Sciences humaines & sociales

  • Essai littéraire présentant la vie de l'écrivain Thomas Bernhard, à travers l'angle original de ses relations avec les femmes.

  • Le 15 mai 1968 au soir, des centaines de manifestants, essentiellement des étudiants et des intellectuels, s'emparent du théâtre de l'Odéon, dirigé par Jean-Louis Barrault. Le bâtiment est alors occupé et cesse toute activité théâtrale. Il se transforme en une tribune libre, ouverte à tous, de jour comme de nuit ; des centaines de milliers de personnes vont y défiler - jeunes et vieux, bourgeois et ouvriers, anonymes et personnalités... Ici, chacun pourra prendre la parole, s'exprimer sur la vie, la société, le monde, ou bien simplement écouter, observer en curieux... L'expérience va durer un mois, jusqu'à l'intervention des CRS, le 14 juin.

    Publié en 1968, La Prise de l'Odéon est l'histoire de cette aventure unique, racontée par l'un de ses instigateurs et animateurs. L'ouvrage, jamais réédité, offre cinquante ans après un témoignage de première main sur un épisode à la fois connu et méconnu de mai 68. Historien et romancier, révolutionnaire apolitique, individualiste et mystique, Patrick Ravignant livre un récit aussi passionné que passionnant, plein d'intensité, de ce véritable happening démocratique. La Prise de l'Odéon vibre d'une énergie folle et résonne de façon étonnamment moderne. Car il y avait du Nuit Debout avant l'heure, dans la prise de l'Odéon...

  • « Dans mon cas, la métaphore de l'intoxication était juste, il y a des livres qui empoisonnent la vie. Je me place explicitement dans une perspective biologique et sociale : ces livres ont perturbé mon organisme. Pour le dire avec Spinoza, ils ont augmenté ma tristesse et diminué ma perfection. Mon sens intime, mon sens social, ont été sérieusement touchés. La vie m'est devenue difficile. J'ai eu bien du mal à persévérer dans l'être. » Au menu :
    Les Fleurs du Mal, Baudelaire.
    Voyage au bout de la nuit, Céline.
    Une saison en enfer, Rimbaud.
    Mémoires d'Hadrien, Yourcenar.
    Belle du Seigneur, Cohen.
    À la recherche du temps perdu, Proust.
    L'Innommable, Beckett.

  • Les entrées de ce dictionnaire se caractérisent par trois principes : la notoriété de l'injurié, la qualité de celui qui injurie, et le caractère outrancier, humoristique ou d'une absolue mauvaise foi de l'insulte. En voici quelques exemples...

    ''Tant et tant d'arrivisme pour arriver si peu !'' Salvador Dali, au sujet d'Aragon.

    ''Qu'il soit devenu, j'allais dire le pape de la psychiatrie, ne m'étonne pas. Il a toujours eu le goût du canular.'' Louis Leprince-Ringuet, à propos de Jacques Lacan.

  • Cette revue, dont c'est le premier numéro, se veut singulière à plus d'un titre : par son rythme de parution (elle est annuelle) et son format (13x18 cm, poche). Par son contenu, aussi, qui n'a d'autre unité que les admirations, goûts et trouvailles de son éditeur. Pas de thématique donc.

  • De 1988 à 1999, Didier Lestrade a publié dans Libération des chroniques consacrées à un genre musical absent jusque-là de la presse française, la " dance music ".
    La part belle était faite à la house, née au milieu des années 8o à Chicago, Detroit et New York. Drôles et vivants, parfois lyriques, voire nostalgiques, écrits dans un style très personnel, les articles de Didier Lestrade ont nourri et inspiré des milliers de lecteurs. L'auteur y séduit par sa générosité et sa spontanéité, par sa liberté et un amour sincère de la musique qu'il défend. Ce livre propose une sélection (effectuée par l'auteur) de ces centaines de chroniques.
    Une formidable occasion de revivre l'âge d'or d'une musique qui, après être longtemps restée un minuscule courant underground, constitue désormais le fond sonore de notre époque.

  • Clairvaux, instants damnés a pour cadre la prison de Clairvaux où l'auteur a passé une grande partie de sa vie.
    Des hommes hors normes s'y côtoient : des prisonniers, sous la surveillance vigilante d'une poignée de " matons ". La drogue et l'alcool y circulent, et la solidarité n'y est pas un vain mot. Dans ce décor qu'il dit avoir " aimé " malgré tout, Régis Schleicher expose comment un homme doit, s'il veut survivre sans pour autant se renier, tuer celui qu'il a été pour pouvoir se reconstruire. Un témoignage exceptionnel sur les très longues peines.

  • Vivre libre

    Claire Gallois

    En retraçant l'histoire de Mohamed Bouazizi qui, à force de brimades et d'humiliations, s'est immolé le 17 décembre 2010, Claire Gallois nous apporte un éclairage sur les événements qui ont conduit le peuple tunisien à se soulever contre une didacture impitoyable et à balayer le système de népotisme et de corruption institué par Ben Ali.

  • Et si Jeanne d'Arc, l'héroïne de nos livres d'histoire, la petite bergère de Domrémy, Jeanne la bonne Lorraine de François Villon, la guerrière qui libéra Orléans à la tête d'une troupe de soudards et fit couronner roi Charles VII à Reims n'avait jamais existé ? Si elle n'avait été qu'un stratagème, une illusion volontairement entretenue pour des raisons purement politiques ? Si celle que nous connaissons sous le nom de la Pucelle avait été en réalité Philippe, fils adultérin d'Isabeau de Bavière et de Louis d'Orléans, frère du roi Charles VI ? Voici la thèse iconoclaste que soutient François Ruggieri dans ce texte inclassable, à mi-chemin entre le roman de chevalerie et la thèse historique. On ne peut qu'être ébranlé par les documents que révèle l'auteur et qui poussent à s'interroger : le mythe de Jeanne d'Arc ne serait-il qu'une gigantesque mystification ?

  • De la naissance de la République à nos jours, un florilège tour à tour amusant, ridicule et parfois terrible de ce que les hommes politiques français ont dit et écrit de leurs adversaires.
    Tribuns de la Révolution française, anarchistes, francs-maçons, radicaux, communistes, cagoulards, collaborateurs... insulteurs ou insultés, tous ceux qui se sont un jour mêlés de politique défilent dans ce dictionnaire.

  • Un matériau réfractaire se définit par un point de fusion élevé, une haute dureté, une faible vitesse d'évaporation et la résistance à certains milieux corrosifs.
    Ainsi en va-t-il de l'écrivain réfractaire : sa propension à l'insoumission le rend résistant à toute forme de conformisme et ses écrits demeurent imperméables à l'usure du temps. Voici donc une anthologie subjective, partiale, voire de mauvaise foi, qui, à travers une cinquantaine de portraits d'écrivains français du XIXe siècle à nos jours, décrypte des personnalités hors du commun et dessine une certaine idée de la littérature à contre-courant de la pensée dominante.

  • Ils vivent en plein désert, au plus profond de la toundra ou encore à flanc de montagne, leurs parents n'ont pas d'argent, ils ont besoin d'eux pour travailler à la maison, le chemin qui mène à l'école est redoutable...
    Pourtant, à travers le monde, des dizaines de milliers d'enfants se battent chaque jour pour rejoindre coûte que coûte leur école. Face à une adversité de tous les instants, aux quatre coins de la planète, ces petits héros de la vie quotidienne, par leur détermination, leur courage, leur volonté de se construire une autre vie, sont un modèle de vitalité.
    Après le merveilleux film de Pascal Plisson, Sur le chemin de l'école, découvrez l'aventure de sept écoliers extraodinaires, révélés par l'écriture magistrale de Marie-Claire javoy, la scénariste du film.

  • La vie des hommes

    Olivier Bardolle

    Ce livre termine le cycle d'observation du monde contemporain occidental, commencé il y a dix ans. Il décrit une décennie de bouleversements profonds avec l'explosion des nouvelles technologies et des problèmes écologiques. Il analyse l'évolution des moeurs, des valeurs, de la sexualité, du langage ou de la notion de différence.

  • Juin 2011, la découverte de la diffusion prématurée sur Internet d'un des exercices de l'épreuve de mathématiques du baccalauréat série S impose la réévaluation des 160 166 copies concernées.
    Une mesure d'exception face à un événement marginal ? Ce n'est pas l'avis de Marie-Estelle Pech qui rappelle qu'en France plus de 10 % des étudiants avoueraient avoir déjà triché. Dans ce document édifiant, elle retrace l'essor universel d'un phénomène "aussi vieux que l'Homme" et s'alarme de l'augmentation exponentielle des tentatives de fraude depuis l'avènement des nouvelles technologies. Elle s'interroge aussi sur la normalisation de la triche qui semble aujourd'hui s'imposer comme "le symptôme d'une société en faillite morale".

  • En Occident, depuis près d'un demi-siècle, les idées progressistes tiennent le haut du pavé.
    Il semblerait pourtant que l'on redécouvre aujourd'hui certaines vertus à la pensée réactionnaire. Ne serait-ce qu'une capacité de résistance certaine aux ravages de l'hypermodernité et aux bienfaits immodérés de la pensée unique. Sans tomber dans le manichéisme propre à l'époque, ce petit traité, particulièrement tonique, dénonce les fausses valeurs avec jubilation et poussera chacun, qu'il se prétende de droite ou de gauche, à réviser son catéchisme idéologique.
    C'est ainsi qu'Eric Naulleau, réputé de gauche, n'a pas hésité à préfacer ce texte en toute indépendance d'esprit. A lire sans modération

  • Publié en 1979, et depuis longtemps introuvable, ce Second manifeste camp est le premier ouvrage de Patrick Mauriès. Éclairé par les figures tutélaires d'Andy Warhol et de Roland Barthes, ce traité chic, savant et désinvolte, théorique et ironique, en tout cas unique en son genre, tente de redéfinir une notion mise en lumière par l'essayiste Susan Sontag en 1964. « Dandysme postmoderne », ni mondain, ni snob, ni kitsch, et tout cela à la fois, le camp selon Patrick Mauriès navigue entre culture élitiste et mauvais goût assumé. Procédant par fragments, et à coup de références, l'auteur fait cohabiter les films de Werner Schroeter, les publicités Dim, la peinture baroque italienne, la disco, Jean-Jacques Schuhl, la haute couture et la mode vintage, Winnie the Pooh, McDonald's, le salon de thé Angelina, le Palace, etc. Un mélange des genres dont la modernité reste intacte.

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