Gallimard

  • Thérèse Raquin

    Emile Zola

    Le Figaro du 23 janvier 1868 à propos de Thérèse Raquin : « C'est le résidu de toutes les horreurs. Le sujet est simple, le remords physique de deux amants qui tuent le mari mais qui, ce mari tué, n'osent plus s'étreindre, car voici le supplice délicat qui les attend : "Ils poussèrent un cri et se pressèrent davantage, afin de ne pas laisser entre leur chair de place pour le noyé. Et ils sentaient toujours des lambeaux de Camille, qui s'écrasait ignoblement entre eux." Enfin, un jour, ces deux forçats de la morgue tombent épuisés, empoisonnés, l'un sur l'autre, devant le fauteuil de la vieille mère paralytique, qui jouit intérieurement de ce châtiment par lequel son fils est vengé... Forçons les romanciers à prouver leur talent autrement que par des emprunts aux tribunaux et à la voirie.»

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  • Etienne Lantier, machineur sans travail, trouve un emploi de mineur à Montsou, dans le nord de la France. Il partage désormais la vie dure et misérable du coron. Quand la Compagnie des Mines veut encore réduire le salaire du travail, la révolte explose. Etienne en prend la tête, persuadé qu'en cette fin de XIX e siècle, le peuple affamé saura se faire entendre. Mais la grève et la répression armée ne font qu'accroître la détresse des plus faibles. Nombre d'entre eux vont y laisser la vie...

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  • Vous êtes face à un monstre colossal : le grand magasin. Toute une armée de personnages et de destins se croisent à la poursuite de nouveaux intérêts, ceux du siècle florissant. Être dans son siècle, c'est arpenter les rayons généreux du Bonheur des Dames quand le Vieil Elbeuf agonise, à l'image du commerce traditionnel.
    Et vous lecteur, vous avez entre les mains une multitude d'intrigues, des descriptions grandioses, un style épique, bref, un projet romanesque titanesque. Passez la porte, vous êtes attendu...
    L'accompagnement critique étudie la composition du roman (les effets de miroir et la variété des discours) et présente le naturalisme. Il met au jour des notions d'analyse littéraire essentielles pour le baccalauréat. Une série d'exercices éclaire la lecture du roman et un groupement de textes vient élargir la notion de voix narratives.
    Roman (XIXe siècle) au programme de la classe de première.
    Texte intégral.

  • Dans Paris, qui peut être lu pour lui-même, prend fin l'histoire de Pierre Froment. Ce jeune prêtre tourmenté par la perte de la foi, chez qui Zola a mis beaucoup de lui-même, va trouver à Paris la réponse à ses angoisses, découvrir par le travail et l'amour de nouvelles raisons de vivre. Ce roman est aussi un immense drame social, une chronique exacte et animée de la vie politique française au moment du scandale de Panama et des attentats anarchistes, une peinture foisonnante du Paris moderne, de tous ses lieux, de tous ses mondes, un hymne à la ville-lumière, reine de l'univers et créatrice de l'avenir.
    Dans la lignée de Balzac et de Victor Hugo, Zola apporte sa contribution au grand mythe romantique de Paris, au moment où s'achève le XIXe siècle.

  • «Les Rougon-Macquart, roman, se dresse contre la société bourgeoise dont son auteur attaquait déjà les bases esthétiques dans ses campagnes contre le salon officiel, protégé par l'Impératrice, contre le régime que, journaliste, il fouette de plus en plus ouvertement dans la Tribune. Le 31 juillet 1869, il célèbre à sa manière le centenaire de Napoléon Ier en remarquant que ce sont les morts qu'il faudrait convoquer à cette belle fête, la fête d'un peuple d'égorgés. Dès le premier roman, La Fortune des Rougon, où l'on voit les ridicules sordides des partisans de Napoléon III, en Provence, lors du coup d'État, dès le second, La Curée, où les arrivistes se transforment en parvenus, Zola attaque un régime de boue, de lâcheté, de terreur qui ne s'avoue pas. Les cortèges de Plassans, menés par la petite Miette enveloppée dans les plis du drapeau rouge, jetant la terreur sur leur passage parmi les notables, ne sont que le prologue aux apocalyptiques cortèges de Germinal, encore dans les limbes.
    Le jeune écrivain a taillé, en bûcheron, son contrefeu. Il sait où il va. L'avenir l'appelle, le romantisme le pousse. Il veut être prométhéen. L'hérédité, l'homme physiologique, le roman expérimental, l'ombre de Balzac, la découverte de la condition ouvrière, l'amour de la République, la haine de l'Empire, le naturalisme transcendant le réalisme, il domine ces masses mouvantes, en puissant forgeron à lorgnon. Il brasse un monde.» Armand Lanoux.

  • L'oeuvre

    Emile Zola

    Camarade de jeunesse de Cézanne, ami et défenseur de Manet et des impressionnistes, Zola a résumé dans L'oeuvre toute son expérience du milieu et des problèmes de la peinture sous le Second Empire et les premières décennies de la IIIe République. Document de premier ordre sur ces « Refusés », ces « plein-airistes » que nous considérons comme les fondateurs de la modernité, L'oeuvre dit aussi la tragédie d'un homme, Claude Lantier, tempérament romantique hanté par des rêves d'absolu, le désir de « tout voir et tout peindre. Des fresques hautes comme le Panthéon ! Une sacrée suite de toiles à faire éclater le Louvre ! » Mais, devant l'incompréhension de l'époque, l'absolu du rêve deviendra celui de la détresse, et Claude, qui a commencé comme Manet, aura la même fin que Van Gogh.

  • Mallarmé, le 18 mars 1876, écrivait à zola à propos de son excellence eugène rougon : " un intérêt profond s'y dissimule admirablement sous le hasard plein de plis et de cassures avec lequel le narrateur d'aujourd'hui doit étoffer sa conception.
    Je considère votre dernière production comme l'expression le plus parfaite du point de vue que vous aurez à jamais l'honneur d'avoir compris et montré dans l'art de ce temps. dans l'attrayante évolution que subit le roman, ce fils du siècle, son excellence marque encore un point formidable : là où ce genre avoisine l'histoire, se superpose complètement à elle et en garde pour lui tout le côté anecdotique et momentané, hasardeux.
    Quelle acquisition subite et inattendue pour la littérature que les anglais appellent la fiction ! "

  • «Dans l'esprit d'Émile Zola, Les Rougon-Macquart constituaient un tout, un unique et grand ouvrage composé de vingt romans qui en étaient, en quelque sorte, les chapitres successifs. Par un phénomène d'usure courant, les oeuvres ainsi composées ont tendance à se défaire, à revenir aux éléments constitutifs. Les Rougon-Macquart n'ont pas totalement échappé à cette érosion, dont l'agent le plus efficace a été la publication multiple des romans isolés, L'Assommoir, Nana, La Curée, etc., romans en quelque sorte autonomes, au détriment des romans de liaison ou d'infrastructure, tels que La Conquête de Plassans ou Son Excellence Eugène Rougon. Paradoxalement, le prodigieux succès de certains des romans a fini par nuire à l'ensemble.
    Il n'en demeure pas moins que l'ouvrage constitue un tout, que son dessin demeure parfaitement lisible, qu'il ressemble assez à ces monuments romains que le temps a attaqués sans réussir à les défigurer. Venant après des éditions fragmentaires trop nombreuses, nous avons voulu rendre à cette publication la structure conforme aux desseins de l'auteur. Voilà pourquoi aussi, respectant cette unité organique, le travail d'analyse portant sur chacun des romans (que l'on trouvera à la suite du texte, en fin de chaque volume, avant les notes et variantes) a été complété par une étude synthétique, la préface d'ensemble, que le lecteur trouvera en tête du premier volume.
    Le caractère d'unité des Rougon-Macquart, gigantesque roman du Second Empire, est ainsi volontairement souligné par les présentateurs.» Armand Lanoux.

  • Le cycle des Rougon-Macquart compte vingt romans qui tous racontent l'histoire d'un des membres de la même famille, sur cinq générations.


    Le cycle des Rougon-Macquart compte vingt romans qui racontent l'histoire d'une même famille, sur cinq générations. Les milieux sont divers, de l'ouvrier au banquier, du paysan au ministre, mais les passions toujours dévorantes et leurs effets décrits par Zola avec le soin que mettrait un médecin à décrire des symptômes - le sous-titre de l'oeuvre est "Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire". Cette immense fresque qui nous plonge dans les transformations d'une époque en pleine ébullition est avant tout une grande oeuvre naturaliste : "Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille, en montrant le jeu de la race modifiée par les milieux. Si j'accepte un cadre historique, c´est uniquement pour avoir un milieu qui réagisse ; de même le métier, le lieu de résidence sont des milieux. Ma grande affaire est d'être purement naturaliste, purement psychologiste." Troisième volume de notre édition des Rougon-Macquart.
    Une page d´amour(1878),Nana(1880),Pot-Bouille(1882) Pour chaque roman, une présentation permet de situer les personnages, de préciser les faits marquants de son époque qui ont pu inspirer Emile Zola, et de rendre compte de l'accueil qui lui a été réservéà sa parution.
    Une chronologie et un arbre généalogique accompagnent chaque volume.

  • Le cinquième et dernier volume des Rougon-Macquart contient trois romans. L'Argent (1891) se passe dans les milieux de la Bourse et fait revivre un des plus célèbres scandales financiers de la Ille République, le krach de l'Union Générale.
    La Débâcle (1892) est non seulement un de nos grands romans de guerre, mais aussi une des meilleures enquêtes d'histoire que l'on puisse lire sur le désastre de Sedan. Le Docteur Pascal (1893) clôt le cycle par une oeuvre émouvante où Zola se prend directement pour modèle, livrant au lecteur la clé de sa vie sentimentale et celle de ses idées philosophiques : oeuvre-confidence et oeuvre-testament.

  • Le quatrième volume des Rougon-Macquart réunit quatre romans de la maturité. L'oeuvre, qui paraît en 1886, fait revivre les années fiévreuses qui précédèrent l'éclosion de l'impressionnisme.
    La Terre, publiée en 1887, est le seul grand et vrai roman paysan de notre littérature et aussi plus que cela : une mythologie de la Fécondité et de la Mort.
    Le Rêve (1888) prétend proposer une explication naturaliste de la foi des humbles. Mais ses personnages d'enluminure s'accordent plutôt au renouveau mystique qui marqua la fin du siècle.
    On revient à un insolite plus brutal avec La Bête humaine en 1890, où l'on retrouve quelques-uns des symboles élémentaires de Germinal.
    Dans ses «Études et Notes», Henri Mitterand décrit avec précision la genèse de ces quatre romans.

  • «Le premier livre de Zola est un recueil de contes. Il ne faut pas voir là un péché de jeunesse : trois autres volumes ont suivi, à des dates bien postérieures, et de très nombreux récits sont demeurés disséminés dans des journaux, revues ou recueils collectifs. En effet, de ses débuts à 1880, Zola a exercé une activité de conteur pratiquement ininterrompue.
    Et pourtant, dans son oeuvre de fiction, les contes et les nouvelles, relégués à une place marginale, souffrent de la même indifférence que les derniers romans. C'est là l'effet d'un processus de sélection tout à fait courant, qu'il serait vain de déplorer ; la fortune littéraire de Zola est un fait, qu'il faut prendre comme tel. La renommée de l'écrivain est fondée sur Les Rougon-Macquart aujourd'hui encore, ces romans répondent à la demande d'un public que les contes et les nouvelles ne satisferaient probablement pas. Zola lui-même a, sinon provoqué, du moins autorisé cette exclusion : si, au début de sa carrière, il a mis tous ses soins à organiser la publicité des Contes à Ninon, il semble s'être quelque peu désintéressé, par la suite, du sort de recueils qu'il considérait - il n'a pas hésité à le dire - comme secondaires. La critique a suivi.
    Ce discrédit a duré longtemps. Alors que, depuis vingt ans, les études consacrées à Zola se sont multipliées, on a porté peu d'attention à cette partie de son oeuvre. Ce n'est qu'à une date récente que sont apparus des travaux témoignant d'une nouvelle orientation de la critique. Mais il y avait plus grave : une grande partie des textes, peu accessible, était pratiquement inconnue ; il a fallu attendre 1968 pour disposer de l'ensemble de l'oeuvre de Zola conteur. Si, dès 1928, Maurice Le Blond avait fait une tentative en ce sens, enjoignant quelques récits inédits aux recueils publiés du vivant de Zola, cette tentative n'avait guère eu de suites : quelques textes isolés seulement avaient été révélés. On ne dira donc jamais assez les mérites du travail accompli par M. Henri Mitterand, qui, dans son édition des oeuvres complètes, a mis au jour et réuni pour la première fois des textes qui demeuraient à l'état de manuscrits ou restaient dispersés dans les collections des divers journaux auxquels avait collaboré Zola.» Roger Ripoll.

  • Ecrits sur l'art

    Emile Zola

    " je hais les cuistres qui nous régentent, les pédants et les ennuyeux qui refusent la vie.
    Je suis pour les libres manifestations du génie humain. je crois à une suite continue d'expressions humaines, à une galerie sans fin de tableaux vivants, et je regrette de ne pouvoir vivre toujours pour assister à l'éternelle comédie aux mille actes divers [ . ]. autant de sociétés, autant d'oeuvres diverses, et les sociétés se transformeront éternellement. mais les impuissants ne veulent pas agrandir le cadre ; ils ont dressé la liste des oeuvres déjà produites, et ont ainsi obtenu une vérité relative dont ils font une vérité absolue.
    Ne créez pas, imitez. et voilà pourquoi je hais les gens bêtement graves et les gens bêtement gais, les artistes et les critiques qui veulent sottement faire de la vérité d'hier la vérité d'aujourd'hui. ils ne comprennent pas que nous marchons et que les paysages changent. " emile zola.

  • Rome

    Emile Zola

    Le deuxième roman de la suite des trois villes (lourdes, rome, paris), parut en 1896.
    Après avoir écrit un livre où il résume son expérience très critique de la société, la rome nouvelle, l'abbé pierre froment se rend à rome pour défendre son ouvrage, qui risque d'être condamné. il souhaite rencontrer le pape léon xiii (cet entretien sera le sommet du livre). on assiste aux intrigues, aux rivalités du " monde noir ". " le clergé romain depuis les cardinaux jusqu'aux petits prêtres de campagne sont défiés ", écrit zola.
    L'intérêt de rome réside non seulement dans l'itinéraire intellectuel et spirituel du héros, prêtre en proie au doute, mais dans la peinture psychologique et sociale des milieux du vatican, sujet que très peu de romans ont abordé en france.
    Le christianisme peut-il se renouveler, proposer un remède aux malheurs de l'humanité ?

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : Vie littéraire : Émile Zola et le naturalisme ; L'écrivain à sa table de travail : Contes, nouvelles, feuilletons ou chroniques ? Groupement de textes thématique : Révoltes enfantines ; Groupement de textes stylistique : Parler c'est agir ; Chronologie : Émile Zola et son temps ; Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

  • A la fin des rougon-macquard, soulagé d'en avoir terminé avec sa " terrible série ", zola cherche du nouveau.
    En 1891, de passage à lourdes, il est saisi par le spectacle de cette " cité mystique " née de la vision d'une enfant en plein siècle positiviste. il voit là un " admirable sujet " pour lequel il s'enthousiasme. de retour à lourdes l'année suivante, il s'est documenté longuement, curieux de tout, reçu partout. il en a rapporté un témoignage incomparable sur le pèlerinage, les malades, les foules ferventes, les intérêts affrontés autour de la grotte, qu'il a transposé en un grand roman de la douleur et de l'espérance humaines.
    Il a fait aussi de lourdes un symbole éternel, celui de l'humanité souffrante assoiffée de miracle, et le théâtre d'un grand drame idéologique moderne, la lutte de l'esprit de croyance et de l'esprit de raison.

  • Recueil des 318 lettres qu'Emile Zola a adressées à sa femme Alexandrine qui joua un rôle prépondérant dans la carrière de l'écrivain. Cette correspondance évoque la vie amoureuse et affective du couple notamment quand Zola cherche à retrouver la confiance de son épouse après la découverte de sa liaison avec Jeanne Rozerot et aussi l'engagement politique du romancier.

  • À Coqueville, un petit village de pêcheurs, les Mahé et les Floche se font la guerre depuis des années. Un jour, lors d'une sortie en mer, les pêcheurs ramènent des tonneaux pleins de délicieuses liqueurs au lieu du poisson habituel. Tout le village décide de passer la nuit à boire et à dormir sur la plage. On fait la paix, les familles se réconcilient. Cela pourrait bien finir par un mariage...
    Ces six nouvelles virulentes et drôles mettent en scène des personnages dérisoires ou émouvants aux prises avec une réalité sociale parfois cruelle. Toute la force d'inspiration d'un immense auteur du XIXe siècle.

  • Zola a quarante-huit ans, en 1888, lorsqu'il rencontre Jeanne Rozerot. Elle a vingt et un ans. De Jeanne il aura bientôt deux enfants, Denise et Jacques. Mais il ne prendra jamais la décision de quitter sa femme, Alexandrine. Il vivra ainsi déchiré entre deux foyers, jusqu'à la fin de son existence.
    Quand la crise sentimentale finit par s'estomper, le drame de l'affaire Dreyfus introduit un nouveau bouleversement dans l'existence du romancier. La publication de «J'accuse» le conduit, en juillet 1898, à trouver refuge en Angleterre, où il connaît onze mois d'exil. Ses lettres à Jeanne évoquent alors le long combat mené par les dreyfusards pour obtenir la révision du procès d'Alfred Dreyfus.
    Réunion unique de deux cents lettres de Zola, cette correspondance - dont Jacques Zola, son fils, souhaitait qu'elle attende le XXIe siècle pour paraître - est un des derniers inédits de Zola de cette importance à voir le jour. C'est aussi, pour la première fois, un Zola intime qui se dévoile.

  • Sous le Second Empire, Aristide Saccard, affairiste obsédé par le plaisir et l'argent, s'installe à Paris dans une vie de débauche et de spéculation effrénée...  Dans ce second volet des Rougon-Macquart , Zola, romancier naturaliste, se livre à une virulente critique de la bourgeoisie. Le dossier - Les repères historiques, culturels et littéraires - L'étude du genre - Des groupements de textes - Une préparation au baccalauréat

  • Le petit Simon n'a pas de papa.
    Lors de son premier jour d'école, les autres enfants, cruels, se moquent de lui et le battent, répétant mécaniquement le mépris que leur mère éprouve pour la Blanchotte, cette « fille-mère ». Le petit garçon, en sortant de l'école, prend la résolution d'aller se noyer dans la rivière.
    Intervient alors Philippe Rémy, un forgeron au grand coeur. Celui-ci acceptera avec bonne humeur d'être son papa, pour rire d'abord, avant de s'attacher véritablement à l'enfant et la mère, qu'il épousera... Alors cesseront, à l'école de Simon, les brimades des autres enfants.
    D'autres nouvelles, sur d'autres pères, suivent Le Papa de Simon dans cette jolie anthologie.

  • Deux grands artistes, l'un peintre, l'autre écrivain. Deux amis de toujours et pour toujours.
    Leur correspondance, publiée séparément (par Grasset pour Cézanne, par le CNRS pour Zola), n'avait pourtant jamais été rassemblée pour rétablir leur dialogue. C'est enfin chose faite.
    On sait que Zola a d'abord soutenu l'impressionnisme, et qu'il a consacré de nombreux articles à cette peinture, dont il s'éloigne ensuite. Un des tomes des Rougon-Macquart, L'OEuvre (1886), raconte l'histoire d'un peintre, Claude Lantier, qui, membre de « l 'École du Plein-Air », finit par connaître l'échec, et se suicide. On a fait, à ce propos, deux erreurs : ce peintre aurait pour modèle Cézanne, et c'est l'échec (supposé) de ce dernier que Zola aurait voulu représenter.
    Troisième erreur courante : Cézanne se serait brouillé avec Zola à la lecture de L'OEuvre.
    Or, comme cette édition l'établit, d'une part Lantier a plusieurs modèles, d'autre part Cézanne continue à remercier Zola pour des volumes ultérieurs, comme on voit dans une lettre encore inédite en volume. Et, après la mort de l'écrivain, à l'occasion d'une cérémonie en son honneur, il pleure toute une journée son ami d'enfance...
    Ce volume est préfacé par Henri Mitterand, spécialiste absolu de l'oeuvre de Zola, éditeur de la Pléiade et de Folio classique. Il a également rédigé une véritable biographie croisée des deux correspondants, qui permet au lecteur de se repérer en permanence dans les détails de leurs vies.

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