé dans son pick-up, sauvagement assassiné. L'enquête est confiée au shérif  McCarthy, pugnace, humaniste, déterminé. En parallèle, Franck, jeune détective dandy, décadent et cocaïnomane - double sombre du shérif - mène l'enquête pour des raisons obscures, parcourant la ville en quête de sensations nouvelles. Ils croiseront sur leur route un mafieux de renom, un jeune musicien ambitieux, un romancier vulgaire, des flics besogneux ainsi que quelques paumés d'une Amérique hantée par la crise des subprimes.

  • Quentin Mouron est actuellement, juste après Joël Dicker, l'auteur de la Suisse francophone le plus connu et le plus estimé en France, en Belgique, au Canada (pays dont il a également la nationalité) en Allemagne, en Autriche, en Grande-Bretagne et aux USA. Si Quentin vend moins de livres que Dicker, il est considéré par beaucoup de critiques comme le meilleur auteur francophone de sa génération (avec Cécile Coulon), par la qualité de son style littéraire, la fulgurance de ses idées et l'originalité de ses écrits. La comparaison qui revient le plus souvent est qu'il est le digne héritier du grand écrivain américain, Raymond Carver. D'autres médias l'ont comparé également à Tchekhov et même un grand journal allemand a osé la comparaison avec Shakespeare (ce qui est bien entendu exagéré ? !). Pour rappel, les meilleures ventes de mon catalogue sont justement les 3 premiers ouvrages de Quentin Mouron qui se sont vendus en tout à 12'000 exemplaires. Soit 6'000 exemplaires du roman « Au point d'effusion des égouts » en 2011, 3000 exemplaires du roman,« Notre-Dame-de-la-Merci » en 2012 et 3000 exemplaires, en 2013, du roman « La Combustion humaine » qui a été fort apprécié par Bernard Pivot en personne quand il est venu participer à une émission culturelle de la Télévision Suisse. Quentin Mouron que j'ai découvert et lancé a aujourd'hui 28 ans et il a donc déjà publié 5 romans ! Ses deux derniers romans parus aux « Editions de La grande Ourse » se sont écoulés à plus de 5000 exemplaires chacun en France et son nouveau roman, Vesoul, le 7 janvier 2015 va donc être publié par mes soins pour la date du 3 octobre 2018 (pour éviter la rentrée littéraire). Voici un florilège des médias qui se sont intéressés de près aux livres de Quentin Mouron : Paris Match - Le Point - Marianne - Le Huffington Post - Metronews - France Inter -L'Express - Le Temps - Le Matin - La Radio Télévision Suisse (RTS) à de maintes reprises - Radio-Canada - RTBF - La Tribune de Genève - La Cause Littéraire - Viabooks - L'Express de Toronto - Librairie Mollat - Les chroniques de Mandor - 20 Minuten - Neue Zürcher Zeitung (le journal de référence de langue allemande) - Deutschlandradio - New york journal of books - Publishers weekly - The Bookbag, etc. Voici tous les médias qui se sont intéressés de près aux livres de Quentin Mouron (vous les retrouvez en cliquant sur le lien suivant : www.quentinmouron.com >>> puis en allant sur l'onglet Presse.

    Début janvier. Un jeune cadre prend le narrateur en auto-stop. Ils roulent jusqu'à Vesoul, en Haute-Saône. Rapidement, les événements s'enchaînent: les deux hommes sympathisent, se découvrent une même envie d'adhérer au monde. Ils fréquentent tour à tour un salon du livre, un festival des sexualités, un congrès entrepreneurial. À la manière de Bouvard et de Pécuchet modernes, ils s'enthousiasment pour les discours et les pratiques les plus contradictoires. À leur insu, ils inventorient les ridicules de notre temps, ils cartographient l'époque. Ils se passionnent tantôt pour la littérature locale, tantôt pour le voguing - danse née dans l'underground new-yorkais des années 70 - tantôt pour la poésie sonore, tantôt pour les plats cuisinés à base de sorgho - qui a récemment remplacé le chia dans la catégorie des graines tendances. Les deux personnages sont nomades. Ils évoquent ces picaros du seizième siècle, avides de dévorer le monde, prêts à tout risquer pour un moment de plaisir.
    Mais ces deux enthousiastes se heurtent à la réalité sinistre dessinée par tous ceux qui refusent le nomadisme, le picaresque, la légèreté. Les sédentaires - religieux, nationalistes, populistes - leur donnent la réplique. Trois jours durant, les affrontements s'enchaînent entre les deux camps. On s'injurie copieusement, on se tape dessus, on se lance des projectiles. On suit les personnages qui tour à tour se jettent dans la mêlée ou tentent de négocier leur survie. Les événements se succèdent jusqu'au vertige, jusqu'à l'hallucination. Comme le dit l'un des personnages, « le monde entier est à Vesoul et Vesoul est le monde entier. » Picaros contre sédentaires. On lit en filigrane la montée des populismes en Europe, l'explosion de la violence sociale, la détresse des populations marginalisées, le fanatisme religieux comme réponse absurde à l'absurdité du monde. Au fil des pages, on rit noir, on rit jaune. On finit par ne plus rire du tout. La comédie est abouchée à la tragédie. Le roman se termine le 7 janvier 2015, tandis que la rédaction de Charlie Hebdo est prise d'assaut par un commando de terroristes. Les écrans des smartphones retransmettent le drame en direct. Le fameux hashtag #jesuischarlie se popularise. Et si les attentats font de nombreux heureux - un sentiment de liesse est très nettement palpable sur certains réseaux sociaux - ils seront rapidement réduits aux marges, annihilé par la puissance des discours et des hommages. En d'autres termes : les sédentaires ont gagné une bataille, les picaros ont remporté la guerre. Vesoul, le 7 janvier 2015 est le livre de l'insignifiance, des discours creux, des vies pour rien et des morts gratuites. Avec ce sixième roman, Quentin Mouron se place dans les pas du Beckett de Molloy ou du Gombrowicz de La Pornographie voir du du Marcel Aymé de La Jument Verte, et signe une farce à l'arrière-goût de tragédie.

  • Roman d'aventure au sens le plus général du terme - aventure amoureuse, sociale, existentielle. Tendre et profond, drôle et sombre, ce livre présente les pérégrinations d'un jeune homme d'à peine vingt ans "tombé du ciel" dans la mégalopole de Los Angeles.
    Avec ce premier effort, Quentin Mouron offre une vision neuve et décomplexée de l'Amérique d'aujourd'hui, après que les fards du rêve américain ont achevé de se dissoudre.
    Au point d'effusion des égouts est porté par le style unique et résolument novateur de l'auteur, par sa rythmique implacable, et sa puissance d'évocation renvoyant parfois à de la poésie en prose.
    Il d'agit du premier livre de Quentin Mouron qui a été jusqu'à maintenant uniquement publié en Suisse francophone où il a obtenu un immense succès commercial et critique !

  • "La Combustion humaine", c'est la trajectoire de Jacques Vaillant-Morel, éditeur genevois, engagé dans une lutte pour la survie - et la reconnaissance. Solitaire, il évite les contacts humains. Internet et les réseaux sociaux se révèlent des alliés précieux, lui permettant de finaliser un livre et de le promouvoir sans sortir de chez lui. Mais "La Combustion humaine" est aussi une comédie, mettant en scène le milieu littéraire, avec ses mesquineries, ses rancoeurs et ses luttes intestines. Auteurs, éditeurs, libraires, journalistes, personne n'est épargné. Le regard de Vaillant-Morel est aussi lucide qu'impitoyable.

  • Odette, figure locale et revendeuse de coc a; ïnDeaniel, ouvrier à la petite semaine ; Jean, assassin en fantasmes. Un jour de tempête, dans le huis-clos sinistre d'un village du nord québécois, deux hommes et une femme prennent part à une tragédie ordinaire. Le triangle qu'ils forment se gonfle, ses arrêtes se tordent, se brisent. Amoureux, silencieux, angoissés, ils avancent à tâtons.
    Notre-Dame-de-la-Merci, c'est le théâtre dans leqeul les personnages sont prisonniers. De l'extérieur, tout semble déjà joué. Le narrateur rejoint les rangs des spectateurs. Il ne peut que regarder, réfléchir - se poser une question.
    Et c'est cette question, lancinante et multiforme, qui donne au récit une résonnance universelle, excédant très largement l'action. Le lecteur est aux prises avec lui-même.

  • Figure scandaleuse du Tout Paris de la fin du dix neuvième siècle, Jean Lorrain est aujourd'hui peu lu. On se rappelle son duel avec Proust. On se rappelle le surnom " d'enfilanthrope " dont il se gratifiait lui même. On le cite sans s'y arrêter dans les histoires littéraires. Quentin Mouron s'approprie cette oeuvre méconnue, hantée de masques, peuplée de visions, parfumée d'éther. Il s'attache à montrer comment, dans la postérité de Baudelaire et de Huysmans, certaines des grandes figures de Lorrain dessinent à la fois l'angoisse du monde réel - envisagé comme un piège - et la possibilité, encore ténue, de surmonter cette angoisse.
    Publié pour la première fois en 2016 par les éditions de La Grande Ourse et modifié en profondeur en 2020, "L'Age de l'héroïne" raconte l'histoire de Franck, détective new yorkais perdu tantôt dans les vapeurs de la hype berlinoise, tantôt sur les routes brûlantes du Nevada anti héros cultivé, toxicomane désespéré, à bout de souffle, à bout d'extase, à bout de vertige, alter ego contemporain des personnages de Jean Lorrain.

  • Franck, dandy sur le retour, détective à ses heures, bibliophile, collectionneur de livres anciens, est chargé de retrouver une cargaison de drogue volée. Son enquête le mène jusqu'à Toponah, petite ville américaine située dans l'État du Nevada. Sur sa route se dresse Léah, adolescente mystérieuse tenant autant de la gueule cassée que de l'héroïne cornélienne. Parmi les existences ployées et amoindries, la jeune femme scintille, détonne ; elle incarne quelque chose que Franck ose enfin nommer la vie.
     

  • Lost

    ,

    • Favre
    • 14 Novembre 2019

    Claude Dussez et Quentin Mouron connaissent bien l'Ouest américain. Ils ont tous les deux parcouru ces déserts où le rêve s'effrite, lentement, se résorbant sans bruit dans le décor minéral, où la poussière retourne à la poussière. Claude Dussez en a rapporté une série de clichés sur lesquels l'humain n'apparaît le plus souvent que sous forme de trace. Les photographies sont accompagnées d'un long poème de Quentin Mouron, qui dit la poussière, l'aridité des paysages et des sentiments, le temps qui passe - et ne laisse que des ruines.

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