Tribord

  • Mémoires

    Louise Michel

    Depuis 1886, date de leur première publication par roy, les mémoires de louise michel ont été réédités par maspero puis sulliver.
    En 1993, la bibliothèque marguerite durand put acquérir un manuscrit inédit daté de 1904, formant les 2e et 3e parties des mémoires à la suite de la seule partie connue jusqu'alors. pour la première fois en un seul volume, les mémoires sont publiés intégralement et corrigés d'après sa correspondance.

  • La politique franco-africaine, autrement appelée françafrique, est extrêmement nocive.
    Après la proclamation de l'indépendance des anciennes colonies françaises d'afrique, des réseaux politiciens ont assuré la continuité du pillage du continent noir au profit notamment des hommes de pouvoir en france en plaçant des dictateurs corrompus à la tête des états nouvellement indépendants. ce texte, retranscription d'une conférence donnée fin 2003, nous propose de survoler les rouages de la françafrique et ses dérives mafieuses et nous propose quelques pistes pour de nouveaux rapports avec les peuples du tiers monde en approfondissant la démocratie à l'échelle planétaire.

  • Dominique franche est né en 1959.
    Il se passionne depuis plus de vingt ans pour l'histoire coloniale du rwanda. en choisissant de s'écarter du débat sur les responsabilités des uns et des autres, il a préféré donnerun éclairage historique sur les origines du racisme dans ce pays, qui fut publié chez mille et une nuits sous le titre : rwanda : généalogie d'un génocide. il fut alors salué unanimement pour l'intelligence du propos au point de recueillir les éloges de tout le spectre de la presse française de l'humanité au figaro.
    Pour le dixième anniversaire du génocide, dominique franche a remanié profondément son texte en envisageant quelques aspects inédits.

  • Sur la religion

    Mark Twain

    Croyant convaincu, Mark Twain était cependant profondément choqué par certains aspects du christianisme.
    Dans ce petit livre, il s'en prend violemment à Dieu, concluant au caractère intrinsèquement immoral de celui-ci. La virulence de ce pamphlet est telle que son auteur en avait interdit la publication pour les quatre siècles à venir. Heureusement sa volonté n'a pas été respectée, ce qui permet de profiter de cette réflexion, assurément dérangeante mais certainement passionnante, sur la religion. Pamphlétaire virulent et irrévérencieux, Mark Twain s'en prend à Dieu, à la religion et aux fondements du christianisme.
    Il montre les incohérences de la Bible et dénonce les crimes commis au nom de Dieu de du Christ.

  • Pendant la campagne des élections présidentielles en 2007, le candidat nicolas sarkozy a multiplié les annonces de rupture avec la politique africaine de ses prédécesseurs, dénonçant le soutien aux dictatures, la diplomatie secrète, le clientélisme ou encore les détournements de l'aide au développement, bref la " françafrique ".
    Pourtant, au regard des actes posés depuis sa prise de fonction à l'élysée, le président français n'a pas tenu ses promesses : perpétuation de relations clientélistes, discours essentialiste de dakar sur l'" homme africain ", soutien à des dictateurs, défense de l'affairisme français, intervention militaire au tchad, rôle joué par certains émissaires officieux, la politique africaine de nicolas sarkozy s'inscrit plus dans une continuité que dans une rupture.
    Elle est une perpétuation de la politique néocoloniale que chaque président français a poursuivi depuis les " indépendances " africaines.

  • En 1990, au Rwanda, le Président ami de la France est attaqué par des rebelles. C'est, au depart, une guerre civile banale. Pour protéger ses ressortissants, la France envoie des troupes qui s'installent et soutiennent le président Habyarimana : c'est l'opération "Noroît". En 1993 des accords de paix sont signés, les troupes françaises repartent.
    Et puis tout bascule le 6 avril 1994. Le président est abattu en vol par un tir contre son avion. Quelques heures après, commence le génocide des Tutsi. Il est d'une rapidité foudroyante : au moins 800.000 morts en quelques semaines.
    L'armée française intervient brièvement au début du génocide, et évacue ses ressortissants : c'est l'opération "Amaryllis".
    Elle revient plus longuement à la fin du génocide, officiellement pour mettre fin aux massacres : c'est l'opération "Turquoise" qui arrive en juin pour repartir en août 1994. Des témoins clament que la France et son armée sont complices de ce génocide, ont protégé ses auteurs, y ont peut-être même participé. Les officiers démentent fermement, parole contre parole.
    En 2014, année des vingtièmes commémorations, le génocide des Tutsis revient dans l'actualité française. En février et mars, le premier procès d'un présumé génocidaire rwandais réfugié en France se déroule devant les assises de Paris. Les médias reparlent du Kivu, cette région du Congo (ex-Zaïre) proche du Rwanda, où de nombreux génocidaires rwandais s'étaient enfuis, engendrant des troubles qui durent encore. La responsabilité de l'Etat français est à nouveau évoquée.
    Doit-on se satisfaire des interpretations selon lesquelles il y eut des dysfonctionnements classiques alors que les soldats français étaient en mission pour les Nations Unies ?
    C'est ce que ce livre se propose de déterminer d'une façon qui diffère des travaux existants : en enquêtant sur les informations attestées par les officiers eux-mêmes. Les citations (indiquées en italique) proviennent par exemple de déclarations publiques des officiers français concernés, de textes militaires internes publiés peu à peu, de documents déclassifiés par la Mission d'Information Parlementaire de 1998, voire de sources proches de l'armée française que ces officiers ne démentent pas. En les recoupant, ces informations fondent des soupçons, fournissent des indications, emportent la conviction, voire confirment complètement des accusations de gravités variées. Ainsi, la lectrice ou le lecteur qui ne connaît pas le sujet pourra se faire sa propre opinion sur la valeur de la défense des officiers, et aborder des questions dérangeantes. Des officiers français ont-ils été complices du génocide des Tutsis rwandais ? Si oui, qui, à quel niveau ? Et en ce cas, que peut-on dire de la politique de la France ?

  • Jean Gorren est un nom inconnu qui mériterait de ne plus l'être. Ce mathématicien fut marxiste par adhésion et sociologue par vocation. Il fut un militant de la gauche radicale des années 1930 à sa mort en 1970, notamment en donnant des cours à l'Université ouvrière de Bruxelles. Il a laissé peu d'écrits, essentiellement des brochures, notamment Précis de sociologie (1938) et Sociologie et Socialisme (1951), qui constituent le contenu de cette publication. Ces écrits, d'un style fluide et didactique, exposent avec beaucoup de talent intellectuel et littéraire les perspectives d'une sociologie marxiste, envisagée avec beaucoup de rigueur.
    Peu connu ou reconnu de son vivant, il n'en était pas moins apprécié d'un groupe d'intellectuels marxistes qui voyait en Gorren un personnage de référence mais forcément à la marge des grands mouvements sociaux. En effet, spécialisé dans la formalisation mathématique des phénomènes sociologiques, cherchant à préciser plus avant la valeur spécifiquement scientifique du marxisme, il n'avait pas l'attrait enthousiasmant des grandes luttes. Après la fin du communisme, aujourd'hui, un nouveau goût semble renaître pour ces réflexions plus austères chez certains intellectuels, où mathématiques et sociologie font bon ménage lorsqu'elles sont correctement appareillées - Emmanuel Todd ou encore, moins connu, René Thom (1923-2002) Dans le premier opuscule présenté, Précis de sociologie (1938), le lecteur trouvera un raisonnement court de la sociologie selon un penseur qui pratique la simplicité didactique. Dans le second, Sociologie et Socialisme, le propos exige un peu plus d'attention de la part du lecteur. Le premier opuscule allège la compréhension du suivant

  • Le livre & le CD nous plongent dans le plus grand scandale politico-financier de la France du XXe siècle. Il s'agit de la pièce de théâtre créée à partir du procès par N.Lambert et des émissions qui lui furent consacrées à FranceInter «Je m'aperçois que nous ne sommes pas face à trois personnes qui ont dérapé. C'est beaucoup plus profond que ça. Il s'agit réellement d'un système de gouvernement.» Eva JOLY De ce «casse du siècle», N.L. a tiré une pièce souvent drôle mais toujours cruelle, qui se veut tout autant la lecture d'un procès à bien des égards exceptionnel qu'un réquisitoire militant contre cette forme de colonialisme pétrolier français. Après deux heures de spectacle, Nicolas Lambert s'avance vers le public. Il n'est plus président du tribunal, ni prévenu, ni même comédien. Simplement un citoyen qui s'interroge... Pascale ROBERT-DIARD, Le Monde Le Floch-Prigent, Alfred Sirven, André Tarallo... Tous racontent et avouent, dans le texte, le pillage d'Elf... Karl LASKE, Libération / Véritable oeuvre théâtrale, portée par un auteur-comédien impitoyablement honnête. Denis BONNEVILLE, La Marseillaise

  • Profondeur, érudition et sens de l'humour sont les ingrédients de base d'un texte truffé de saveur et de couleur, écrit pour la jouissance et la réflexion.
    L'athéisme comme culmination de la maturité de la personne et comme conquête de la raison libre.

  • Nous nous engagerons avec Maïakovski dans l'écriture et toutes les formes d'art, et dans le même temps dans cette vie qui ne serait rien sans s'engager sur la brèche de l'invention, de la création, de l'imaginaire, nous rendant à la fois supérieurs à notre entité humaine, à la banalité des jours sans histoire, pour nous prouver que nous sommes plus forts que toutes les puissances du pouvoir et de l'argent, parce que nous nous devons de réinventer jour après jour le monde, parce que nous avons l'obligation de livrer les instruments de cette libération personnelle et collective à tous ceux qui ne les possèdent pas, afin de rendre le monde plus réel et la vie plus humaine.
    Jean-Michel Platier.

  • Lorsque quelques campagnes du Front national, par voie d'affiches, ont tenté de récupérer de grands personnages historiques issus de la gauche, ou de la Résistance, et en particulier Jaurès dont il est un fin connaisseur de l'oeuvre, il n'a pu accepter de voir l'histoire de France si souvent travestie et déformée par la présidente du Front national.
    Devant les tissus de contre-vérités, de calomnies, de falsifications historiques qui nourrissent systématiquement ses discours et les symboles qu'elle agite, il lui est apparu comme un enjeu de première importance de rétablir la vérité, de raconter les faits, de remettre à l'endroit ce qu'elle met à l'envers. Le FN est engagé méthodiquement depuis sa création dans une entreprise consciente de manipulation idéologique et, donc, de l'histoire.
    Il apparaît déterminant qu'une gauche authentique réponde et rende les coups. En plus de cela, cet ouvrage entend aussi répondre à une question. Existe-t-il depuis janvier 2011, sous l'impulsion de Marine Le Pen, un "nouveau Front national" ? Beaucoup l'assurent. Avec elle, à les entendre, ce ne serait plus le même parti, elle n'aurait plus les mêmes obsessions que son père ni la même idéologie.
    Au contraire, Alexis Corbière, dans cet ouvrage, s'appuyant sur l'histoire des mouvements d'extrême droite, tend à démontrer que Marine Le Pen est encore plus radicale que son père et plus conséquente que lui pour gouverner demain.
    On peut aisément la qualifier de fasciste, bien qu'elle intente des procès à quiconque la qualifie de la sorte.

  • Si tu ne crois pas, ceci est ton livre.
    Si tu doutes, ceci peut être ton livre. Si tu crois, ceci sera ton livre. Une réflexion profonde et amène sur un thème de toujours : l'athéisme. La raison face à la foi.

  • Né en 1933, Maurice Winnykamen est, à 17 ans, militant du M.R.A.P.
    Aujourd'hui, il retrace les origines et les combats du Mouvement : 1941, création du M.N.C.R, le Mouvement national contre le racisme, qui organise le sauvetage des enfants juifs sous l'occupation. 1949, le M.N.C.R. devient le Mouvement contre le racisme, l'antisémitisme et pour la paix, le M.R.A.P. 1978, le M.R.A.P. abandonne le terme fondateur, antisémitisme, et devient le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples.
    L'auteur relate le M.R.A.P. et ses luttes : contre le racisme et l'antisémitisme ; pour la paix dans le monde ; pour la reconnaissance des massacres d'Algériens (notamment en 1961) et contre l'amnistie qui couvre le crime de Charonne en 1962 ; pour une loi spécifique permettant de punir comme tels les actes racistes et l'incitation à la haine raciale. Puis, il dénonce la direction actuelle du M.R.A.P.
    Qui, du combat contre le racisme, glisse insidieusement vers le communautarisme, revendique le voile pour les filles et la viande halal à l'école, engage des poursuites judiciaires contre les professeurs, les caricaturistes, les philosophes... Il compare avec d'autres Mouvements créés plus récemment par des jeunes Français d'origine arabe, comme S.O.S racisme et Ni putes ni soumises qui, refusant toute connotation religieuse ou communautaire, élargissent à l'antisémitisme leur combat contre tous les racismes.
    Maurice Winnykamen, illustrant son propos de nombreux exemples, dénonce la prise en main du M.R.A.P. par les communautaristes musulmans et la "compréhension" de sa direction à l'égard de "l'antisémitisme des banlieues". Toutefois, tout ne lui semble pas perdu. Certaines sections du M.R.A.P. résistent à cette dérive. Il est encore temps de sauver le Mouvement, à moins qu'il ne soit irrémédiablement dépassé...


  • il m'a fallu soixante ans pour pouvoir en parler, pour isoler cet enfer intérieur, pour pouvoir le voir de l'extérieur.
    il est impossible de pouvoir oublier une expérience comme celle de l'ebre mais pendant des années je l'ai oubliée. ou peut-être l'ai je cachée par peur. ou pour me libérer inconsciemment du souvenir de l'horreur. comme si quelque chose dans mon cerveau avait fermé une porte. je ne peux pas l'expliquer, peut-être que j'avais honte de parler de ces choses. parler de mort et de guerre à des yens tranquilles qui n'ont jamais rien connu de semblable et qui sont déjà un peu fatigués de voir des filins ou de lire des romans de guerre, ce qui est, en fin de compte, tout ce qui reste des guerres.


  • De la période qui va de 1968, époque de sa " désapprobation " de l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'Union soviétique, jusqu'en 1979, date de l'invasion de l'Afghanistan et de son réalignement sur l'Union soviétique, le P.C.F.
    A traversé une période fatidique de son histoire. Pour comprendre ce revirement d'attitude, il faut établir, d'abord les soubassements historiques et démontrer, ensuite les motivations des acteurs, selon les méthodes de la politologie. Tels sont les enjeux de ce livre, afin de poser le canevas qui clarifiera les mécanismes sociopolitiques internes au P.C.F., de sa perte d'influence et de son déclin politique.
    Georges Marchais a conduit son parti dans une impasse, car tiraillés par leur double fidélité, à l'Union soviétique et aux intérêts du peuple, les militants communistes vont vivre un véritable " écartèlement idéologique ". Ainsi, apparaît clairement l'impasse du jeu politique face au poids des valeurs humaines des militants et électeurs communistes.


  • dans les termes les plus simples et généralisables, on peut proposer trois définitions basiques : le bien commun, c'est ce qui appartient à tout le monde au présent et au futur.
    le bien public, c'est ce à quoi tout le monde doit avoir droit, ici et maintenant. le service public, c'est la manière dont doivent être gérés, produits et distribués ces biens communs et publics. le passage de l'idée de l'aide à celle des biens publics, c'est celui de l'assistance aux droits des peuples et des gens. l'une se quémande, les autres se revendiquent et s'exigent. tracer l'espace des biens mondiaux les plus essentiels est indissociable aussi d'une réflexion sur l'usage des biens privés, qu'ils soient de production ou de consommation, et plus globalement sur le caractère illimité du droit à la propriété.
    ne faudra-t-il pas le replacer comme un droit second, dérivé en quelque sorte du droit d'usage équitable des choses ? locke, voltaire et plus tard robespierre, entre autres, en préconisaient déjà la limitation. la torrentielle expansion du capitalisme a balayé leurs intuitions prémonitoires, mais la question reste ouverte.

  • La course contre la honte

    Pierre Clavilier

    • Tribord
    • 16 Septembre 2006

    Quel est le point commun entre jean Jaurès, Victor Hugo, Nelson Mandela, Dostoïevski, Lamartine, Voltaire et Robespierre? Ils ont tous milité pour l'abolition de la peine de mort.
    En 1981, le gouvernement socialiste présente par son garde des sceaux, Robert Badinter, un projet de loi supprimant en France la peine capitale. Ainsi une des promesses de François Mitterrand est mise en oeuvre et c'est le 9 octobre 1981 que la loi est promulguée. Événement majeur par l'ampleur des débats qu'elle a alors suscités, un gouvernement de gauche a eu le courage de prendre à contre-pied l'opinion publique.
    Ce livre présente textes et témoignages de la lente histoire de cette Course contre la honte qui demeure plus que jamais d'actualité.

  • Réalisme, dérision et sens de l'humour sont les ingrédients de ce petit manuel à l'usage du fumeur de pétards, des parents et des flics, texte savoureux et coloré écrit pour la jouissance de l'esprit.
    Le prix de ce livre, lu en six bouffées, est indexé sur le paquet de fum'tue. L'auteur a écrit d'autres ouvrages qui n'on rien à voir avec celui-ci. Que lui est-il donc passé parla tête ? Est-il lui-même une victime de ce fléau qui menace la sécurité de la planète ? Laissons aux lecteurs le soin de juger de la santé mentale de Didier du Castel.

empty