• La presse a longtemps utilisé les vendeurs à la criée comme moyen de diffusion auprès du grand public, ceux-ci lui permettaient alors de répandre les nouvelles les plus sensationnelles le plus rapidement possible.
    Les faits divers et crimes de toute nature y occupaient naturellement une grande place. Plus les crimes étaient atroces, plus les lecteurs en redemandaient et plus les ventes augmentaient. La presse hebdomadaire s'est saisie de l'occasion en créant même des titres comme « Détective » et bien d'autres. « Demandez le journal ! » rassemble des extraits typiques et marquants de cette époque jusqu'à nos jours, en y puisant, ainsi que dans de nombreux rapports de police, des informations concernant Montmartre et ses alentours.

  • Ce 21 décembre 1911, deux hommes armés braquent la succursale de la Société Générale de la rue Ordener, dans le XVIIlè arrondissement, à deux pas de Montmartre.
    Ils s'enfuient en auto. C'est la première fois que des malfrats utilisent une voiture volée, pour dévaliser un établissement bancaire. Jules Joseph Bonnot, né en 1876 dans le Doubs, était un précurseur ! Jacques Mesrine aurait pu être son émule. La bande à Bonnot vient d'entrer dans la légende, une légende où se mêlent grand banditisme et anarchisme. Jules Bonnot, le détrousseur des riches qui devait devenir ennemi public n° 1 et mourir sous les balles de la police était un militant pur et dur.
    Le début du siècle, juste avant la grande guerre qui va faucher des millions de jeunes gens, avait vu fleurir cette espèce de révoltés qui ne voulaient " ni Dieu, ni maître ". Leur vie ne valant rien à leurs yeux, ils n'hésitaient pas à tuer, multipliant attentats et assassinats. Voulant embraser le monde, comme s'ils avaient pressenti la boucherie à venir.

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