• « Le poids des mots, le choc des photos », le slogan culte de Paris Match est à l'image du magazine qui accompagne les Français depuis plus de 60 ans : percutant. La rédaction a sélectionné pour ce nouvel ouvrage la quintessence de ses archives photographiques, offrant à ses lecteurs la possibilité de se remémorer leurs plus grandes émotions.

    Par exemple :
    - l'espoir, devant la poignée de main historique entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat en septembre 1993 à la Maison-Blanche ;
    - l'effroi, quand un Concorde s'écrase à Roissy en 2004 ou lorsque l'on revoit l'avion de ligne fonçant sur les Twin Towers le 11 septembre 2001 ;
    - la joie, avec la victoire des Bleus lors de la coupe du monde de football en juillet 1998 ;
    - l'impuissance, en regardant le célèbre cliché de Yuko,  jeune Japonaise à la recherche de son fils dans l'enfer du tsunami de 2011 ;
    - l'admiration, devant une jeune pacifiste américaine qui s'avance, fleur à la main, vers les soldats armés lors d'une manifestation contre la guerre du Vietnam en 1967.

    Parmi ces photos qui ont marqué leur époque, on retrouve bien sûr les moments forts de l'histoire récente, les accidents spectaculaires ou les drames qui ont touché les Français au coeur, mais aussi les grands hommes, les stars, la beauté du monde animal, les exploits sportifs ou encore les actes héroïques. Les plus belles photos réunies dans un livre événement. Un témoignage pour l'Histoire.

  • Bras de fer

    François Pedron

    • Fayard
    • 16 Février 1983

    Magnifique héritier des grands coureurs de mer vikings, Guillaume d'Hauteville part avec ses fidèles conquérir Byzance. Il a vingt ans, quatre frères et sept compagnons sur quatre bateaux armés. Guillaume est si fort qu'on l'appelle Bras de Fer.Trente ans plus tard, déjà roi de Sicile, il parviendra à se couronner empereur dans la Porphyra. L'adolescent éclatant est devenu homme de pouvoir sans perdre son âme. Le conquérant comblé n'a pas trahi le chevalier sans terre, il l'a enrichi, multiplié. Guillaume savait se battre, il apprend à aimer: quatre femmes, quatre rencontres tumultueuses au coeur de quatre univers différents. Il les perdra, elles le perdront. L'Italienne lui donnera un fils chéri que le Destin lui reprendra.Dans les déclives de la Méditerranée du XIe siècle, confluent du monde d'alors, alcôve de l'Orient et de l'Occident, Bras de fer est, sur fond d'aventure des peuples, émaillée de conquêtes et de coups de foudre, parcourue de parfums et de désirs, l'histoire d'un homme absolu qui vit tous ses rêves à la fois, à en mourir.François Pédron, 38 ans, journaliste, historien, auteur d'une biographie d'Ambroise Paré qu'il adapte avec Igor Barrère pour la TV.

  • Montmartrois par ses amis, Picasso, Apollinaire, Max Jacob, et par son goût du canular, " poète breton et pêcheur à la ligne professionnel ", cycliste monomaniaque, il a été dévoré par sa créature, le père Ubu, joué au pied de la Butte. Mais son oeuvre est beaucoup plus complexe et reste à redécouvrir. Célébrons le centenaire de sa mort, le 1er novembre 1907.

  • Le "saint" le moins recommandable mais le plus séduisant. Une légende à lui tout seul. Une prodigieuse faculté d'invention et de dérision qui a fait parfois oublier son talent de poète. Mais il a fait de sa vie un poème dont la dernière strophe est tragique. Inventeur de Picasso. Trop complexe pour être accessible ?

  • L'héritage Fogg

    François Pedron

    • Lattes
    • 11 Mai 1988

    Quand Philéas Fogg, héros du Tour du monde en 80 jours, meurt en 1888, il laisse une immense fortune et... un testament. Celui-ci ne pourra être ouvert que cent ans après sa mort. Fogg a décidé de léguer sa fortune à son descendant éventuel. A une condition : qu'il refasse, comme lui, le tour du monde dans le même délai, par les mêmes étapes. Mais Philéas Fogg n'avait pas prévu les progrès de la technique. En 1988, une petite semaine aurait dû suffire à l'héritier pour boucler ce tour du monde. Sauf événements inattendus... Car le monde a lui aussi beaucoup évolué, et l'aventure reste périlleuse : guerres, attentas... D'autant plus périlleuse qu'une clause du testament précise qu'en cas d'échec, toute la fortune de Fogg ira à une organisation charitable : Om! Om qui est devenue, en un siècle, et cela non plus Philéas Fogg ne l'avait pas envisagé, une redoutable secte multinationale, qui ne recula devant rien pour faire échouer... Arthur Fogg. Et c'est ainsi qu'un joueur de pocker occasionnel, arrière-arrière-petit-fils de Philéas-Fogg va se trouver, en compagnie d'un chauffeur de taxi parisien, ancien commando de marine et génie du bricolage, entraîné dans des aventures dignes d'Indiana Jones, de James Bond et de... Jules Verne.

    Journaliste (Paris-Match, Lui, TF1) et écrivain (Ambroise Paré, Louise Labé...), Françoise Pédron a, avec l'Héritage Fogg, réalisé un vieux rêve réussi un pari : imaginer une suite contemporaine au chef-d'oeuvre de Jules Verne tout en en respectant l'humour et l'esprit.

  • Léa et Léa sont deux soeurs sans doute jumelles. Elles n'ont qu'un prénom pour deux. Cela n'a pas d'importance puisque personne ne les reconnaît. quand elles sont habillées en lorette.

    On ne voit la différence que lorsqu'elles sont nues, ce qui est normal et fréquent puisqu'elles sont modèles. Ce sont même les modèles les plus appréciées de Montmartre. À elles deux elles incarnent la perfection, mais à condition de greffer chaque moitié des deux corps. Léa a un buste parfait, un cou de cygne, des bras de sylphide. Mais des jambes affreuses, la cuisse héronnière et la fesse triste. Alors elle pose pour les bustes. C'est le haut idéal. Une sainte Agathe parfaite qui présente toujours ses seins coupés par le bourreau sur un plateau d'argent.

    Léa, l'autre, a les épaules rêches, des salières qui ravagent son décolleté, le bras étique, mais la plus somptueuse chute de reins de Montmartre, des fesses de ménade, des cuisses souples et charnues, la jambe spirituelle. Alors elle offre ses charmes à partir du nombril, et au-dessous. C'est le bas parfait. À elles deux elles sont Vénus.

    Elles font le tour des ateliers, les jambes précédant le plus souvent les seins. Elles sont partout, à deux exceptions notables près.

    Henner qui, ne voulant pas se compliquer la vie, embauche d'identiques Italiennes brunes et drues qu'il coiffe de l'éternelle perruque rousse que l'on a vue dans cent tableaux.

    Puvis de Chavannes, qui n'arrivera jamais à remplacer Suzanne Valadon, et qui sait que sa femme l'espionne tout bêtement par le trou de la serrure : leur appartement, 11, place Pigalle, est sur le même palier que l'atelier. Puvis prétend qu'il travaille de mémoire mais sa femme renifle des parfums nouveaux. Même quand il peint des anges.

    Léa et Léa sont nos guides dans les ateliers de la Butte. Leur corps mi-partie est, dans toutes les positions, sous tous les vêtements même succincts, dans tous les musées de France. Et dans toutes les mémoires des rapins, ces apprentis peintres qui rêvent de gloire tout en terrorisant le bourgeois, dont ils convoitent le portefeuille. Léa-Léa, c'est ainsi qu'au singulier nous appellerons désormais la paire, passe donc de Renoir à Degas, de Van Dongen à Dufy, de Derain à Vlaminck.

    Mais elle n'est pas assez vénéneuse pour Pascin. Pas assez perverse pour Lautrec. Van Gogh ne cherche pas de femmes. Bonnard ne peint que la sienne.

    Léa-Léa va donc de la place Pigalle au 12 rue Cortot, après un petit tour aux Fusains, elle fait un séjour plus long au Bateau-Lavoir en dépit de la concurrence de Fernande, puis à la cité des Arts, où il n'y a pas que Cézanne et ce Carrière que Rodin apprécie tant. D'ailleurs, le tendre et charmant Carrière travaille surtout sur le haut.

    À la nuit tombée, les ateliers se vident et les cafés se remplissent de rapins bruyants et provocateurs. Rhabillée, protégeant son mystère, Léa-Léa peut danser, écouter, chanter aussi. Mais tous les modèles ne sont pas aussi sages qu'elle. Beaucoup ont quand même envie d'être admirées et séduites, et de quitter cette immobilité épuisante qui fait courir les rêves.

    Pour certains peintres, le modèle parfait c'est Tina. Qui accepte d'être hypnotisée et qui s'offre pendant quatre heures dans une immobilité absolue en gardant la pose que le maître a choisie. Puis, une fois réveillée, sans savoir qui elle avait été, nymphe, Juliette, courtisane, sainte violentée ou Lucrèce effarouchée, elle rentre chez elle. Pour dormir. Cette allégorie qu'on n'ose pas dire vivante conserve donc le plus beau teint de la Butte mais on ne sait rien d'elle, pas même un prénom, un surnom. Sa concierge lui sert de chaperon. Elle revient la chercher puisque la fille n'est pas somnambule.

  • Montmartre se mire dans Montmartre. On ne sait plus quel est l'original, quelle est la « copie », puisque la Butte se réfléchit dans mille ans d'histoire. Le reflet peut être plus réel que le modèle qu'il éclaire. Double, comme le roi ou la reine dans un jeu de cartes. Mise en scène ?
    Sans doute, mais n'est-ce pas ce que fait cette colline inspirée depuis ses débuts de légende ? Et un Montmartre vu sous l'angle le moins galvaudé, le plus vrai : vu du nord-est, l'angle le plus difficile à retrouver puisqu'il faut s'affranchir du périphérique et prendre de l'altitude. D'où exactement? Secret d'artiste, c'est bien normal.
    Un Montmartre jaillissant de la nuée des toits, joyau inséré dans la capitale hypertrophiée, et non triomphale meringue dans son arti-ficiel « écrin » de verdure. Un Montmartre de chair et de sang, pas de procession expiatoire. Un Montmartre qui palpite toujours, pas un chromo. Vices et vertus transcendés. Se métamorphosant toujours. Un phare qui résiste à toutes les tempêtes.
    Les auteurs passent d'un siècle à l'autre en passant d'une rue à une place. Les images de la Belle Epoque sont confrontées avec les photos d'aujourd'hui, légendées sans hypocrisie. Mille images et autant d'anecdotes pour redonner à la Butte sa chair et son sang (chaud). C'est aussi un livre d'espoir et un constat réjouissant :
    Montmartre sera toujours Montmartre, la Butte soumise comme ses moulins aux vents de l'histoire, reste le centre d'attraction.

  • Le Maroc c'est notre planète en réduction : tout y est, il ne manque rien.
    Planète signifie vie, il faut donc définir les lignes de vie, suivre ces fleuves dont l'Atlas est le château d'eau, comprendre la lutte pour la vie que les paysans mènent depuis des millénaires dans des jardins suspendus, que les pêcheurs risquent pour quelques poissons : les Imragen sont "le peuple qui mange des coquillages" et les R'Guibats sont "les fils des nuages", la langue Amazigh signifie "ce que disent les hommes libres" : donc parole de vérité.
    C'est vivre avec cette lumière incomparable de la promesse de l'aube qui fait de chaque jour une journée nouvelle. Donner mille et une photos comme Shehérazade inventait mille et nuits.

  • Paris Photos de Jacques Bravo Textes de François Pédron Un nouveau Paris naît.
    Témoins attentifs des changements qui modifient continuellement le profil de la capitale, les auteurs captent ces effets de mue au fur et à mesure et les fixent. Mais le Paris de toujours est bien là, vivant lui aussi. Eternel. On sent la magie de cette ville s'exercer toujours sur ces deux Parisiens jamais blasés, magie qu'ils nous font partager fraternellement en nous emmenant dans leurs promenades sans fin à travers la Lutèce d'hier et d'aujourd'hui. Reporter photographe bien connu, Jacques Bravo a bourlingué dès le début des années 80:
    Antilles, Afrique noire, Moyen-Orient et Afrique du Nord, dont il rapportera entre autres Maroc, Marrakech, l'oasis rouge et Les secrets de beauté des femmes du Maroc. Pour le travail que lui confie l'Office national marocain du Tourisme, en association avec un autre photographe, il obtient le Grand prix de la publicité presse magazine. A côté de reportages publiés dans des magazines tels que Paris Match, Géo, Zoom, Epoca ou encore Stern , Jacques Bravo développe une connaissance approfondie de la France et dit son amour pour Paris et ses habitants à travers plusieurs livres, dont Paris-Rive gauche, Rive droite, Paris la Défense, Paris vous appartient, avec François Pédron, . Pour le présent ouvrage, le photographe a travaillé à nouveau avec cet autre amoureux de la capitale et fin connaisseur également de sa ville qu'est François Pédron. Féru d'Histoire, François Pédron, plume connue, s'est frotté à la presse écrite (Figaro Magazine, Paris-Match), à la télévision (TF1) et à l'édition (Albin Michel, J.C. Lattès). Il s'est aussi consacré à l'écriture, et plusieurs de ses ouvrages ont été salués par la critique et couronnés de divers prix, dont ceux de L'Académie Française, de l'Académie du Maine et de L'Académie de Normandie. Edition bilingue français-anglais

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