• Alors que son mari devait rentrer d'un séjour au Maroc plus tard dans cette journée fatidique du 28 février 2007, en début d'après-midi, Geneviève Lhermitte décide de mettre fin à ses jours en emportant avec elle ses cinq enfants.
    Le 19 décembre 2008, après deux semaines de procès, Geneviève Lhermitte est condamnée par la Cour d'Assises du Brabant Wallon à la réclusion criminelle à perpétuité.
    Sur ce quintuple infanticide, l'arrêt de la cour précise que : « (...) ni le lourd passé familial de l'accusée, ni ses sentiments pénibles d'isolement et de dépendance, ni sa fragilité mentale et son état dépressif (...) ne peuvent suffire à expliquer les faits considérés comme (...) particulièrement atroces (...) ». Geneviève Lhermitte est déclarée pénalement responsable et coupable d'assassinat.
    Coupable et responsable ? L'est-elle ? Pour répondre à cette question, il convient de prendre le recul nécessaire, malgré toute l'horreur non contestée des faits.
    C'est à ce travail que s'est attelée Alessandra d'Angelo dans cet ouvrage qui a l'ambition, en interrogeant toutes les parties et en analysant les archives du procès, de contextualiser le geste posé et, par là, de tenter d'expliquer l'inexplicable.

  • Braqueur recherché par la police dans les années 1970, Jean-Claude Deffet (72 ans) fut considéré comme l'ennemi public numéro 1 en région de Charleroi (Belgique). Excès de zèle policier ? Dérives d'une enquête qui veut aboutir à tout prix ? Écoutes, surveillances, filatures, infiltrations, malgré la panoplie de moyens mobilisés, le multirécidiviste sera finalement arrêté pour des faits mineurs. Il ne « tombera » pas.
    Petit magouilleur ou trafiquant d'armes rusé, qui est vraiment Deffet ? Un personnage folklorique ou le Mesrine de Châtelet ? L'auteure décrit une époque révolue, celle du grand banditisme belge, avec ses codes de l'honneur, sa loi du silence et ses diktats. Puis elle compare ce milieu disparu des « parrains » à l'ancienne avec le crime organisé d'aujourd'hui et les bandits désormais cyberactifs, dont l'action criminelle bascule dans la revendication « terroriste » lorsque l'idéologie s'en mêle.

  • Aujourd'hui, avec la stagnation du pouvoir d'achat, des femmes, souvent mères monoparentales, se retrouvent dans l'obligation ponctuelle de pratiquer le « hard discount » pour se nourrir et nourrir leurs enfants. De jeunes étudiantes, en mal d'un logement décent à prix raisonnable, rentrent dans la spirale du « logement contre sexe ». D'autres enfin, les « sugar babies », accompagnent de riches hommes d'affaires pour financer leurs études.
    Nourrie de témoignages chocs collectés, l'auteure lève le voile sur un tabou devenu réalité sociale : la prostitution alimentaire. Ici, le plaisir a fait place au besoin.
    Nietzsche affirmait que « le corps social sécrète de la moraline ». Cette morale doit être aujourd'hui dépassée pour faire face à des phénomènes contemporains nouveaux interpellant par leur gravité économique. Il est devenu, en effet, trop simpliste à notre époque de concevoir la vente de son corps comme une simple affaire de cuisses écartées pour satisfaire une prise de corps contre rémunération.
    Mais, avec l'avènement d'une inflation avérée depuis quelques années, cet indicible luxure séculaire ne peut plus se résumer, par un clivage simpliste et politiquement correct, à une alternative réductrice qui opposerait le vice à la vertu.

  • La douloureuse affaire Wesphael a permis d'illustrer les faiblesses de la Justice belge : dérives de la détention préventive devenue punitive, obstination aveugle et déni de l'évidence, manque de moyens, etc. Combien d'inculpés, pourtant innocents, ont-ils perdu, dans Les mêmes conditions, Leur famille, leur travail, leur réputation ?
    Retraçant les sinuosités de l'enquête, ce livre s'appuie sur l'histoire de Bernard Wesphael pour analyser le fonctionnement déviant de l'institution. Il montre que plus personne n'est à l'abri d'une tragédie comme celle qui a frappé l'ex-député wallon et pose les bases d'une réflexion qui permettra de définir les contours d'une nouvelle Justice.

  • La douloureuse affaire Wesphael a permis d'illustrer les faiblesses de la Justice belge : dérives de la détention préventive devenue punitive, obstination aveugle et déni de l'évidence, manque de moyens, etc. Combien d'inculpés, pourtant innocents, ont-ils perdu, dans les mêmes conditions, leur famille, leur travail, leur réputations ? Retraçant les sinuosités de l'enquête, ce livre s'appuie sur l'histoire de Bernard Wesphael pour analyser le fonctionnement déviant de l'institution. Il montre que plus personne n'est à l'abri d'une tragédie comme celle qui a frappé l'ex-député wallon et pose les bases d'une réflexion qui permettra de définir les contours d'une nouvelle Justice.

  • En 2004, Marc Dutroux est condamné à la prison à perpétuité. Il est reconnu coupable de l'enlèvement de Laetitia Delhez et Sabine Dardenne, ainsi que de la séquestration, du viol et de l'assassinat d'An Marchal, Eefje Lambrecks, Julie Lejeune et Mélissa Russo. Depuis le printemps 2017, Bruno Dayez, son nouveau conseil, planche sur un plan de reclassement. Il estime que le détenu le plus célèbre du pays « mérite un autre destin que de finir ses jours en isolement ». Sa thèse : « Le temps passant, les gens s'améliorent ».
    Pourtant, devant la cour d'assises d'Arlon, psychiatres et psychologues avaient exclu toute forme de rédemption. La psychopathie ne se traite pas. L'imprévisibilité réactionnelle est un élément inhérent de l'illogisme d'un être humain atteint dans les méandres de son esprit. Vouloir protéger la société civile d'un tel individu, c'est faire preuve de précaution légitime.

  • INNOCENTS ? EN PRISON ! Nouv.

  • Alain Rolland, photographe de célébrités à Hollywood, a partagé, pendant plusieurs années, l'intimité de la famille Hallyday venue s'y installer. En plus de 200 photos, dans cet ouvrage, il montre, avec la tendresse et la discrétion dues à Johnny et aux siens, un autre visage du mythe.

  • Ce premier tome des aventures de Hugo & Lola est un magnifique outil au service de la liberté d'expression. A un moment-clé du combat pour le maintien des libertés individuelles et de la liberté d'opinion, ce livre s'adresse directement aux ados - et à leurs parents. Le vocabulaire est "le" vocabulaire ado, les textes de fond sont écrits pour eux, les dessins allient actualité, réflexion et rire ! Hugo et Lola revendiquent une pédagogie par le plaisir : claire, rigoureuse et drôle à la fois. L'illustration parfaite de tout ce que les jeunes ont à opposer aux idées qui tuent.

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