• Dernière oasis

    Charif Majdalani

    Un spécialiste libanais de l'archéologie orientale est invité par le mystérieux général Ghadban à venir expertiser des pièces antiques dans le nord de l'Irak. Le voici reçu dans une oasis au milieu du désert, un îlot comme hors du monde et du temps. Mais nous sommes à l'été 2014 et le lieu, occupé par des militaires, entouré à l'est par les forces kurdes, au nord et à l'ouest par les djihadistes de Daesh, se retrouve aux avant-postes de grands bouleversements - autant dire que la sereine beauté de ses paysages est digne du calme qui précède la tempête. Sur les trésors à jamais perdus et sur les inéluctables transformations du monde, Charif Majdalani signe un roman d'aventures aussi contemplatif que captivant.

  • Au début de l'été 2020, dans un Liban ruiné par la crise économique, dans un Beyrouth épuisé qui se soulève pour une vraie démocratie alors que le monde est pétrifié par le coronavirus, Charif Majdalani entreprend l'écriture d'un journal. Cette chronique de l'étouffement et de l'effondrement se trouve percutée le 4 août par l'explosion dans le port de la ville de 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium. Dès lors, elle devient le témoignage de la catastrophe et du sursaut, le portrait d'une cité stupéfiée par la violence de sa propre histoire, le récit de «destins jetés aux vents».

  • Des vies possibles

    Charif Majdalani

    « Il était destiné à l'érudition [...] mais il eut des aventures et des pensées hérétiques ».

    Au début du XVIIe siècle, Raphaël Arbensis est envoyé loin de son Liban natal, pour faire des études de théologie en Italie. Renonçant aux chemins tout tracés, il se cherche à travers les sciences, l'astronomie ou la peinture et parcourt l'Europe, de Rome à la République de Venise, d'Istanbul à Paris et Amsterdam, multipliant les aventures, tantôt errant, tantôt amoureux, fréquentant les savants et les artistes, pour trouver enfin sa juste place dans le monde.

  • Villa des femmes

    Charif Majdalani

    Skandar Hayek, riche négociant en tissu, règne sur son usine et sa famille. Le jour où il s'effondre au beau milieu de ses ouvriers, c'est tout un empire qui s'écroule avec lui. Alors que de sombres nuages s'avancent sur le Liban en ce milieu des années 1960, la succession de Skandar fait elle aussi des vagues : son acariâtre soeur Mado, son épouse Marie et sa fille chérie Karine s'entredéchirent pour tenir les rênes du domaine, tandis que Noula, le fils aîné et vaniteux, fait péricliter l'usine par des dépenses vaines.
    Seul Hareth, le cadet, semble pouvoir redresser la barre.

  • Dans le Liban de la fin du XIXe siècle, un homme doit fuir son village. Repartant de rien, Wakim Nassar fonde une famille nombreuse et crée des plantations d'orangers au centre desquelles il fait bâtir la Grande Maison. Il devient ainsi un notable prospère et craint. Ce roman est l'histoire haute en couleur de l'ascension, de la grandeur et de la décadence du clan Nassar. En toile de fond défile une partie de l'histoire du pays, de l'Empire ottoman au mandat français. Un destin libanais. Né à Beyrouth en 1960, Charif Majdalani a 15 ans lorsqu'éclate la guerre civile. À 20 ans, il part en France et fait ses études de lettres à Aix-en-Provence. Il dirige aujourd'hui le département de lettres françaises de l'université Saint-Joseph de Beyrouth. Histoire de la grande maison est son premier roman.

  • En 1964, Chakib Khattar règne en maître sur le quartier Ouest de Beyrouth. Obnubilé par la conservation de son patrimoine, il ne sait lequel de ses enfants pourra lui succéder: tous lui semblent incapables ou indifférents. Pour ne rien arranger, Simone, sa préférée, vient de s'enfuir avec son bras droit, Hamid Chahine, couvrant de honte toute la famille. Alors que la guerre civile couve dans un Liban déchiré par les conflits religieux et politiques, Chakib décide de sauver son honneur déchu.

  • Au début du XXe siècle, le jeune Samuel Ayyad quitte son Liban pour l'aventure et embarque pour le Soudan.
    Sa route croise celle d'un compatriote qui transporte, démonté et chargé à dos de chameaux, un petit palais arabe qu'il espère vendre. Samuel lui achète son bagage, avec l'idée de le ramener à Beyrouth. En pleine Première Guerre mondiale, Samuel vit une véritable Odyssée le long du Nil puis à travers l'Arabie et la Syrie, jusqu'au mont Liban.

  • Au milieu du XIXe siècle, un homme apparaît avec ses fils dans les montagnes du Liban. Il s'appelle Khanjar Jbeili, mais on le surnommera vite l'empereur à pied. Il est venu pour fonder un domaine et forger sa propre légende. Sa filiation ne tarde pas à devenir l'une des plus illustres de la région. Mais cette prospérité a un prix : l'empereur a, de son vivant, imposé une règle à tous ses descendants : un seul par génération sera autorisé à se marier et à avoir des enfants ; ses frères et soeurs, s'il en a, seront simplement appelés à l'assister dans la gestion des biens incalculables et sacrés du clan Jbeili. Serment, ou malédiction ? Du début du XXe siècle à nos jours, les descendants successifs auront à choisir entre libre-arbitre et respect de l'interdit. Ouverts au monde, ils voyageront, du Mexique à la Chine en passant par Naples et Rome, de la France de la Libération aux Balkans de la Guerre froide en passant par Venise et la Grèce, pourchassant des chimères, guettés sans cesse par l'ombre de la malédiction ancestrale. Jusqu'à ce que, revenu sur le sol natal, le dernier de la lignée des Jbeili rompe avec le passé et ses interdits, à l'aube du XXIe siècle. Mais à quel prix ?

  • Mai 1964, Beyrouth, quartier de Marsad. Simone, la fille cadette de Chakib Khattar, un notable chrétien qui a fait fortune dans le négoce du marbre, est enlevée par Hamid Chahine dont elle est amoureuse. La trêve est rompue entre les deux clans rivaux de longue date. Les deux amants tentent de se marier clandestinement, mais l'enlèvement tourne court et la guerre approche.

  • Nous sommes dans la décennie qui précède le début de la guerre civile libanaise, en 1975. Fils de filateurs ruinés, le narrateur n'a de cesse qu'il n'ait relevé la fortune de sa famille et conquis, ce faisant, la femme aimée, Mathilde dite " Monde ", que sa pauvreté lui interdit d'épouser. Le voilà commis chez un marchand de tissus, puis secrétaire d'un homme d'affaires. Il a des aventures amoureuses plutôt rocambolesques, tente de diverses pittoresques façons de faire fortune, fréquente des aventuriers, des bandits des souks. Ses entreprises font long feu, jusqu'à ce qu'on lui propose d'aller clandestinement enlever les machines d'une usine textile placée sous séquestre à Alep, en Syrie.Remontées à Beyrouth dans la filature familiale à l'abandon, les machines font bientôt de lui un homme riche et courtisé. Il retrouve Monde, qui devient sa maîtresse. Mais déjà claquent les premiers coups de feu de la guerre civile. L'usine, la maison familiale restaurées sont dévastées par les combats. Qu'importe, au milieu du fracas des armes les machines seront, une fois encore, déménagées et emportées dans la montagne, dans l'espoir que revienne le temps où l'on pourra imaginer " l'avenir et une descendance heureuse " (derniers mots du livre).

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