Mille Et Une Nuits

  • Texte intégralJouée en 1875, cette pièce, dont la paternité longtemps contestée est aujourd'hui certaine, n'a été publiée de façon confidentielle qu'en 1945. Sur un canevas de comédie burlesque, Maupassant a écrit une pièce « absolument lubrique » où les types humains incarnant la balourdise et les institutions comme l'Armée ou l'Église sont joyeusement passés par les armes de l'obscénité alliée à l'humour. Elle remporta un énorme succès auprès d'un public d'écrivains et d'artistes, où figuraient notamment Zola, Tourgueniev et Flaubert, qui en avait lui-même dirigé les répétitions.

  • Maupassant n'est pas - comme d'aucuns se plaisent à l'affirmer - un auteur licencieux et d'un insupportable pessimisme. c'est un prodige, en cela que ses contes et nouvelles se lisent avec autant d'intérêt et de plaisir à l'aube du xxie siècle. maupassant, dont le style d'une impeccable simplicité restitue des instants d'éternité, est tout simplement un écrivain

  • Aucun écrivain n'aura réussi, comme Maupassant, à faire sourdre sous le réalisme de ses descriptions, de leur détail scrupuleux, la peur, l'angoisse, la folie. Quelle est l'origine de cette peur si forte, génératrice d'images envahissantes ? Elle n'est pas à chercher ailleurs que dans la hantise du romancier : alors même qu'il s'attache à se saisir du monde, sa cohérence lui échappe, le réel s'altère et se délite...

    Les cinq nouvelles de ce recueil disent sa « peur de cette terrible sensation de la terreur incompréhensible ».

  • Victime d'hallucinations et de dédoublements, Maupassant réussit à surmonter son angoisse et à créer des oeuvres d'un fantastique nouveau, où la pathologie tient un rôle important. L'irrationnel ne fait plus peur, il prête même à sourire dans les quatre nouvelles de ce recueiL (La Chevelure, Un fou?, Lettre d'un fou et L'Homme de Mars).
    Écrites dans Les années 1880, ces variations sur le thème de L'aliénation mentale sont une belle illustration littéraire du diagnostic tragique que l'écrivain fera sur lui-même en 1891 : la folie. Interné à la maison du Dr Blanche, il mourra en 1893.
    Pour l'auteur du Horla, " les fous sont heureux car ils ont échappé aux entraves du réel".

  • « On la voit de loin, on la distingue et on la reconnaît à cent pas, celle qui va nous plaire de tout près. À la fleur de son chapeau, au mouvement de sa tête, à sa démarche, on la devine. Elle vient. On se dit : «Attention, en voilà une», et on va au-devant d'elle en la dévorant des yeux. » Incroyablement belle, toujours mystérieuse, la femme, ce « grand mensonge du Rêve », demeure insaisissable, mais il n'est pourtant pas question de renoncer à elle. À travers cinq portraits (À vendre, L'Inconnue, Madame Hermet,  La Morte,  Un portrait), Guy de Maupassant (1850-1893), met en scène ces délires déçus, ces étreintes qui débouchent sur le vide, cet effort désespéré, toujours vain, pour trouver malgré tout la compagne idéale.

  • Pierre et jean

    Maupassant Guy

    Pierre, médecin, ne comprend pas pourquoi un ami de sa famille a légué sa fortune à Jean, son frère cadet. Au terme d'une véritable enquête policière, il mettra au jour un terrible secret.

    Le quatrième roman de Maupassant (1850-1893), publié en 1888, est sans doute le meilleur. Le récit, qui tient à la fois de l'étude naturaliste et de l'analyse psychologique, s'appuie sur une intrigue simple et forte. Dans sa célèbre préface, l'auteur développe une théorie qui préfigure la modernité romanesque : il s'agit moins de reproduire le réel que d'en donner l'illusion.

  • Repaire de l'ostentation, fourmillant d'enseignes, Paris étale ses séductions. Malgré l'affairement généralisé, ce monde est un leurre pour Guy de Maupassant qui, dès 1880, démasque les fantasmes de la vie parisienne : la capitale est surtout le lieu des déceptions et il paraît difficile de s'y faire une place... Chacun cherche à tout prix à s'étourdir pour ne point se laisser gagner par l'ennui et le désespoir.


    A travers quatre nouvelles (« Les Dimanches d'un bourgeois de Paris », « Une Aventure parisienne », « Promenade » et « L'Endormeuse »), Maupassant montre le poids des conventions bourgeoises et les dérapages du dérèglement nerveux très fin-de-siècle.

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