Littérature générale

  • La suite de notre petit périple à travers les rues étroites de Montmartre, en passant par des établissements de plaisir fréquentées par une clientèle d'humeur festive, va lentement se diriger vers un univers plus inquiétant dans lequel la quête des paradis artificiels prime de plus en plus au fil des années.
    Le vice est de plus en plus présent et on assiste à une augmentation des crimes liés à l'homosexualité. Les clients des putes, pour certains, doivent parfois faire face à la « dure réalité » de leur partenaire, d'une nuit. La violence est bien sûr toujours présente, mais les rivalités ne tournent souvent plus autour d'une « gagneuse » et de son turf, mais des portes cochères et autres poubelles pour planquer la réserve des dealers.
    Le principal est qu'à Pigalle on trouve toujours ce qu'on est venu chercher.

  • Ce 21 décembre 1911, deux hommes armés braquent la succursale de la Société Générale de la rue Ordener, dans le XVIIlè arrondissement, à deux pas de Montmartre.
    Ils s'enfuient en auto. C'est la première fois que des malfrats utilisent une voiture volée, pour dévaliser un établissement bancaire. Jules Joseph Bonnot, né en 1876 dans le Doubs, était un précurseur ! Jacques Mesrine aurait pu être son émule. La bande à Bonnot vient d'entrer dans la légende, une légende où se mêlent grand banditisme et anarchisme. Jules Bonnot, le détrousseur des riches qui devait devenir ennemi public n° 1 et mourir sous les balles de la police était un militant pur et dur.
    Le début du siècle, juste avant la grande guerre qui va faucher des millions de jeunes gens, avait vu fleurir cette espèce de révoltés qui ne voulaient " ni Dieu, ni maître ". Leur vie ne valant rien à leurs yeux, ils n'hésitaient pas à tuer, multipliant attentats et assassinats. Voulant embraser le monde, comme s'ils avaient pressenti la boucherie à venir.

  • Montmartrois par ses amis, Picasso, Apollinaire, Max Jacob, et par son goût du canular, " poète breton et pêcheur à la ligne professionnel ", cycliste monomaniaque, il a été dévoré par sa créature, le père Ubu, joué au pied de la Butte. Mais son oeuvre est beaucoup plus complexe et reste à redécouvrir. Célébrons le centenaire de sa mort, le 1er novembre 1907.

  • Célèbre par Les Croix de bois et l'invention de l'âne peintre Boronali, journaliste pour Clemenceau, il a inventé le canular moderne, bien avant Francis Blanche. Le seul à se raser au Louvre, devant La Joconde ! Il est le témoin n°1 de l'histoire de la Butte. Avec tendresse, minutie, mais sans complaisance.

  • Elle incarne la liberté et la justice, ce n'est pas facile d'être une statue de la démocratie en marche. On a fait le l'institutrice passionnée de la Butte une martyre. Elle a servi de drapeau aux uns et aux autres. Mais elle n'a jamais fait de concessions. Y compris dans son propre camp. Forte ? Sans doute. Inflexible, sûrement.

  • Le "saint" le moins recommandable mais le plus séduisant. Une légende à lui tout seul. Une prodigieuse faculté d'invention et de dérision qui a fait parfois oublier son talent de poète. Mais il a fait de sa vie un poème dont la dernière strophe est tragique. Inventeur de Picasso. Trop complexe pour être accessible ?

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