• Le gardien

    Harold Pinter

    «Davies : Tous ces maudits va-nu-pieds, mon vieux, ça sait seulement se conduire comme des cochons. J'ai peut-être été sur les routes durant quelques années, mais vous pouvez y aller, je suis propre. Je prends soin de moi. C'est pour ça que j'ai quitté ma femme. Quinze jours après l'avoir épousée, non, même pas, pas plus d'une semaine, je soulève le couvercle d'une casserole et vous savez ce qu'il y avait dedans ? Des sous-vêtements à elle, des sales. Et c'était pour cuire les légumes, cette casserole. Exprès pour les légumes. C'est après ça que je l'ai quittée et je l'ai plus jamais revue.»

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  • Avec C'était hier, créé la même saison à Londres et à Paris, l'auteur du Gardien et de La Collection a rompu avec le « théâtre de la menace » pour inaugurer ce qu'on pourrait appeler le « théâtre du souvenir ». Là encore, certes, tout se passe en lieu clos et la tentative de domination d'un être par un autre reste tout aussi réelle. Mais ici le présent n'est que le reflet d'un passé sujet à caution, l'affrontement de souvenirs divergents ou contradictoires, en une sorte de concours de mémoire d'autant plus dangereux qu'il est courtois, humoristique, infiniment subtil - et finalement mortel.

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  • L'anniversaire

    Harold Pinter

    Avec l'anniversaire, harold pinter a créé le modèle de ce qu'on a appelé le théâtre de la menace, et qui a suscité de nombreux disciples, tant en angleterre que dans le monde entier.
    On y voit confrontés deux univers antinomiques : d'une part, des personnages apparemment banals, qui vivent tant bien que mal dans une sorte de cocon grisâtre, faux refuge contre le monde extérieur ; et d'autre part, des inconnus apparemment dangereux, qui font irruption dans ce sanctuaire pour s'emparer d'une victime terrorisée et, étrangement, presque consentante. et pourtant, ce qui pourrait être un drame macabre baigne dans un humour de tous les instants, fait de jeux de mots et de décalages absurdes entre le comique et le tragique.

    Cette pièce date de 1958, et lors de sa création à londres (de même qu'à paris, une dizaine d'années plus tard) elle est apparue quelque peu obscure à la critique comme au public. les oeuvres postérieures de pinter, de hot-house à un pour la route, ont précisé la nature de ces envahisseurs insolites : exécuteurs de quelque mafia toute-puissante ou, plutôt, agents impitoyables, sous des dehors débonnaires, d'un mystérieux pouvoir totalitaire, digne de big brother.

  • Ce recueil regroupe les dernières oeuvres de harold pinter, dans l'ordre chronologique de leur création en france, plutôt que dans celui de leur conception.
    Ces neuf pièces et monologues de théâtre montrent toutes les facettes du talent de l'auteur du gardien et du retour : du théâtre de l'absurde et de la menace (hot-house, datant de 1958) à la parodie machiavélique des " situations " du vaudeville (trahisons) et, enfin, à la trilogie majeure de autres horizons, créée en langue française au festival d'avignon, 1987.
    Une sorte d'alaska, inspirée par le libre awakenings, du docteur oliver sacks, décrit le bref éveil d'une victime de cette étrange " maladie du sommeil " qui ravagea l'europe des années vingt.
    Après la farce comico-onirique de victoria station, un pour la route est une pièce-pamphlet contre la torture et l'enfermement. cette oeuvre courte et sans concession jette un éclairage nouveau sur certaines pièces plus anciennes, telles que hot-house ou l'anniversaire, qui fait découvrir rétrospectivement, derrière le dramaturge pinter, l'homme qui a lutté toute sa vie pour les droits et la dignité de l'homme.
    Il s'en explique d'ailleurs, en fin de volume, dans une " conversation " avec nicholas hern à propos de un pour la route, au cours de laquelle il fait le point de ses options en tant qu'homme de théâtre et de citoyen de l'ère du nucléaire et des goulags de tous les bords.
    E. k.

  • Avec les trois pièces de ses débuts, harold pinter a atteint d'emblée une notoriété internationale et, dès les années soixante, il a pris place au premier rang des dramaturges britanniques contemporains.
    La collection et l'amant, créées à paris en 1965, ont révélé deux facettes de son talent, l'une avec ses sous-entendus feutrés, l'autre avec son horlogerie diaboliquement dévastatrice. quant au gardien, créée en france en 1969, elle a été jouée plus de cinq cents fois. dans ces trois oeuvres, le propos de pinter n'est ni social, ni politique, ni philosophique ; il est de montrer l'homme seul, face à face avec la société.
    Il traite du problème de la solitude, de la peur des autres, que l'on cache sous un masque ironique ou agressif. dans ces pièces, une histoire ébauchée n'est jamais menée à terme, ou bien le spectateur y pénètre à mi-chemin et ne pourra jamais la comprendre ; les personnages qui doivent se rencontrer n'y parviennent qu'à contretemps, la lettre qui peut tout expliquer n'est jamais ouverte. finalement, les personnages doivent s'accepter tels qu'ils sont, c'est-à-dire incapables de se comprendre et de se rejoindre.
    En une vingtaine d'années et autant de pièces, harold pinter s'est imposé comme le premier auteur de théâtre britannique contemporain.

  • Le retour

    Harold Pinter

    Quand Teddy, professeur dans une université américaine, revient avec sa femme, Ruth, dans la maison de son enfance, à Londres, il retrouve sa famille qui n'a pas quitté la vieille demeure. Max, son père, Sam, son oncle, Lenny et Joey, ses frères. Ce retour est l'occasion d'une série de rencontres... Les ressorts du réalisme pintérien sont essentiellement la peinture de comportements confus et contradictoires, la miniaturisation ou le grossissement démesuré d'un détail. Le dialogue, souvent cru, est composé de sous-entendus, de mal-entendus, et de pas-entendus du tout, à travers lesquels les personnages tentent d'accepter leur désaccord fondamental. Le retour a été créé à Londres par la Royal Shakespeare Company à l'Aldwych Theatre, en 1965,présenté l'année suivante à Paris dans une adaptation d'Éric Kahane - mise en scène de Claude Régy - et, en 2000, donné à la Comédie-Française. En 2012, Luc Bondy reprend la pièce à l'Odéon-Théâtre de l'Europe dans la présente traduction de Philippe Djian.

  • L'histoire mondiale du cinéma est jalonnée de quelques films mythiques qui n'ont jamais été tournés, dont un des plus fameux est le projet d'adaptation d'a la recherche du temps perdu par joseph losey, en collaboration avec harold pinter.
    Or, il en est résulté une oeuvre pleinement achevée : le scénario proust.
    L'art dramatique de pinter se reconnaît partout dans la vigoureuse concision et le pouvoir d'évocation de ce traitement magistral. le singulier tour de force est d'être parvenu à assembler toutes les scènes cruciales de la recherche en dégageant son architecture d'ensemble. une pénétrante analyse du chef-d'oeuvre littéraire sous-tend ainsi la brillante mise en perspective cinématographique.

    Harold pinter considère quant à lui que l'année qu'il consacra au scénario proust fut la meilleure période de travail de sa vie.


  • " les etats-unis ne s'embarrassent plus de conflits à basse intensité.
    ils ne voient plus la nécessité de se montrer prudents ni même retors. ils jouent désormais cartes sur table. ils se fichent tout bonnement des nations unies, des lois internationales ou des objections critiques, qu'ils considèrent comme inutiles et inefficaces. ils ont aussi leur petit agneau bêlant trottant derrière eux au bout d'une laisse, le servile et pitoyable royaume-uni. ".

  • Un restaurant.
    Trois couples. deux tables voisines. on célèbre un anniversaire de mariage. les répliques fusent, s'entrecroisent et dérapent. impeccable mécanique de concision percutante et d'ironie acerbe, célébration est la pièce la plus récente de harold pinter. dans la chambre, sa première pièce, créée quarante-trois ans plus tôt, pinter déploie déjà toute son incomparable capacité de dresser une situation tendue et de cerner des personnages intenses à travers l'apparente banalité d'échanges quotidiens, en décalage avec le réalisme, mais en phase avec la magie théâtrale.

    J. p.

  • Stanley Webber is visited in his boarding-house by two strangers, Goldberg and McCann. An innocent-seeming birthday party for Stanley turns into a nightmare.

  • Un roman de harold pinter ? oui, et l'événement est d'autant plus considérable qu'il ne s'agit pas d'une oeuvre récente, mais d'un texte écrit au début des années cinquante, dont l'auteur a attendu presque quarante ans pour autoriser la publication.

    Les nains raconte une sorte d'errance à la fois intellectuelle et réaliste, à travers le londres des pubs et des jardins publics, des garçonnières, des boîtes de nuit et des rues de banlieue. là se croisent, se quittent et se retrouvent trois amis, âgés d'une trentaine d'années, dont les rapports sont assez ambigus, faits de curiosité mutuelle, de complicité, d'agressivité et de diatribes contre toutes sortes d'ennemis réels ou invisibles.

    Il y a les questions auxquelles on ne répond pas, ou à côté, et les silences plus chargés que des discours ; l'entendu, le malentendu et le pas-entendu-du-tout. il y a les souvenirs, personnels ou communs, qui dérapent, se télescopent on se contredisent. il y a les jeux de bascule entre dominant et dominé, entre le fort et le faible, le calme et le tourmenté. et, partout, l'humour de pinter, et les éclats de rire - un rire qui, souvent, se change en menace ou en erreur irraisonnée.

  • Depuis sa première pièce, en 1957, harold pinter s'est imposé au premier rang des dramaturges anglais, et sa notoriété s'est étendue au monde entier.

    Il a écrit plus d'une trentaine de pièces, qui marquent une extraordinaire constance dans son évolution créatrice. elles englobent toutes les mêmes ingrédients de base : l'absurde, l'humour, l'affrontement dominant-dominé, l'économie d'un langage étincelant, tantôt picaresque, tantôt lyrique. et, surtout, la dénonciation (feutrée au début, véhémente depuis une dizaine d'années) des totalitarismes, qu'ils soient domestiques ou planétaires, intellectuels, sociaux ou politiques, qui broient l'homme sous le poids de périls connus ou insidieux.

    Dans sa vie comme dans son oeuvre, pinter est depuis toujours un militant de la cause de l'homme. l'écrivain et le citoyen ne font qu'un. graduellement, le ton s'est fait plus grave, plus urgent, même si affleurent toujours le rire, la jubilation des mots, et un jeu de bascule vertigineux entre réalisme et abstraction. on en verra la preuve dans ces toutes dernières oeuvres, des brûlots politiques et libertaires qui, sous le masque des jeux du théâtre, traquent les tortionnaires, sous quelques cieux qu'ils opèrent.

  • 'Betrayal is a new departure and a bold one . . . Pinter has found a way of making memory active and dramatic, giving an audience the experience of the mind's accelerating momentum as it pieces together the past with a combination of curiosity and regret. He shows man betrayed not only by man, but by time - a recurring theme which has found its proper scenic correlative . . . Pinter captures the psyche's sly manoeuvres for self-respect with a sardonic forgiveness . . . a master craftsman honouring his talent by setting it new, difficult tasks' New Society 'There is hardly a line into which desire, pain, alarm, sorrow, rage or some kind of blend of feelings has not been compressed, like volatile gas in a cylinder less stable than it looks . . . Pinter's narrative method takes "what's next?" out of the spectator's and replaces it with the rather deeper "how?" and "why?" Why did love pass? How did these people cope with the lies, the evasions, the sudden dangers, panic and the contradictory feelings behind their own deftly engineered masks? The play's subject is not sex, not even adultery, but the politics of betrayal and the damage it inflicts on all involved.' The Times First staged at the National Theatre in 1978, Betrayal was revived at the Almeida Theatre, London, in 1991. Twenty years after its first showing, it returned to the National in 1998.

  • Célèbre pour ses pièces de théâtre, ses mises en scène et ses scénarios, Harold Pinter appartient à la génération des " Jeunes gens en colère " (angry young men), ces auteurs contestataires qui ont déferlé au Royaume-Uni au cours des années 1950. Déjà en 1949, celui qui haïssait la violence et la guerre avait refusé de faire son service militaire, " (s)on premier acte politique ". Issu d'un milieu modeste, Harold Pinter dit être entré dans la dramaturgie " par surprise ". Pourtant, il fait aujourd'hui partie des dramaturges les plus joués au monde. Mais loin de s'en tenir à l'écriture dramaturgique, il a exploré d'autres voies comme la poésie, la fiction, l'essai ou le pamphlet. Ses courriers furent souvent publiés dans les journaux britanniques (The Guardian, The Independant). Les textes regroupés dans ce volume font surgir la voix d'un poète au style inimitable, un homme de conviction et un artiste engagé, par exemple contre l'invasion de l'Irak. Harold Pinter a reçu le prix Nobel de littérature en 2005.

  • L'ami retrouve

    Harold Pinter

    Le chef-d'oeuvre de Fred Uhlman raconte l'amitié entre deux jeunes Allemands, au moment de la prise du pouvoir par Hitler.
    L'un est juif, l'autre appartient à une famille noble. Bien des années plus tard, en dépit des difficultés traversées, l'amitié retrouvée aura été plus forte que la persécution et que la mort. En se rencontrant pour L'ami retrouvé, c'était la première fois que Harold Pinter et Jerry Schatzberg travaillaient ensemble. Le thème du livre de Fred Uhlman a touché de la même façon la sensibilité et les préoccupations de l'écrivain et celles du cinéaste.
    Pour Harold Pinter, ce scénario s'inscrit dans la continuité de ses oeuvres les plus récentes, en reprenant deux de ses thèmes essentiels d'une part, la mémoire, avec ses nostalgies et ses remords, ses télescopages et ses malentendus ; d'autre part, le combat (de plus en plus déterminé et presque militant) que mène Pinter pour le droit de l'homme à la vie et à la liberté, pour la défense de l'individu contre les agressions des appareils d'État, qu'elles soient brutales ou insidieuses.
    Ces hommes broyés par toutes les formes des totalitarismes, ce sont ceux de L'ami retrouvé comme ceux de Hot-House, de Un pour la route ou de Langue de la montagne (encore inédit en France). Le film L'ami retrouvé a fait partie de la Sélection officielle du festival de Cannes 1989, avec Jason Robards dans le rôle principal.

  • This play was first performed in 1960. Harold Pinter specializes in the tragicomedy of the breakdown of communication, broadly in the tradition of the theatre of the absurds and this is demonstrated in both "The Caretaker" and "The Birthday Party".

  • Quand ted, professeur dans une université américaine, revient avec sa femme, ruth, dans la maison de son enfance, à londres, il retrouve sa famille qui n'a pas quitté la vieille demeure.
    Max, son père, sam, son oncle, lenny et joey, ses frères. ce retour est l'occasion d'une série de rencontres.
    Les ressorts du réalisme pintérien sont essentiellement la peinture de comportements confus et contradictoires, la miniaturisation ou le grossissement démesuré d'un détail. le dialogue, souvent cru, est composé de sous-entendus, de mal-entendus, et de pas-entendus du tout, à travers lesquels les personnages tentent d'accepter leur désaccord fondamental.

    Le retour a été créé à londres par la royal shakespeare company à l'aldwych theatre, en 1965, et présenté l'année suivante à paris dans une adaptation d'eric kahane, mise en scène par claude régy.

  • When Teddy, a professor in an American university, brings his wife Ruth to visit London and his family, he finds himself prey to old conflicts. But now it is Ruth who becomes the focus of the family's struggle for supremacy. The playwright's other works include "The Birthday Party" and "Old Times".

  • This volume contains Harold Pinter's first six plays, including The Birthday Party . The Birthday Party Stanley Webber is visited in his boarding house by two strangers, Goldberg and McCann. An innocent-seeming birthday party for Stanley turns into a nightmare. 'Mr Pinter's terrifying blend of pathos and hatred fuses unforgettably into the stuff of art.' Sunday Times The Room and The Dumb Waiter In these two early one-act plays, Harold Pinter reveals himself as already in full control of his unique ability to make dramatic poetry of the banalities of everyday speech and the precision with which it defines character. 'Harold Pinter is the most original writer to have emerged from the "new wave" of dramatists who gave fresh life to the British theatre in the fifties and early sixties.' The Times The Hothouse The Hothouse was first produced in 1980, though Harold Pinter wrote the play in 1958, just before commencing work on The Caretaker . In this compelling study of bureaucratic power, we can see the full emergence of a great and original dramatic talent. ' The Hothouse is at once sinister and hilarious, suggesting an unholy alliance of Kafka and Feydeau.' Spectator

  • Anglais Various voices

    Harold Pinter

    Harold Pinter's plays are lauded the world over but, until now, little has been gathered together of his other writings. Various Voices presents a wealth of material and a multiplicity of form in which to enjoy the crystal clarity of language and style which marks out Pinter as a true original.

  • Although best known for his plays, Harold Pinter has also written an extensive and wide-ranging body of other work since 1948; prose, prose fiction, poetry and political writings. In this anthology the playwright presents a selection that traces his own literary development.

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