Editions Moires

  • Des tempêtes sévissent depuis trois mois, rendant inaccessible le phare de Babel. Deux hommes sont à l'intérieur, luttant contre le froid, l'abattement et la folie. Pour la quatrième fois le Kélouane tente d'accoster. La houle est encore trop forte, le bateau ravitailleur fait demi-tour et s'éloigne, laissant les deux hommes dans un accablement absolu. Le magasin est inondé, la porte du bas a cédé. Au-dessus, la salle des machines commence à essuyer des vagues. Il faut réparer la porte. L'eau s'infiltre, les provisions s'amenuisent, les deux collègues sont épuisés, ils ne se parlent plus. Il est temps d'allumer le phare. Pour atteindre la lanterne, il faut gravir trois cent dix-sept marches. Une fois allumé, le phare ne doit jamais rester sans surveillance, mais le collègue pour la relève ne vient pas. Il semble avoir disparu. Ce roman à rebondissements raconte l'histoire d'un homme, gardien de phare, et de sa fuite désespérée.

  • Roman fantastique de 236 pages illustré par l'artiste dessinateur Benjamin Freudenthal.


    Un matin de décembre 1968, entre Noël et le jour de l'an, Balthazar prend la fuite, seul à bord de l'ID 19 break de son père, alors que s'annonce une tempête de neige. Il s'élance dans une quête éperdue depuis l'Alsace jusqu'au sud de la France, dans l'espoir de rejoindre à Bordeaux une troupe de musiciens tsiganes en partance pour l'Amérique. Une épopée baroque et une formidable course contre le temps qui le mèneront en des lieux inquiétants, aux confins du réel, avec les étoiles pour seuls repères...

  • Pensées en poche est une collection de recueils de textes d'écrivains, poètes, penseurs, aux cultures et religions diverses, qui tentent de répondre aux questions que chacun peut se poser un jour autour de thèmes fondamentaux. Ici, Benoit Marchon s'interroge sur la mort : Comment je vis la mort d'un proche ? Comment je vis ma propre mort ?

  • Jardin public mais aussi lieu secret, le Luxembourg est la toile de fond commune aux sept nouvelles de ce recueil. Celui qui flâne régulièrement dans ce Jardin voit des détails qui demeurent invisibles au promeneur occasionnel. Nombre de visages lui sont familiers. Il les croise toujours aux mêmes endroits, figés dans des rôles immuables. Il ne s'émeut plus car, avec le temps, il a appris que le Jardin est un univers à part et qu'il est illusoire de tenter d'en comprendre les usages et les règles. Il se plaît juste à observer ces intimes inconnus. Peut-être qu'en découvrant ces histoires, le lecteur retournera au Luxembourg avec un regard légèrement altéré. Il observera alors davantage les gens que rien ne distingue de l'ordinaire, conscient cette fois que derrière l'apparente banalité se cache parfois une histoire hors du commun. Dans le jardin du Luxembourg il se passe des choses que le promeneur ne voit pas et n'entend pas. Pourtant, il y croise la jeune femme et son chien, le loueur de bateaux, l'habitué, les enfants dans l'aire de jeux, le joggeur, le flâneur, le gardien, l'attaché parlementaire, bref, tous ceux qui vivent justement une histoire dans ce jardin. Avec style, humour et beaucoup d'intrigues, Pablo Mehler nous livre dans ce recueil sept histoires incroyables et captivantes !

  • Gianni-Grégory Fornet évoque dans ce livre une traversée organique nourrie de voyages dans le temps et dans l'espace, de pratiques ascétiques et de réminiscences obsessionnelles. Ce récit s'articule à la croisée de trois sources : Nudité, La nuit sexuelle, la vie de saint François d'Assise, et raconte comment Francis Cothe a soldé sa mémoire et sa constante métamorphose, pour une renaissance possible.

  • Ce nuage à côté de toi a été adapté en 2013 par la compagnie le Glob/Jean-Luc Ollivier et programmé au Glob théâtre à Bordeaux. Entre caresse et morsure, un homme et une femme apostrophent la toute puissance du désir. Pour empêcher la catastrophe du quotidien, ils s'inventent une langue-poème capable d'abolir les frontières de leur histoire, vieille comme le monde.
    "Ils se sont aimés. Ils souffrent de cet amour, pour cet amour. Ils se servent des mots pour se chercher, pour s'expliquer, se rapprocher, se dérober. Sous forme d'un dialogue entre elle qui voudrait encore arriver jusqu'à lui, traverser le nuage où il se cache, et lui qui préfèrerait depuis toujours l'aimer à sa façon, sans être trop aimé en échange, les voici, lui et elle qui se poursuivent, s'évitent, se blessent." C'est ainsi que Mireille Sacotte, écrivain et professeur à l'Université Sorbonne Nouvelle Paris III, introduit le texte de Florence Vanoli dans sa préface.

  • Ombre monde est un recueil de 90 poèmes écrits par l'auteure lors de sa relation extraordinaire "par-delà les mots"qu'elle a vécue avec son père en l'accompagnant en soins palliatifs, suite à un accident, pendant 14 mois. Sa poésie, riche en couleurs, bouleversante, révèle la force des mots qui ne sont pas dits. Son père, prisonnier de son corps, parle avec les yeux. Ils se voient, ils se disent, ils s'entendent. Roselyne Sibille nous livre dans ses poèmes un témoignage magnifique de ce que peut être une relation entre une fille et un père. Et c'est avec beaucoup de douceur et d'apaisement que le lecteur suit les chemins de l'Ombre.
    "En février 2011, mon père a eu un accident vasculaire cérébral qui l'a laissé paralysé et aphasique pendant 14 mois, jusqu'à sa mort en avril 2012. Et pendant un an, nous l'avons accompagné en soins palliatifs à domicile, lourde charge qui m'a permis de vivre une relation extraordinaire avec lui, par-delà les mots. Durant tous ces mois auprès de lui, j'ai écrit des poèmes, qui sont devenus un recueil : Ombre monde. Cette ombre qui, parfois, envahit le paysage, le fait changer de couleur et de définition. Ce recueil est l'écho de cette relation et de la façon dont j'ai affronté cette ombre." Propos recueillis de Roselyne Sibille en décembre 2013.

  • Dans une forme poétique qui interroge le rythme, la répétition, la notion de personnages à travers l'usage du prénom, le funky collège raconte la vie d'un collège qui pourrait être n'importe quel collège. Il nous trace les moments de la vie de jeunes adolescents dans ce qu'ils ont de plus abrupt comme dans ce qu'ils ont de plus vivifiant, de plus enthousiasmant. On suit ainsi une rentrée des classes, un anniversaire un peu particulier, une lecture à voix haute, une promenade dans une zone commerciale, un conseil de classe, le retour d'une élève après une longue absence, un déjeuner de cantine, et bien d'autres réjouissances et déconvenues qui peuvent se vivre au collège. Leur quotidien crée alors un suspense, une attente. Que peut-il se passer entre ces collégiens ?

  • La vie et les créations arrabaliennes sont indissociables, on peut par conséquent parler d'oeuvre-vie pour évoquer la complémentarité qu'il existe entre la production artistique et le parcours existentiel du dramaturge, cinéaste, poète et romancier Fernando Arrabal. Son histoire est à l'origine de son oeuvre, elle est son essence, elle est son reflet le plus intime : « Jamais dans l'histoire des arts on n'aura été témoin d'une si parfaite symbiose, poussée à son paroxysme par la confusion panique, entre le créateur et son oeuvre, à tel point que, comme dans le paradoxe de la poule et de l'oeuf, l'on ne sait plus qui engendre l'autre. » « Panarrabalisme », op. cit., p. 87. Frédéric Aranzueque-Arrieta a donc imaginé un texte qui va au-delà de la réalité factuelle ou historique afin de déterrer la vérité artistique arrabalienne qui s'inscrit dans la pluralité, le paradoxe et la confusion. C'est à travers sa création que Fernando Arrabal est le plus authentique et si l'on veut entrer dans l'homme jusqu'au coeur, c'est en se servant de ses oeuvres comme matériau biographique ou biobibliographique : « Ses romans, ses poèmes, ses pièces de théâtre, ses films, ses joutes paniques à travers les échiquiers du monde nous rappellent que toutes les formes d'expression qu'il explore sont au service de « l'écriture de sa vie »?; il réinvente et redessine en permanence ses contours en jouant à être Dieu, mais sa finalité reste de trouver les mécanismes de la mémoire et les règles du hasard de même que dans un jeu panique. » « Panarrabalisme », op. cit., p. 87. Parce qu'aujourd'hui Fernando Arrabal est un personnage (au sens théâtral du terme) à part entière et parce que sa vie et son oeuvre se confondent en une oeuvre-vie singulière et unique, l'auteur a voulu en effacer les frontières pour les présenter comme un Tout (= pan en grec), comme une entité indissociable panique, arrabalienne, en suivant le slogan ultime qui définit le Panique : « La Vie est la Mémoire, l'Homme est le Hasard. » Livre publié avec le soutien du CNL.

  • Pensées en poche est une collection de recueils de textes d'écrivains, poètes, penseurs, aux cultures et époques différentes, qui tentent de répondre aux questions que chacun peut se poser un jour autour de thèmes fondamentaux. Ici, Benoit Marchon s'interroge sur le rire ou plutôt, sur les rires. Peut-on rire de tout ? Pourquoi je ris ? Comment je ris ?

  • Gianni-Grégory Fornet nous livre ici un recueil de quatre textes de scène à travers lesquels il nous invite à revisiter des lieux oubliés. Réitérative, obsessionnelle, la chute y est omniprésente.
    Pourtant la mort ne quitte pas la table ;
    Zéro % de croissance ;
    La Cabane des délices ;
    Dans un vaste jardin...

  • Livre jeunesse illustré, pour les 6/12 ans : drôles d'histoires quand même... Une petite fille qui entend par la bouche, un petit garçon qui vit avec des cochons, une petite femme bleue qui ne voit que la nuit, un petit homme qui regarde des sauterelles, un petit chat-huant dans son arbre, une petite chatte rose sans poil qui a froid, et un Glob jeu ! Et toi, tu sais qui t'es ? Quatre histoires racontées par 4 auteurs et illustrées par 4 dessinateurs : Quelqu'un dans moi / Il y a toujours quelqu'un qui s'en va un jour / C'est bizarre si tu veux / La nuit, tous les chats sont mauves. "Paysages nomades #3 T'es qui toi ?" est une installation nomade du Glob Théâtre programmée par le festival de la ville de Pessac, Sur un petit nuage, en décembre 2015. Deux comédiens chuchotent les histoires du livre à l'oreille du public assis dans des fauteuils-boule. Une publication des éditions Moires qui rassemble 4 histoires dialoguées (chacune d'une durée de 5mn), 4 dessins en train de se faire (une vingtaine d'illustrations par dessin) et un Glob jeu avec 4 jeux pour les petits et les plus grands.

  • À la mort de sa mère, Mathilde retourne à Caen, sa ville natale, après dix ans d'absence. La cérémonie se poursuit dans la maison familiale. Au milieu des convives, ils se retrouvent comme autrefois, le père et ses trois enfants, déjeunant dans un silence gêné. Et puis les mets s'enchaînent, le vin coule à flot, les souvenirs ressurgissent, les langues se délient, ravivant les blessures, dénonçant les non-dits. Un roman au style grinçant qui révèle, derrière le quotidien ennuyeux d'une vie de famille en province, un secret bien gardé.

  • L'impasse

    Aymen Hacen

    « Je dois l'avouer : j'aurais aimé apprendre tout de go le décès d'Arkam Mantri. Ça aurait été une lourde peine sur le moment, doublée d'un réel soulagement dans les jours et les mois suivants. Bien sûr, à sa mort, aussi bien les couteaux que les fanfares auraient été tirés, ainsi que les bannières, les louanges et les diatribes, mais chacun aurait trouvé son compte et je n'aurais pas été personnellement impliqué dans tout ça ».

    Les retrouvailles entre un mentor et son disciple, séparés par la Révolution, s'avèrent d'autant plus difficiles que le maître semble être impliqué dans la disparition d'une femme. Sur fond de chaos politique, une histoire d'amour finit de sceller le destin d'un homme, d'une génération, et plusieurs pages de l'histoire d'un pays - tous acculés à l'impasse.

  • Ce recueil de nouvelles rassemble dix histoires d'hommes et de femmes qui s'aiment, qui se déchirent, qui se cherchent, et puis tout bascule... Un premier livre de l'auteure avec dix nouvelles qui ont pour titres : Compte petite, et deviens... / Le porteur d'espoir / À jamais / Volte-face / Luciana / Le grand Chêne / Le jour où Delphine a grandi / Jusqu'au bout / La pute et le taulard / Le temps était clair au-dessus de la ville.

  • Ce livre rassemble cinq pièces de théâtre écrites à l'occasion de la quinzième édition de Trente Trente, les rencontres pluridisciplinaires de la forme courte. Cinq auteurs de la Nouvelle-Aquitaine ont été invités à écrire le silence : Solenn Denis : « Ad nauseam » / Gianni-Grégory Fornet : « Un jour, on devient un de ceux qui partent » / Thomas Gornet : « Écoutez-nous » / Delphine Hecquet : « Room in New York » / Arnaud Poujol : « We want war : Brad Pitt et les filles de Mars ».

    Livre publié avec le soutien de l'Oara, l'Office artistique de la région Nouvelle-Aquitaine.

  • Merde, il paraît que je suis Muihr, à son rythme, lent, résistant, égoïste, centré sur nous-mêmes. Que sous notre air de doux compassionnel, nous sommes un fameux salopard. Sans tact ni écoute : lâche, moralisateur, ne sachant satisfaire que nos besoins, et encore, pas toujours avec diligence. Qu'on ne peut pas nous faire confiance. Fuyants, non motivés, nous trouvant toujours des excuses pour ne pas faire les choses, ou des gens pour les faire à notre place. Que j'énerve, qu'il emboucane, avec mon pathos et ses airs de Jeannette, que nous demandons une endurance à autrui comme c'est pas permis, et toujours sans reconnaissance. Que j'exagère tout, que sitôt qu'on nous fait connaître mes torts, je nous ferme, m'enferme dans un mutisme revanchard. Enfin, depuis notre sale silence, que je nous fomente une échappée, prêt à tout pour fuir plutôt que de s'expliquer.

  • Quatre auteurs, Baptiste Amann, Myriam Boudenia, Mariette Navarro et Arnaud Poujol, nous livrent des brèves séquences dramatiques illustrées par quatre dessinateurs, Adrien Demont, Richard Guérineau, Laureline Mattiussi et Guillaume Trouillard.
    A l'origine du projet, quatre équipes un auteur/un dessinateur. Les contraintes sont pour chacune : un dialogue d'une durée de 5mn homme/femme sur le thème "Derrière la porte", illustré et filmé pendant la création du dessin. Des arrêts images du film sont alors choisis pour le livre révélant ainsi les étapes de création de chaque dessin.
    Ce livre est une commande du Glob Théâtre pour une installation itinérante avec deux comédiens, qui chuchotent à l'oreille du public les turbulences de nos existences, et un écran sur lequel sont projetés les 4 films : Les chambres, texte de Mariette Navarro illustré par Laureline Mattiussi / Négociations, texte de Baptiste Amann illustré par Richard Guérineau / Derrière la porte de la chambre froide, texte de Myriam Boudenia illustré par Adrien Demont / Behind the green door, texte d'Arnaud Poujol illustré par Guillaume Trouillard.
    Préface de Joël Brouch.

  • Faut voir

    Didier Delahais

    Sous forme de courts monologues, un type parle mais de quoi il parle ? Contrairement à ce qu'on peut penser au début on finit par entendre quelque chose qui nous fait dire qu'on n'est pas les seuls. C'est une parole directe qui embarque, de ces figures de tous les jours qui tiennent à leurs mots pour ne pas tomber, en gardant au fond, c'est pas plus mal, ce désir maintenu de savoir si l'autre aussi.

  • Deux femmes s'aiment avec passion et c'est la rupture. Pour celle qui n'accepte pas, qui continue d'espérer et de croire à leur histoire, c'est l'effondrement, avec ses détresses, ses révoltes, ses pulsions, sa solitude. Pour celle qui ne peut se résoudre à oublier passent les saisons dans l'incompréhension, quelque chose lui a échappé, elle essaie de comprendre. Alors elle multiplie les rencontres, elle s'isole dans un monastère, elle voyage en Italie, en Amérique, mais toujours elle revient à Paris. Paris est sa ville, Paris est leur ville. Paris est la ville des amoureux avec ses ponts et ses lumières. Où qu'elle soit, elle pense à celle qu'elle continue d'aimer. Une histoire universelle, vous pensez, et pourtant si singulière. Une histoire aussi où le désir et la jouissance sont racontés sans voyeurisme. Marie Evkine sait dire dans ce livre les " débordements " et ce qui peut sembler parfois improbable, avec poésie. Elle dit l'isolement, elle dit la passion.

  • Un roman panique préfacé par Fernando Arrabal. Deux jumeaux, âgés de quelques heures, sont trouvés un matin dans une poubelle de tri sélectif, miraculeusement vivants. Ils passent leur petite enfance dans un foyer d'accueil, avant d'être adoptés par un jeune couple, les Arenas. Les années passent, Paul et Tristan grandissent, suivent une scolarité et reçoivent une éducation religieuse, puis survient l'adolescence au cours de laquelle ils se lancent dans une quête identitaire absolue. Paul se construit une armure de muscles pour se protéger du monde extérieur. Tristan passe un pacte avec Méphistophélès pour atteindre la Connaissance. La raison épouse leurs folies, tandis que la vertu engendre leurs vices. Un roman panique qui mène le lecteur aux confins de la perversion, de la démence et de l'absurde.

  • Iench

    Béatrice Mauri

    Une poésie préfacée par la poète Edith Azam et publiée avec le soutien du CNL. Une mère vieillissante et tyrannique, La fierce, qui fuit sa vie dans des excès de sexe et d'alcool. Un père absent. Deux fils, Le munch, l'aîné, et Le bundle, ni homme ni enfant. L'un, pied-bot, à bicyclette, l'autre, bègue, en monologues continus, ils crient leur révolte. Un putrain familial que l'auteure photographie et dévoile dans une poésie magnifiquement scandaleuse par son audace. Une poésie qui détourne la langue, qui joue avec les mots, qui plonge le lecteur dans ce huis clos infernal.

  • « Tu devrais venir en Syrie, toi ! Tu vas être heureux, tu verras c'est quoi une vie de chien. » C'est ainsi que parle Jamal, énième réfugié qui a la chance, ici, d'avoir un nom, à moins que celui-ci ne soit pas vraiment le sien.

    Dans cette pièce de théâtre, représentative de la misère qui domine le monde, le dramaturge et metteur en scène Abdulrahman Khallouf opère chirurgicalement, donc théâtralement, comme pour nous mettre en face de nous-mêmes - paradoxaux, hypocrites, indigents ou tout bonnement tous, nous tous, humainement - Sous le pont.

  • Jean Palomba écrit dans ce recueil pour nos yeux et nos oreilles trois poésies : "parcs & Parques" suivi de "Muihr, faire part de texture" et de "Dictionnaire non réaliste". Au lecteur il dit, « Avant d'écrire, je me disais enfin non je ne me disais rien. J'avais : les mots chute, lèvres et feuilles ; le souvenir de pensées dans une hutte toute pleine de sensations végétales, et cette image lointaine comme une respiration de femme au verger sous la lune d'agrume ; aussi Livia, son rire de pomme acidulée. Tout ça n'était pas qu'érotique, il y avait cette idée de variations autour d'une Parque, une qui file. Enfin, avant d'entrer, et pour faire court, il faudrait t'imaginer dormant, rêvant et tes paupières frémissent. Tu traverses les parcs que tu as au fond, et qu'au fond tu as toujours voulu parcourir... sur un pied, (parfois tu trembles), sur deux, sur les mains, sur la cime des arbres. Le parc, tu le serres entre tes bras car dedans, il y a la vie, toute la vie possible. Presque toute. Pourquoi? Parce que... » Texte publié avec le soutien du CNL.

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