• Après deux premières versions sous le titre La Jeune Fille Violaine, L'Annonce faite à Marie (1912) a encore été reprise par son auteur tard dans sa vie. Ce «Mystère en quatre actes et un prologue», à l'action touffue, mystérieuse, raconte l'ascension vers la sainteté de Violaine, lépreuse par charité (c'est le baiser à l'architecte Pierre de Craon), persécutée par les siens, et notamment par sa soeur Mara, abandonnée par son fiancé, et qui accomplit un miracle, sauver l'enfant de sa soeur, sans échapper pour autant à sa haine. La jeune fille, imitation de la Vierge Marie, exprime le mystère de la souffrance et de la destinée. Claudel y a mis son expérience de l'amour impossible, de la foi, et du rythme à la fois poétique et théâtral.

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  • Partage de midi

    Paul Claudel

    « Ah ! Je sais maintenant Ce que c'est que l'amour ! Et je sais ce que vous avez enduré sur votre croix, dans ton Coeur, Si vous avez aimé chacun de nous Terriblement comme j'ai aimé cette femme, et le râle, et l'asphyxie, et l'étau !
    Mais je l'aimais, Ô mon Dieu, et elle m'a fait cela ! Je l'aimais et je n'ai point peur de Vous, Et au-dessus de l'amour Il n'y a rien, et pas Vous-même ! et Vous avez vu de quelle soif, Ô Dieu, et grincement de dents, Et sécheresse, et horreur et extraction, Je m'étais saisi d'elle ! Et elle m'a fait cela ! »

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  • Dona prouheze :
    Qu'ai-je voulu que te donner la joie ! ne rien garder ! être entièrement cette suavité ! cesser d'être moi-même pour que tu aies tout !
    Là où il y a le plus de joie, comment croire que je suis absente ? là où il y a le plus de joie, c'est là qu'il y a le plus prouhèze !
    Je veux être avec toi dans le principe ! je veux épouser ta cause ! je veux apprendre avec dieu à ne rien réserver, à être cette chose toute bonne et toute donnée qui ne réserve rien et à qui l'on prend tout !
    Prends, rodrigue, prends, mon coeur, prends, mon amour, prends ce dieu qui me remplit !

    " le sujet du soulier de satin, c'est en somme celui de la légende chinoise, les deux amants stellaires qui chaque année après de longues pérégrinations arrivent à s'affronter, sans jamais pouvoir se rejoindre, d'un côté et de l'autre de la voie lactée " (paul claudel).

  • L'échange

    Paul Claudel

    Louis laine, dernier représentant d'une race condamnée, en qui s'accroît peu à peu l'appel de l'horizon et de la mort, est allé chercher là-bas de l'autre côté de l'océan le seul être, marthe, une femme, qui ait le pouvoir, en même temps que la vocation, de l'arracher à sa pente.
    Mais dans nos grandes villes elles-mêmes, manque-t-il aussi de sauvages, c'est-à-dire d'irréductibles, engagés dans la protestation - est-elle complètement illégitimeoe - de l'individu contre la règleoe ce drame, l'echange, nous montre un de ces conflits où les amants, malgré une attraction réciproque, née précisément de la contrariété, sont séparés par des intérêts divergents. paul claudel

  • Une sélection de poèmes extraits des recueils "Poèmes retrouvés", "Corona Benignitatis Anni Dei", "Autres poèmes d'après le chinois" et "Dodoitzu".

  • Imprégné d'Eschyle, de Shakespeare, de Wagner, de Hugo, de Mallarmé, de Rimbaud, Claudel n'imite personne. Sa voix théâtrale est singulière, ses drames ne peuvent être assimilés à rien d'autre, ni à eux-mêmes : il passa sa vie à les récrire. Il n'a pas d'imitateur, mais, partout où d'autres dramaturges viennent planter leur décor, il est déjà là. La réinvention du drame mythologique, la joie du verbe contre l'absurdité de l'Histoire, le théâtre de situations, le drame épique... rien de ce qui est théâtral ne lui est étranger, pas même l'humour. Il n'a pas seulement renouvelé la scène, il a déplacé les bornes du drame. Il y mêle la Bible et le cirque, les saints et les marionnettes, les paysans du Tardenois et le masque du nô. C'est dérangeant sans doute, exigeant à coup sûr. L'art de Claudel est exigeant : sans concession aux règles ni aux mots d'ordre. Sa morale est exigeante : sans attention au confort ni à l'autorité. Sa justice est exigeante : sans pitié apparente pour les héros et les saints, tout en générosité pour les coupables et les violents. Mais (ou faut-il dire : pour toutes ces raisons) son théâtre s'impose avec évidence au public contemporain. Le lire, l'entendre sont des expériences inoubliables. C'est franchir la frontière qui sépare deux mondes. Avec pour guide l'Annoncier du Soulier de satin : «Écoutez bien, ne toussez pas et essayez de comprendre un peu. C'est ce que vous ne comprendrez pas qui est le plus beau, c'est ce qui est le plus long qui est le plus intéressant et c'est ce que vous ne trouvez pas amusant qui est le plus drôle.»

  • Le baron turelure : sygne de coûfontaine, qui faites l'orgueilleuse, je vous achèterai et vous serez à moi.
    Sygne : ne pouvez-vous prendre mes biens gratis ?
    Le baron turelure : je prendrai la terre et la femme et le nom.
    Sygne : vous me prendrez, toussaint turelure ?
    Le baron turelure : je prendrai le corps et l'âme avec lui.
    Vos pères seront mes pères et vos enfants seront mes enfants.
    Sygne : l'amour aura fait cette merveille.
    Le baron turelure : la justice du moins, car voyez de quel prix je veux vous payer.

    La grande trilogie historique de paul claudel (1868-1955), l'auteur de l'annonce faite à marie, partage de midi, le soulier de satin.
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  • L'otage

    Paul Claudel

    Sygne de Coûfontaine doit épouser le préfet Turelure pour obtenir la libération du Pape, détenu en otage. En 1814, le roi est restauré, Georges, le cousin de Sygne, vient tuer Turelure, Sygne s'interpose et meurt. Turelure est nommé comte par le roi. Loin de se restreindre au temps précis de la Révolution et de l'Empire, L'Otage est l'illustration d'un débat universel, actuel et virulent à toutes les époques. Le conflit du Pape et de l'Empereur, la rivalité du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel, « l'Otage divin que les passions humaines essayent de s'arracher et de se partager », écrivait Claudel, est une situation qui s'est plusieurs fois présentée dans l'Histoire.
    (drame en trois actes).

  • Tête d'or

    Paul Claudel

    Un vieil empire à la veille d'être submergé par le flot des barbares.
    Le peuple est résigné et abattu. dans le palais de l'empereur règne une atmosphère de mort et de désespoir. même le spectacle de la beauté inoubliable de la fille de l'empereur ne peut rompre cet envoûtement funèbre. arrive simon agnel avec sa chevelure éclatante, tête d'or. il galvanise le peuple, se met à la tête de l'armée et part à la conquête du monde ...

    "c'était la dernière expérience que je voulais faire, c'est l'homme qui explore le monde avec le feu et l'épée, pour savoir si vraiment le grand monde contient quelque chose qui le satisfasse, et qui ne le trouve pas" (paul claudel).
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  • « Ces fleurs et ces fruits sur une table, cette carafe et ce verre à côté à moitié plein, ce jambon et ce pain sur une serviette, ce malade dont on nous fait tâter le pouls, cet homme et cette femme associés par la conversation et par la musique, ces convives autour de la bouteille et de la soupière, ils attaquent directement à travers la rétine l'intelligence et la mémoire, ils prennent l'importance solennelle d'une chose impuissante à s'effacer, ils sont l'enseigne allégorique de notre échoppe intellectuelle, ils blasonnent au cours de notre durée un moment d'arrêt, ils éclairent par le moyen de l'allusion les mystères de notre cuisine psychologique. ».

  • Lettres à Ysé

    Paul Claudel

    Voici la correspondance tant attendue entre Paul Claudel et Rosalie Vetch, qui fut le modèle d'Ysé dans Partage de midi et de Doña Prouhèze dans Le Soulier de satin.

    «Chaque lettre nous apporte des détails ignorés sur une aventure encore largement incomprise. Les curieux de "petits faits vrais" vont trouver ici de quoi satisfaire leur appétit. Ils découvriront aussi des descriptions de sites et de paysages : mer et ciel omniprésents. Mais les révélations de loin les plus précieuses touchent à la destinée exceptionnelle des deux partenaires principaux, observés à travers un demi-siècle : 1900-1951.
    LUI entend n'avoir pour ELLE aucun secret. Il se montre dès lors sous toutes ses faces : l'homme si sauvagement solitaire, mais également aux prises avec autrui ; le diplomate en action ; le créateur au sommet de son art ; l'amant enflammé, mais aussi le mari mortifié ; sa foi en insupportable conflit avec sa passion - car tous ces versants se rencontrent : "Pour être un artiste, il ne sert à rien d'avoir Dieu au coeur si l'on n'a le diable au corps!".
    Quant au couple qu'ils s'épuisèrent à former, ELLE et LUI, l'apport du courrier claudélien se révèle inestimable. Il éclaire d'un jour qu'on n'espérait plus sa flamboyante origine et sa première croissance orageuse, puis les conditions de sa rupture et le silence qui la scella treize ans durant ; la péripétie des "retrouvailles" entre équivoque et mystère ; enfin, le lent éloignement d'un Éden inaccessible».
    Gérald Antoine.

  • Au début de 1933, Claudel quitte les États-Unis pour occuper en Belgique son dernier poste diplomatique. Après les premières années paisibles de la retraite, viennent la guerre, l'occupation, la vieillesse active et attentive. Claudel note au jour le jour lectures, citations, impressions, réflexions, tout en réservant une place importante aux événements politiques et quotidiens.

  • Imprégné d'Eschyle, de Shakespeare, de Wagner, de Hugo, de Mallarmé, de Rimbaud, Claudel n'imite personne. Sa voix théâtrale est singulière, ses drames ne peuvent être assimilés à rien d'autre, ni à eux-mêmes : il passa sa vie à les récrire. Il n'a pas d'imitateur, mais, partout où d'autres dramaturges viennent planter leur décor, il est déjà là. La réinvention du drame mythologique, la joie du verbe contre l'absurdité de l'Histoire, le théâtre de situations, le drame épique... rien de ce qui est théâtral ne lui est étranger, pas même l'humour. Il n'a pas seulement renouvelé la scène, il a déplacé les bornes du drame. Il y mêle la Bible et le cirque, les saints et les marionnettes, les paysans du Tardenois et le masque du nô. C'est dérangeant sans doute, exigeant à coup sûr. L'art de Claudel est exigeant : sans concession aux règles ni aux mots d'ordre. Sa morale est exigeante : sans attention au confort ni à l'autorité. Sa justice est exigeante : sans pitié apparente pour les héros et les saints, tout en générosité pour les coupables et les violents. Mais (ou faut-il dire : pour toutes ces raisons) son théâtre s'impose avec évidence au public contemporain. Le lire, l'entendre sont des expériences inoubliables. C'est franchir la frontière qui sépare deux mondes. Avec pour guide l'Annoncier du Soulier de satin : « Écoutez bien, ne toussez pas et essayez de comprendre un peu. C'est ce que vous ne comprendrez pas qui est le plus beau, c'est ce qui est le plus long qui est le plus intéressant et c'est ce que vous ne trouvez pas amusant qui est le plus drôle. » TOME I : L'Endormie - Fragment d'un drame - Tête d'Or (1889) - La Ville (1890-1891) - La Jeune Fille Violaine (1892) - Tête d'Or (1894) - Agamemnon d'Eschyle - L'Échange (1893-1894) - Le Repos du septième jour - La Ville (1894-1898) - La Jeune Fille Violaine (1899-1900) - Partage de Midi (1905-1906) - L'Otage - L'Annonce faite à Marie (1910-1911) - Protée - Les Choéphores d'Eschyle. Avec la collaboration de Pascale Alexandre-Bergues, Jacques Houriez et Michel Lioure, 1776 pages, rel. peau, 105 x 170 mm. Collection Bibliothèque de la Pléiade (No 72), Gallimard -théâ. ISBN 9782070118144.
    TOME II : Le Pain dur - La Nuit de Noël 1914 - Les Euménides d'Eschyle - Le Père humilié - L'Ours et la Lune - L'Homme et son désir - Le Soulier de satin - La Femme et son ombre [première version, 1922] - La Femme et son ombre [deuxième version, 1922] - La Parabole du Festin - Le Peuple des hommes cassés - Sous le rempart d'Athènes - Le Livre de Christophe Colomb - La Sagesse ou La Parabole du Festin - Jeanne d'Arc au bûcher - Le Jet de pierre - La Danse des morts - L'Histoire de Tobie et de Sara - Au quatrième toc il sera exactement... - La Lune à la recherche d'elle-même - L'Annonce faite à Marie (1948) - Partage de Midi [nouvelle version, 1948-1949] - Tête d'Or [version de 1949] - Le Ravissement de Scapin - L'Échange (1951-1952) - Le Chemin de la Croix n° 2.

  • «...Tout ce qui s'agite de souvenirs et d'idées hétéroclites dans la tête d'un voyageur comme les clous dans une calebasse mexicaine, tout ce qui peut s'arranger entre elles d'accrochements arbitraires, est assez bien représenté, comme du coq à l'âne, par la conversation intempestive et disjointe qu'entretiennent à la faveur d'une promenade sur l'eau ou d'une panne d'automobile quelques pèlerins de cet itinéraire éternel qui va de nulle part à n'importe où.» Paul Claudel.

  • Le Livre de Christophe Colomb est l'une des oeuvres les plus originales inspirées par les voyages et la vie de ce personnage historique. Associant la musique et les choeurs, le théâtre et le cinéma, l'ouvrage est une pièce expérimentale, où il est fait appel à toutes les ressources de la scène et à tous les tons du drame, du pathétique au familier, du réalisme à l'onirisme, du lyrisme à la mystique.
    Retraçant, par un procédé hardi de récit en forme de «flash-back» et de procès, les principaux moments de la vocation et de l'aventure de Christophe Colomb, le drame est chargé d'un profond symbolisme, où la découverte de l'Amérique est présentée comme une volonté d'évangélisation du monde, un pas vers la «réunion de la terre» et un élan vers l'au-delà.

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