• L'histoire: celle de René Blanchard, un reclus rattrapé par son passé mais surtout par le Divisionnaire Lagarce, qui a bien la gueule de son nom et qui n'a qu'une idée en tête : embastiller Blanchard, ce prête-nom bien innocent... que tout semble pourtant accuser !
    Seulement voilà, un évènement pour le moins inattendu vient ébranler la pègre azuréenne et contrarier la terrible machination échafaudée par Lagarce.
    Dès lors, confrontés à une situation singulière et intrigante (ce pauvre Blanchard aurait-il un ange gardien ?), les protagonistes vont sortir du rôle qui leur semblait dévolu. Jusqu'à leur ultime confrontation, à l'issue incertaine...
    Un « polar », assurément. Mais pas une énième histoire de flic et de voyou.
    Tous les acteurs de l'intrigue psychologique (le persécuteur, la victime, et le sauveur) y sont présents. Avec leurs bons et leurs mauvais côtés, leur ambivalence parfois.
    Cet éloge de la naïveté est agrémenté d'expressions régionalistes croustillantes à souhait, mais sans jamais verser dans le folklore : l'auteur a voulu dépeindre ce Pays et ces figures qu'il aime tant dans un souci d'indéniable justesse.

  • Indéniablement, René Blanchard avait le profil de l'emploi: sympathiquement désoeuvré, sans ressources, doté d'une crédulité coupable. Aussi, lorsque l'irrésistible Antonella le réhabilita dans son rôle de prédilection, il s'en trouva presque flatté. En se disant, comme pour se rassurer, que les risques du métier lui vaudraient tout au plus de passer l'hiver au "Château". Son métieroe Prête-nom. Pas très glorieux, je sais. Mais que voulez-vous... Quand on dispose de références qui n'intéressent personne - personne d'autre que des escrocs - trouver un boulot honnête, c'est plus facile à dire qu'à faire. Alors il a mordu, ce pauvre Blanchard. Et pour tout dire, il a carrément croqué! Bref, tout était pour le moins pire pas dans le meilleur des mondes jusqu'à ce jour fatidique. Celui où la belle s'évapora. Laissant au fantoche le soin de payer les violons du bal. Cette intrigue insolite, formidable prétexte à l'invitation au voyage, conduira le lecteur jusqu'au coeur d'une île empreinte de mystère. Mais toujours en sortant des sentiers battus. L'auteur pousse à son paroxysme un thème jusque là méjugé: celui du candide prête-nom, fourvoyé dans la pire des culpabilités. Celle des autres, bien sûr...

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