La Simarre

  • La petite Fadette

    George Sand

    Dégoûtée par l'échec de la révolution de 1848, George Sand est rentrée à Nohant et retourne à ses moutons, c'est-à-dire à ses contes champêtres où elle décrit un monde idyllique qui la console des déboires du temps.
    Car La petite Fadette est un conte de fée, une Cendrillon berrichonne. Comment une petite sorcière de 16 ans, laide, pauvre et méprisée, jette son dévolu sur un jeune prince de son âge, Landry, beau, riche et honoré, comment elle s'en fait aimer, triomphe de la jalousie du jumeau Sylvinet et des médisances, devient belle, riche et estimée, réalisant le rêve rousseauiste d'un monde où le bien l'emporte.
    La peinture admirablement naïve des moeurs paysannes, digne d'un Chardin, un style qui fusionne sans heurt langue populaire et langue littéraire, font de ce roman une réussite sans égale. Le plaidoyer pour la tolérance et la justice reste toujours d'actualité. Fadette, Landry et Sylvinet, ont, comme Cosette, gagné le panthéon populaire de notre mémoire collective.

  • Vers Ispahan

    Pierre Loti

    Au retour de l'Inde, en 1900, Pierre Loti visite la Perse pendant quelque six semaines. Il dresse un tableau des moeurs féodales d'un pays tenu à l'écart du monde. Cette édition est complétée par des notes inédites et des photos de l'auteur datant de 1900.

  • Mauprat

    George Sand

    Au seuil de sa vie, Bernard de Mauprat raconte l'amour qu'il a éprouvé pour sa cousine Edmée, la seule femme de sa vie, l'amour que celle-ci lui a donné et les épreuves qu'elle lui a fait subir avant de l'accepter pour époux. Mauprat est un roman d'éducation puisque le jeune Bernard, séquestré par ses oncles, ne sait même pas lire.
    George Sand profite de ce personnage exemplaire pour nous faire découvrir les multiples facettes de la parole humaine... Du récit au plaidoyer, de la promesse à l'aveu, tous les types de discours, toutes les façons de communiquer figurent dans Mauprat. Dans ce roman - plus une fable philosophique qu'un roman historique - situé à la fin du XVIIIe siècle dans le Berry, le récit nous emmène, à travers un détour par la guerre de libération des États-Unis, au seuil d'une modernité moins injuste. Mauprat est un roman optimiste et profondément rousseauiste.

  • Le désert

    Pierre Loti

    Le Désert est le premier volet d'une trilogie dont les deux autres La Galilée et Jérusalem sont parus chez le même éditeur.
    Ce livre retrace le voyage effectué en 1894 par l'auteur à travers les solitudes du Sinaï. Intensité de la lumière, splendeur des paysages minéraux, somptuosité de l'écriture : certaines pages de ce livre sont de véritables morceaux d'anthologie.

  • La Galilée

    Pierre Loti

    Pierre loti (1850-1923) fut un romancier à succès et un mondain courtisé.
    C'est pourtant le même homme qui, délaissant les honneurs, partit pour le sinaï en février 1894.
    Son ami claude farrère le décrivait comme " un agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à dieu ", d'où ce voyage en terre sainte qui nourrira son inquiétude religieuse et lui inspirera l'une de ses oeuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle sous forme de triptyque.
    Après avoir saisi l'intemporalité et la virginité du sinaï (le désert), il observe minutieusement églises et pèlerins dans jérusalem avant de peindre des paysages en mots, les evangiles à la main tel un guide (la galilée).

  • Pierre loti (1850-1923) fut un romancier à succès et un mondain courtisé.
    C'est pourtant le même homme qui, délaissant les honneurs, partit pour le sinaï en février 1894. son ami claude farrère le décrivait comme " un agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à dieu ", d'où ce voyage en terre sainte qui nourrira son inquiétude religieuse et lui inspirera l'une de ses oeuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle sous forme de triptyque. après avoir saisi l'intemporalité et la virginité du sinaï (le désert), il observe minutieusement églises et pèlerins dans jérusalem avant de peindre des paysages en mots, les évangiles à la main tel un guide (la galilée)

  • Au Maroc

    Pierre Loti

    Avec au maroc, en 1890, pierre loti invente sa formule et, d'emblée, il atteint une maîtrise absolue.
    Ce récit d'une ambassade à la cour de fez va bien au-delà de l'anecdote, en soi fort intéressante puisqu'il s'agissait, à l'époque, d'un royaume secret où les étrangers ne pénétraient que rarement : la sensibilité de l'auteur s'exprime à travers l'écriture, mais aussi à la manière d'un peintre et d'un musicien. cette édition est complétée par un mois du journal intime inédit qui comprend, notamment, une visite à tétouan.

  • Écrivain discret, secret, rare, hors mode, Julien Gracq, le dernier de nos classiques, l'ermite de Saint-Florent-le- Vieil, l'homme du tête à tête, qui n'aspirait qu'à un anonymat protecteur, a été malgré lui, ce 3 décembre 1951 à 12 h 26, plongé au coeur d'une folle tempête médiatique en refusant pour son roman, Le Rivage des Syrtes, le plus ancien et le plus recherché des prix littéraires français, le prix Goncourt.
    Une page étonnante de la vie littéraire française retracée ici en trois tableaux de 1948 à 1951.

  • «Ecoutez ; ma vie, c'est la vôtre ; car, vous qui me lisez, vous n'êtes point lancés dans le fracas des intérêts de ce monde, autrement vous me repousseriez avec ennui. Vous êtes des rêveurs comme moi. Dès lors tout ce qui m'arrête en mon chemin vous a arrêtés aussi. Vous avez cherché, comme moi, à vous rendre raison de votre existence, et vous avez posé quelques conclusions. Comparez les miennes aux vôtres. Pesez et prononcez. La vérité ne sort que de l'examen.» (Histoire de ma vie, I, 2) Parue en 1854-1855, Histoire de ma vie a été portée plus de sept ans par son auteur, rédigée vaille que vaille dans une période difficile : au moment où la jeunesse s'enfuit, où le romantisme passe de mode et où les espoirs de 1848 sont abattus pour longtemps. George Sand y dit sa vérité : non pas les petites histoires qu'attendent les curieux, mais «la vie intérieure, la vie de l'âme» de la petite Aurore devenue George. Et Sand ne parle pas que d'elle : amplifiant peu à peu le projet autobiographique, la voix singulière de cette «enfant du siècle» donne aussi corps et gloire à toute une génération.
    Cette édition reprend près des trois quarts du texte original en privilégiant le récit continu de la vie de l'auteur.

  • Sète, la Venise Languedocienne, entre mer, canaux et étang de Thau, a abrité bien des artistes. La mer les a sans doute inspirés, comme elle inspire Jean-Jacques Santini. Gla- nant sur ses plages des trésors polis et façonnés par les vagues et le sable, il compose ensuite des mosaïques, issues de ses voyages, de l'Antiquité ou de sa rêverie du moment. Chaque mosaïque est décrite et contée de sa source à sa réalisation, nous invitant à rêver et voyager à notre tour.

  • Le monde des amateurs d'art attendait depuis longtemps un ouvrage à la fois explicatif et synthétique concernant les peintres de la vallée de la Creuse. C'est désormais chose faite avec ce livre qui répond précisément à ces exigences et présente, pour la première fois et entre autres...
    La magnifique série de Claude Monet exécutée à Fresselines en 1889, l'exceptionnelle profusion de paysages de Crozant du pionnier impressionniste Armand Guillaumin, les spectaculaires recherches de Francis Picabia entamées dans la Creuse de 1909 à 1912, les débuts du jeune Émile-Othon Friesz qui a affûté ses griffes de « fauve » sur les arbres de la Sédelle. On y découvrira aussi, pour beaucoup, le talent méconnu d'un des meilleurs postimpressionnistes français : Léon Detroy. Ces paysagistes, tous de la grande époque de la peinture en plein air, sont habituellement regroupés sous l'appellation « École de Crozant ». On mesure ici, avec une sélection d'une cinquantaine de peintres illustrés par plus de 120 reproductions en haute définition couleurs, l'importance de cette école dans l'histoire de la peinture impressionniste et postimpressionniste..

  • On découvre à travers ce voyage entre Nivernais et Anjou des paysages, des personnages, des châteaux et des masures, des bêtes à plumes, à poils ou à écailles, des fantômes du passé et des promesses d'avenir... Autant d'enchantements exprimés dans une langue riche, libre, profonde comme les eaux du fleuve et qui nous réconcilient avec la véritable harmonie du monde.

  • Une jeunesse absolue habitait son être.
    Avec humour et lucidité, elle écrivit :
    « Voilà qu'à l'âge où d'autres finissent, je prétends commencer ! Mon cas est grave. » Infiniment libre et joyeuse d'apprendre, éternelle enthousiaste, Colette, l'amoureuse de vivre, fera de ses jours une naissance renouvelée, un perpétuel apprentissage d'aimer - les hommes, les femmes, les animaux, la nature - comme si le monde n'était qu'un jardin rayonnant qui ne cessait d'offrir à son âme des sources d'émerveillement où approfondir sa connaissance et pérenniser ses élans.

  • La Touraine de Balzac est à la fois celle qu'il a connue et celle qu'il a rêvée : la superposition de ces deux espaces fait tout le charme de la lecture, surtout pour qui est familier des lieux et de leurs noms.
    Les trois nouvelles que nous avons choisi de regrouper ici sont les plus représentatives de cette Touraine mythique, quasi exotique, terre de passion et de violence.
    A Saint-Cyr-sur-Loire, où Balzac a passé sa première enfance, la Grenadière n'est plus habitée, mais elle est intacte et semble attendre pour l'éternité que se ranime lady Brandon et que les deux petits garçons modèles viennent embrasser leur mère.
    Quant à la Grande Bretèche toute proche - quoique transportée à Vendôme dans le récit de Balzac - elle est le symbole même du mystère. Un jeune médecin mène l'enquête. Il s'appelle Horace Bianchon, l'auteur lui ayant fait don des initiales de son propre nom.
    L'Apostrophe est un conte qui lui aussi se passe en partie à Saint-Cyr, décidément promu par l'auteur paradis des amours défendues. Mais comme on est en pays " drolatique ", où l'adultère ne saurait être condamné, c'est le méchant jaloux qui meurt au dénouement...
    Car l'Apostrophe remonte à l'époque bénie où la Loire se traversait en bateau : dans l'imaginaire balzacien, il s'agit du temps édénique et archaïque d'avant le péché originel, celui de l'enfance et du bonheur.
    Ce volume contient, dans leur version originale de 1832, La Grenadière, Le Conseil et l'Apostrophe, Le Conseil, qui réunissait en 1832 Le Message et La Grande Bretèche, n'a jamais été repris dans La Comédie humaine.
    Nicole Mozet.

  • J'vous donnerai toujours ma guitare, et tout l'amour qu'il y a dedans, celui qui me vient des étoiles, du bout du monde, du fond du temps, mais prenez garde au temps qui passe, l'amour ne laisse pas de traces le souffle du vent les efface...

  • Les mangeux d'terre

    Gaston Couté

    Dans un coin de Beauce, il arrive, dit-on, que certains soirs le souffle du vent ramène le chant d'un chemineau : le poète chansonnier Gaston Couté (1880-1911).
    A 18 ans, il quitte son moulin de Clan et les bords de la Loire pour Paris et la bohème. Il bâtit une oeuvre âpre, ardente, sans concession. Son patois, ses mots épousent la musique du ruisseau qui pousse la roue du moulin de l'enfance. Il meurt à 31 ans, miné par l'alcool, la révolte et la misère des hommes, dispersant ses textes, ou les cédant pour quelque argent. Sous le titre Les Mangeux d'terre Gérard Pierron et Gaston Coutant ont réuni les meilleurs poèmes et chansons de Couté, illustrés par Line Sionneau.
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  • Jeanne

    George Sand

    Cette vierge gauloise, ce type d'Holbein, ou de Jeanne d'Arc ignorée, qui se confondaient dans ma pensée, j'essayai d'en faire une création développée et complète.
    Mais où la trouver dans la société moderne ? Je crus ne pouvoir la trouver qu'aux champs, pas même aux champs, au désert, sur une lande inculte, sur une terre primitive qui porte les stigmates mystérieuses de notre plus antique civilisation. Ces coins sacrés où la charrue n'a jamais passé, où la nature est sauvage, grandiose ou morne, où la tradition est encore debout, ou l'homme semble avoir conservé son type gaulois et ses croyances fantastiques, ne sont pas aussi rares en France qu'on devrait le croire après tant de révolutions, de travaux et de découvertes.
    Quand on se trouve dans une de ces solitudes où semble régner le sauvage génie du passé, cette pensée banale vient à tout le monde ; "On se croirait ici à deux mille lieues des villes et de la société." On pourrait dire aussi bien qu'on s'y sent à deux mille ans de la vie actuelle.

  • Nanon

    George Sand

    Nanon est un roman historique dont l'action se passe en Creuse et en Berry pendant la Révolution. Celle qui parle et qui raconte sa propre histoire est une paysanne, Nanon, née en 1775. Elle vit à Valcreux (Moutier d'Ahun) et, comme les autres paysans du village, elle achète les terres mises en vente par l'État et commence à s'enrichir.
    Mais Nanon est aussi un roman d'aventures : en 1793, la petite paysanne est obligée de se réfugier à Crevant, en Berry, pour protéger le jeune homme qu'elle aime, Émilien, fils d'une famille noble exilée à l'étranger. Malgré cette épreuve, les deux jeunes gens ont confiance dans la Révolution. Tandis qu'Émilien accomplit son devoir de soldat, Nanon fait fructifier le domaine du Moutier, dont elle est devenue propriétaire. La petite fille, qui avait commencé par élever un mouton, est devenue châtelaine et marquise par son mariage avec Émilien. Pour George Sand, la terre doit appartenir à ceux qui la cultivent, il n'y a pas de contradiction entre ses convictions socialistes et cette défense de la petite propriété. Nanon est un texte réaliste (la révolution est difficile) mais optimiste (elle est possible). L'histoire d'amour ressemble un peu à
    un conte de fées, mais elle est aussi très moderne, parce que les deux partenaires vivent leur relation dans une totale égalité. Texte intégral établi, présenté et annoté par Nicole Mozet.

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