Sciences humaines & sociales

  • L'idée de ce livre est de dresser, dans la Hague, un inventaire des vestiges allemands de la Seconde Guerre mondiale. Il donne à découvrir l'état actuel de ses fortifications, où les Alliés se sont battus et ont payé de leurs vies. Il s'attache à valoriser ce patrimoine guerrier, récent mais précaire, afin de le transmettre aux générations futures. Un véritable guide historique et touristique ! À découvrir, un circuit de 10 balades.

  • Passionné par l'histoire de sa ville et celle de son port, Gérard Destrais nous offre une balade dans les rues de Cherbourg afin de nous faire découvrir les commerces d'hier et ceux d'aujourd'hui. Il s'est lancé dans une recherche approfondie des enseignes cherbourgeoises qui sont restées gravées dans la mémoire des habitants du Nord-Cotentin. Cet ouvrage est conçu comme une promenade qui va nous replonger dans un passé plus ou moins lointain. L'histoire de certains établissements fait partie de notre vie de tous les jours, et beaucoup de nos concitoyens se souviennent encore de l'animation des rues de Cherbourg où il était bien difficile de trouver un pas-de-porte à vendre ou à louer.

  • 70 ans après avoir été abattus, l'histoire des aviateurs alliés tombés sur le Cotentin au printemps 1944 mérite d'être connue. Si nombre d'entre eux ont péri ou ont été faits prisonniers en effectuant leur devoir, quelques-uns ont eu non seulement la chance de survivre, mais surtout d'échapper à la capture. De ces évasions sont nées d'extraordinaires aventures humaines grâce à l'aide de la population locale pourtant exposée à l'aveugle répression de l'occupant, mais aussi aux bombes et à la mitraille de ceux-là mêmes à qui elle allait porter assistance une fois tombés à terre.

    Du déroulement détaillé de la mission qui allait provoquer leur chute en territoire ennemi jusqu'à leur libération, ce livre reconstitue l'épopée de plusieurs pilotes et équipages américains qui ont connu de telles aventures. Des aviateurs qui ont croisé sur le chemin de leur évasion des Manchoises et des Manchois d'exception dont l'existence a été changée, si ce n'est bouleversée, par ces rencontres. Une facette un peu plus intime de l'histoire de la seconde guerre mondiale qui permet de mettre en lumière le rôle encore trop méconnu des civils manchois ayant secouru ces aviateurs en fuite et de retrouver un peu d'humanité dans ce conflit qui allait broyer tant de vies.

  • Ce livre, au titre évocateur, se propose d'explorer un aspect fort méconnu, et pourtant si original, du système éducatif français.
    Après la " communale " généralisée dans les villages, certificat d'études en poche ou non, peu de choix s'offraient : dans les campagnes, on aidait aux travaux des champs, à la ville, on gagnait le chemin de l'usine. Les plus érudits pouvaient éventuellement accéder au lycée mais il faut bien avouer que " poursuivre ses études " était avant tout réservé à une élite, fils ou filles de familles nanties.
    Les écoles primaires supérieures instituées par la loi Guizot de 1833, puis la multiplication des cours complémentaires, on conduit à démocratiser les études supérieures et ont permis aux classes les plus modestes, aux enfants du peuple, d'accéder à des métiers jusqu'alors réservés aux enfants de riches. Ecoles primaires supérieures et cours complémentaires ont formé de nombreux élèves, filles et garçons.
    Beaucoup en ont gardé des souvenirs émus. Ce livre, tant par la richesse et la précision de la documentation que par l'abondance iconographique, est aussi utile qu'essentiel à la compréhension des incessants débats autour du principe de collège unique et, plus généralement, de la situation de ce qui est convenu d'appeler l'école moyenne.

  • Il est ici question de l'endroit où l'on vit. La maison, l'appartement ; le toit que l'on a, ou que l'on n'a pas. Notre habitation parle de nous, de notre mode de vie, de nos choix ou de nos renoncements, de nos envies. En Bretagne, des parpaings avec vue sur mer. À Madison, des bardeaux de bois. En Provence, de la pierre éclaboussée de soleil.

  • Une charge sous forme d'abécédaire contre ceux qui ont fait durer le scandale du travail avec ou dans l'amiante.
    Le scandale patronal qui montre que les patrons esquivent le danger ou la responsabilité. Le scandale de la justice qui s'ingénie à réduire l'affaire amiante, une catastrophe sanitaire.

  • Le but de cet ouvrage est de conserver la mémoire d'une page d'histoire exceptionnelle des deux cantons de Quettehou et Saint-Pierre-Eglise. Des documents, des articles, des témoignages ont certes été publiés en grand nombre à ce sujet dans la presse locale ou sous forme de mémoires et d'ouvrages dont on trouvera la liste dans la bibliographie. L'ambition de l'auteur a été de rassembler ces écrits épars et les enregistrements qu'il a lui-même réalisés pour en faire une oeuvre de Mémoire aussi aboutie et construite que possible.

  • Il y a des postérités qui se bonifient au fil du temps. Il y en a certaines qui semblent se bâtir par secousses, en vagues successives que le ressac de l'histoire s'ingénie à faire disparaître. Celle de l'abbé Charles Irénée Castel de Saint-Pierre, Premier aumônier de Madame et abbé de Tiron pourrait en être la vivante illustration. Il était accaparé par les femmes d'esprit de son temps. Il était souvent brocardé par les plus célèbres de ses contemporains aux premiers rangs desquels s'avancent Voltaire et Saint-Simon. Il fut chassé de l'Académie française au prétexte fallacieux d'avoir osé ternir l'image, pourtant bien pâlie, du Roi Soleil. Il fut la raison de la fermeture du club de l'Entresol où ses échanges devenaient nuisibles au bon gouvernement de l'Etat. Mais il ne fut jamais réellement pris au sérieux sinon par Leibniz et, plus tard, par d'Alembert. Il a vécu 85 ans. Il a pourfendu l'Eglise catholique sans en déclencher les foudres. Il a proposé des réformes, qui sont marquées au coin de l'utilité et du bon sens : la taille tarifée, la suppression de la vénalité des charges, l'entretien des voies de communication. Il était atteint d'un mal étrange qui le poussait à proposer, sur pratiquement toutes les questions, des solutions certes mûrement réfléchies mais en général accompagnées de la création de quelque académie.

  • Le temps des copains

    Daniel Lesage

    • Isoete
    • 3 Décembre 2011

    Gégé, Clément et Francis avaient 16 ans en 1962.
    Ils vivaient dans un petit village rural du Cotentin. C'était le temps des copains, du nouveau franc, des boums, des Mobs bricolées, des cheveux longs, des blousons noirs, des pantalons "pat'd'éph" et des premiers émois amoureux. Séparés par les exigences de la vie, cinquante ans plus tard ils se retrouvent. Moment privilégié pour les trois comparses de revisiter l'enfance, les années d'écolier et les frénésies d'une adolescence aux prises avec un monde en effervescence.
    Une époque où la machine à laver le linge, la botteleuse, le transistor, la télévision, le moulin à café et... la clôture électrique chamboulent les usages. Teinté de patois normand, le récit romancé, narré à la première personne du singulier, est une truculente évocation d'un temps révolu, générateur de destins improbables sinon prémonitoires.

  • La passagère

    Eric Degive

    • Isoete
    • 1 Décembre 2010

    Ce récit d'une histoire amoureuse qui se situe entre l'île de Chausey et Granville est la colonne soutenant un véritable travail d'artiste.
    Les aquarelles d'Eric Degive, fouillées, précises, tout en détails font état de lumières froides propres à rendre une ambiance particulière aux rivages marins très en rapport avec le mystère de l'intrigue. C'est un beau livre.

  • En mai 1788, Blondel incarne un des courants destinés à disparaître de l'horizon national : celui des élites classiques porteuses de réformes, profondément attachées à l'unité nationale et soucieuses de maintenir les équilibres entre les groupes sociaux. Noble certes, mais pétri des valeurs apprises au sein d'une armée critique envers la morgue aristocratique ;
    Offcier indiscutablement, mais partisan d'une évolution inspirée par les Lumières, tant que celles-ci gardent leur proximité avec les idéaux inspirés de l'Évangile : voilà les traits qui identifent Blondel et qui en font une des illustrations du courant qui joua un rôle essentiel entre 1788 et 1791. Sans doute était-il alors partagé entre des sentiments contraires, mais il pouvait penser que, depuis sa place au sein de l'armée, il serait possible de maintenir une ligne modérée et réformatrice, correspondant à son coup d'éclat de mai 1788. Ainsi il ne faut pas penser que Lumières et Révolution ont fabriqué un univers manichéen, classant en deux les opinions, contribuant à ordonner toute la société en révolutionnaires et contrerévolutionnaires.
    Blondel, parce que noble réformateur participa et contribua à la Révolution des Lumières, avant de passer dans la Contre-Révolution sans renier ni ses engagements, ni ses convictions, ni son milieu. (Jean-Clément MARTIN)

  • Le général-comte Le Marois, d'origine modeste est né à Bricquebec dans la Manche sous le règne de Louis XVI. Adolescent pendant la Révolution, il s'engage dans la Garde nationale. Les hasards feront qu'il côtoiera Bonaparte à Marseille et Nice et qu'il deviendra son aide de camps en Italie où il s'illustrera à Arcole. Il a ensuite suivi toute la carrière de Napoléon Ier. L'impératrice Eugénie sera même la marraine de son fls. Il sera l'homme de toutes les missions impossibles : rétablir et maintenir l'ordre à Rome et dans les Duchés allemands... organiser la défense des côtes françaises, reconstituer des armées avant et après les premières déroutes de Napoléon Ier...

  • Il fait beau.
    Je me balance avec énergie. je lance mes jambes en avant pour monter, je les rabats vivement pour repartir en arrière. Je monte de plus en plus haut. Un grand plaisir..
    Ma grande soeur lit derrière moi, assise à l'entrée de la buanderie. Soudain, maman sort de la maison, elle nous attrape "Vite, vite, dépêchez-vous ". Elle nous pousse dans la maison. La surprise nous rend muettes. De l'autre côté, dans la cour. nous voyons Papa qui s'active autour de l'automobile.
    Il remplit le coffre de dossiers qu'il va chercher dans son bureau. Des valises, des paquets sont entassés dans la voiture. Notre petit frère dort sur la banquette. Maman prend le bébé dans ses bras et s'asseoit en pleurant. Nous montons derrière, ma soeur et moi. Papa met le moteur en marche, range la manivelle et prend le volant. Il est très pâle ; il serre les mâchoires. " Où allons-nous ? " demande ma soeur, tout bas.
    " A Rennes " gémit maman. Mais nous ne partons pas en vacances chez notre grand'mère. Nous sommes évacués ; nous fuyons devant les Allemands qui vont arriver..
    Plusieurs mois après, la petite fille à la balançoire se retrouve, réfugiée, au coeur du Cotentin...

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