Albin Michel

  • « En écrivant cet ouvrage, j'ai voulu vous donner l'ordonnance que je n'aurais jamais osé rédiger en consultation et vous confier la méthode pour être en meilleure santé, et guérir par vous-même !
    Le cerveau et le corps humain disposent de pouvoirs puissants, qui ne sont pratiquement jamais utilisés. Il suffit de les activer pour soigner un nombre considérable de symptômes et de maladies. L'effet est double : en corrigeant la cause et non l'effet, on diminue les récidives et on construit un vrai barrage contre les maladies. Nous possédons, au fond de nous, nos propres médicaments pour nous soigner. Nous sommes notre propre médecine, vous allez le découvrir !
    Il est essentiel d'adopter une démarche active. Ne pas se comporter en assisté par rapport à sa santé, mais en entrepreneur actif. Dans ce livre, je vais vous donner les clés pour reprendre votre santé en mains et consolider tous les domaines qui la composent : alimentation, poids, allergies, sommeil, transit, sexualité, vieillissement. »

  • Corine Sombrun évoque ici la vie d'Enkhetuya, la chamane qui l'a formée durant plus de dix ans. Appartenant au peuple des Tsataans du nord de la Mongolie, elle est née en 1957 dans la taïga de la région d'Ulaan Uul où ses parents élevaient des rennes, tout en pratiquant leurs rituels en secret (la République populaire mongole, sur le modèle soviétique, interdisant toute pratique arriérée et contraire à l'homme nouveau). Une enfance dure, primitive, autarcique, où elle rêve d'être institutrice. Mais sa mère, d'une lignée de chamanes, découvre vite ses dons. Formée par un grand maître, Enkhetuya devient une chamane puissante aux cérémonies très demandées pour soigner toute maladie ou supprimer les sorts.
    Quand Corine Sombrun la rejoint, elle vit encore avec sa famille dans un monde protégé de la modernité, où le respect de la nature et des rituels est omniprésent, où la dure vie d'éleveur de rennes est tributaire du climat, des prédateurs et des quotas de production imposés par l'Etat. Les années 2000, l'afflux des touristes, la voiture, la télé et le téléphone vont bouleverser l'équilibre de leur écosystème. Et ce que 70 ans de communisme n'avaient pas réussi à éradiquer, 10 ans d'économie de marché l'accomplit, aucun Tsataan n'échappe plus au dieu argent.
    A la fois document ethnologique et récit biographique, ce livre retrace l'histoire d'un peuple de nomades qui a vécu comme à l'aube de l'humanité en résistant aux persécutions communistes et a basculé dans l'ère du marché planétaire. Mais c'est aussi, au travers d'Enkhetuya la chamane, la vision intérieure que ce peuple a du monde, où les esprits de la terre, du ciel et de l'eau entretiennent avec les humains une relation étroite et exigeante.
    Une réflexion passionnante sur le chamanisme, les états modifiés de conscience et la plasticité du cerveau.

  • Toute philosophie est un combat.
    Son arme ? La raison. Ses ennemis ? La bêtise, le fanatisme, l'obscurantisme. Ses alliés ? Les sciences. Son objet ? Le tout, avec l'homme dedans. Ou l'homme, mais dans le tout. Son but ? La sagesse : le bonheur, mais dans la vérité. Il y a du pain sur la planche, comme on dit, et c'est tant mieux : les philosophes ont bon appétit !

  • Pourquoi les contes sont-ils inoubliables et nous touchent à tout âge ? La plupart des commentateurs les ont étudiés comme un matériau folklorique, ou en ont donné une explication psychologique voire psychanalytique, quand ils n'en ont pas proposé une approche thérapeutique, en lien avec le développement personnel.
    Pour Jacqueline Kelen, les contes de fées sont avant tout des récits initiatiques, rappelant sans cesse la présence du monde surnaturel et éveillant la conscience aux réalités éternelles.
    Parlant de l'âme et s'adressant à l'âme, ils transmettent un message spirituel caché sous le manteau de la fable et une sagesse intemporelle qui n'appartient à aucune religion en particulier.
    L'auteur a retenu 17 contes, parmi les plus connus : La Belle au bois dormant, Cendrillon, Le Petit Chaperon Rouge, Blanche-Neige, Le Petit Poucet, Peau d'âne. Ils parlent de l'amour, de la beauté, du mal, de l'innocence et de l'au-delà.

  • Philosopher pour tous, sans préparation, sans précaution, et dans la langue commune : tel était le pari d'Alain, dans ses célèbres Propos. Tel est celui d'André Comte-Sponville, dans les siens. La philosophie, pour lui, est le contraire d'une tour d'ivoire ; elle n'existe que dans le monde, que dans la société, et d'autant mieux qu'elle s'y confronte davantage. Écrire dans les journaux, c'est penser dans la Cité, comme il convient, et pour elle. Ces 101 propos, le plus souvent inspirés par l'actualité, constituent la plus vivante des introductions à la philosophie, mais aussi davantage : un livre de sagesse et de citoyenneté.

  • Les adultes très doués ne sont pas plus heureux à l'âge adulte qu'ils ne l'ont été enfants, sauf si une passion est devenue le fil conducteur de leur vie. Marginalisés par leur sentiment de différence, nombre d'entre eux n'ont toujours pas trouvé leur chemin et souffrent de l'impasse où les engouffre leur singularité. Alors qu'on a applaudi leurs promesses dans l'enfance, ils n'ont perdu ni leur complexité ni leurs talents mais n'ont pas pu, ou n'ont pas su encore les réaliser. Monique de Kermadec a rencontré dans sa pratique plus d'un millier d'hommes et de femmes hors normes. Tous partageaient certaines forces, faiblesses, originalités de vues et d'approches, les mêmes problèmes pour analyser leurs souffrances, et résoudre harmonieusement leurs difficultés en amour, en amitié, en famille ou dans le monde du travail. Tous ont été des enfants précoces, dont les complexes, les difficultés, les visions du monde, se sont transformés en un déficit de confiance en soi quand ils ont atteint l'âge adulte. Tous vivent une frustration parce que leurs aspirations fondamentales restent inassouvies, sont censurées dans leur réalisation par leur entourage, que leur « originalité » effraie et que leur différence rebute.
    Elle s'appuie sur sa clinique pour leur démontrer qu'il n'est pas trop tard pour s'épanouir, accroître l'intelligence émotionnelle, l'intelligence relationnelle, et enfin, l'intelligence créatrice, point fort des adultes surdoués, point faible de toutes les pédagogies. Et elle leur donne la clé des étapes à franchir pour y parvenir.

  • L'émancipation des sociétés occidentales par rapport au moralisme dit « chrétien » nous empêche aujourd'hui de constater à quel point nous sommes encore conditionnés - au moins dans l'inconscient collectif - par une perception négative de la nature humaine. Nous croyons nous être libérés du « péché originel », mais ses ravages se font encore sentir, sous des formes sécularisées, jusque dans notre conception moderne de la psychologie, dans nos méthodes éducatives, dans notre vision de l'homme, de l'amour, de la violence, etc.
    Lytta Basset fait ici la généalogie de cette notion profondément nocive de « péché originel », qui remonte à saint Augustin, en contradiction avec les Pères de l'Eglise comme avec l'interprétation juive du livre de la Genèse. Elle montre comment ce pessimisme radical est totalement étranger à l'Evangile, et s'appuie sur les gestes et paroles de Jésus pour, au contraire, développer un autre regard sur l'être humain, qui nous invite naturellement à la bienveillance envers soi-même et envers autrui.

  • Dans Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi, Michel Odoul a posé les bases d´une lecture de la maladie et du sens qui peut lui être associé. Devenu un best seller et un long seller (vingt ans déjà !), ce livre est toujours d´actualité et « parle » incroyablement au lecteur.
    Michel Odoul nous propose ici un deuxième champ d´interrogation : celui du temps et des cycles. Pourquoi cet accident a-t-il eu lieu à 12 ans, cette maladie grave à 21 ou 28 ans, cet infarctus à 42 ans, cet AVC à 63 ans ? La question reste celle du sens et du pourquoi mais elle s´enrichit avec celle du moment : pourquoi cela m´arrive t-il maintenant, à ce moment-là de ma vie ?
    En faisant référence aux grands cycles temporels décrits par la Médecine Traditionnelle Chinoise, la science occidentale et la mythologie, Michel Odoul propose une autre façon, non hasardeuse, fataliste ou déterminante, d´appréhender notre rapport au temps. Y a-t-il des cycles qui s´imposent à nous comme autant d´examens de passage sur le chemin de la vie ? De la réponse à cette question, émergera pour le lecteur une nouvelle conscience de ce qu´il est et de ce qu´il vit.

  • Le capitalisme est-il moral ? Nul ne peut se soustraire à la question puisque aucun d'entre nous n'échappe ni à la morale ni au capitalisme.
    Par son travail, son épargne et sa consommation, chacun participe à un système économique que les uns justifient et que d'autres condamnent au nom de concepts éthiques. Deux démarches intellectuelles que le philosophe André Comte-Sponville passe au crible de l'analyse lucide.
    Une grille de lecture étonnamment claire, qui débouche sur un appel à la responsabilité.

  • Reporter de guerre pendant plus de quinze ans, Stéphane Allix a brusquement changé de voie après un événement bouleversant : la mort de son frère, au printemps 2001. Depuis, il explore les mystères de la conscience et de la mort.
    Dans ce livre qui nous entraîne aux quatre coins du monde à la rencontre de médecins, chercheurs, médiums, lamas tibétains ou de chamanes de la forêt amazonienne, il dresse le tableau des connaissances actuelles sur la mort pour aborder de façon originale et novatrice cette question éternelle : y a t-il une vie après la vie ?

  • Ce livre, le plus personnel de ce scientifique très apprécié pour ses talents de vulgarisateur, se déploie en trois parties :
    1 - A la confluence de trois cultures (une famille de lettrés vietnamiens imprégnés de confucianisme ; une éducation à la française ; une formation scientifique à l'américaine).
    2 - La science dans tous ses états (le monde n'est pas un rêve et la lumière est son message ; comment la nature nous parle en langage mathématique ; la « beauté » d'une théorie ; l'ordre du monde, etc.).
    3 - Le quantum et le lotus (science et bouddhisme, les interférences entre les principes de la physique uantique et ceux de l'enseignement bouddhique).
    Un témoignage vivant et un discours limpide sur des problématiques qui passionnent toujours le grand public.

  • « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement », écrit La Rochefoucauld. Cela fait au moins une différence avec le sexe : le regarder fixement, voilà ce que peu d'hommes et de femmes, de nos jours, s'interdisent ou redoutent. Pourquoi, s'agissant de sexualité, est-ce pourtant cette formule qui m'est venue, jusqu'à me fournir, ou peu s'en faut, mon titre ? Peutêtre parce que l'essentiel, ici aussi, échappe au regard, ou l'aveugle, tout en continuant de le fasciner. Le sexe est un soleil ; l'amour, qui en vient, s'y réchauffe ou s'y consume.
    Les mortels, disaient les Anciens pour distinguer les hommes des animaux et des dieux. Nous pourrions, tout autant, nous nommer les amants : non parce que nous serions les seuls à avoir des rapports sexuels, ni à aimer, mais parce que le sexe et l'amour, pour nous, sont des problèmes, qu'il faut affronter ou surmonter, sans les confondre ni les réduire l'un à l'autre. Cela définit au moins une partie de notre humanité : l'homme est un animal érotique. » André Comte-Sponville.

  • Les hommes ne le savent peut-être pas, mais ce dont la plupart des femmes préfèrent parler entre elles, ce n'est pas d'eux : c'est de leur mère.
    En effet, si les femmes ne deviennent pas toutes mères, si les mères n'ont pas toutes des filles, toutes ont une mère. s'interroger sur la relation mère-fille est donc leur lot commun. c'est aussi celui des hommes, impliqués, qu'ils le veuillent ou non, dans cette relation. a partir de cas empruntés à la fiction (romans et films), caroline eliacheff et nathalie heinich reconstituent l'éventail de toutes les relations possibles, montrant comment s'opèrent la transmission des rôles et la construction des identités, de génération en génération.
    Ainsi se dessinent les conditions d'une bonne relation. car, dans l'expérience délicate qui consiste à être une fille pour sa mère et éventuellement une mère pour sa fille, il est sans doute des voies plus praticables que d'autres.

  • Depuis les premiers liens entre les tribus juives d'Arabie et le Prophète Muhammad jusqu'aux récents conflits du Proche-Orient, en passant par les civilisations de Bagdad et de Cordoue, sans oublier l'Empire ottoman, le monde perse et même l'espace européen, les relations tour à tour fécondes ou tumultueuses entre juifs et musulmans sont ici exposées et analysées en toute impartialité.
    Quelque cent vingt auteurs de tous pays ont participé à cette encyclopédie unique en son genre, dans un esprit d'interdisciplinarité qui permet de rendre compte des multiples facettes du sujet. Les difficultés du temps présent se trouvent ainsi réinterprétées à la lumière d'une histoire resituée dans la longue durée.
    Un ouvrage de référence richement-illustré, à la fois clair et accessible, qui constitue un outil précieux pour une meilleure compréhension entre les cultures.

  • « Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais » : la vie de François- Athanase Charette de la Contrie est à l'image de sa devise. Vendéen comme lui, Philippe de Villiers nourrit depuis longtemps un attachement tout particulier pour ce héros dont le destin fait écho à sa propre histoire familiale. Au point de s'identifier à lui et de ressusciter, sous forme de mémoires imaginaires, la vie aventureuse de cet homme aussi séduisant qu'intrépide, fidèle envers et contre tout à une cause : « la Patrie, la Foi, le Roi ».
    De sa brillante carrière dans la Marine royale, intégrée à l'âge de quatorze ans, à ce jour de 1793 où, à la tête d'une troupe de paysans du Marais breton, Charette part à l'assaut de la République, Philippe de Villiers ressuscite la flamboyante épopée d'un homme dont l'audace et le courage, la personnalité singulièrement libre et moderne, n'ont pas fini de fasciner.

  • Parmi les ouvrages consacrés au général de Gaulle et à son oeuvre, ce livre sera remarqué par son originalité. Il est en effet le résultat brut, sans suppression ni ajout, d'entretiens que le Général eut, de la dernière période de la guerre d' Algérie jusqu'à son départ des affaires, avec Michel Debré, son premier Premier ministre et l'un de ses plus proches collaborateurs.

    Au-delà de la qualité même des interlocuteurs, on est frappé par la diversité de leurs propos, leur très grande franchise, parfois la rudesse du ton. Tous les sujets importants de l'heure sont abordés avec la plus totale liberté de parole. L' Histoire est là, sous nos yeux, en train de se faire : quelle position adopter alors que s'ouvrent les premières négociations avec la Rébellion en Algérie ?
    Le Général doit-il se présenter aux élections présidentielles de 1965 ? Comment gouverner dans la tourmente de l'après-Mai 68 ? Pourquoi le référendum suicidaire de 1969 ?


    A travers ces conversations dans le secret du bureau de l'Elysée ou le calme des forêts proches de Colombey, on pénètre au coeur de l'Etat et l'on comprend mieux nombre de décisions qui ont façonné un certain visage de la France .

  • Lucien Jerphagnon a publié tout au long de sa carrière nombre de textes enlevés : des articles grand public ou savants, légers et polémiques, drôles et inattendus.
    Ce livre se veut un choix des meilleurs inédits du Maître sur l'Antiquité, relus et retravaillés par ses soins. Lucien Jerphagnon nous entraîne de page en page à voir avec leurs yeux ce que voyaient les Anciens. Quoi qu'il traite, il nous entretient avec bonheur de la sagesse et de la mystique chez les Grecs et les premiers chrétiens.
    Car, pour Lucien Jerphagnon, il en va toujours de la recherche du Bien suprême - un Bien suprême qui n'exclut ni le rire ni l'humour.
    « Connais-toi toi-même » - phrase reprise de la devise qui ornait le fronton du temple de Delphes, et dont Socrate a fait son leitmotiv - est le vade-mecum parfait de ceux pour lesquels l'esprit n'a pas d'âge et appartient à tous les siècles - à aujourd'hui comme à demain.

  • C'est un fait, le Jugement dernier n'est plus à la mode. Contre le « terrorisme sacré » par lequel l'Eglise a longtemps assis son pouvoir clérical, l'esprit moderne s'est à juste titre rebellé. Pourtant, au-delà de ses excès morbides, l'idée d'une rétribution des actes de chacun n'exprimait-elle pas une sorte de révolte contre le Mal si présent en ce bas-monde ? Et nos films (Harry Potter) et séries policières n'en sont-ils pas la résurgence angoissée et omniprésente dans notre monde contemporain ?
    Le théologien et la psychanalyste reprennent ici cette question à sa racine : celle des textes bibliques et évangéliques qui demeurent irréductibles dans leur dureté au moins apparente. Si l'on abandonne sans regret le Dieu-Juge d'antan, que signifie alors la responsabilité de l'homme : implique-t-elle son perpétuel procès (y compris le procès qu'il se ferait à lui-même) ou l'appelle-t-elle à libérer et épanouir son « je » véritable, au-delà des ombres de son inconscient et de la surveillance de son Surmoi ?

  • Les Français ont perdu confiance. Ils ont le sentiment que le pays fait fausse route. Mais ils hésitent encore sur les raisons qui ont pu les conduire dans cette impasse. A quel moment se sont-ils égarés ?
    Ont-ils été trompés ?
    Pour les éclairer, Eric Zemmour se livre à une analyse sans tabou de ces quarante dernières années qui, depuis la mort du général de Gaulle, ont « défait la France ». En historien et en journaliste qui a connu bien des protagonistes de cette triste épopée, il mobilise aussi bien la politique que l'économie ou la littérature, le cinéma et même la chanson. Revenant sur des faits oubliés ou négligés, mais décisifs, comme la loi de 1973 nous obligeant à nous endetter auprès des marchés financiers, il nous réserve quelques surprises.
    L'auteur relit chronologiquement le passé pour démasquer une succession d'aveuglements technocratiques, de « politique spectacle » délétère, de faux débats et de mensonges, notamment sur la famille, l'immigration, l'Europe ou la mondialisation... Il souligne notamment la responsabilité des élites dans ce fiasco.
    Quarante ans d'indifférence au sort des vrais « invisibles » de la République (ouvriers, paysans, employés et cadres « rurbains » chassés en grande banlieue) ont, avec la crise économique, engendré un peuple blessé et perdu, livré aux nouveaux despotes de Bruxelles.
    Il est temps de faire les comptes ! C'est le premier pas nécessaire pour espérer pouvoir un jour guérir de nos maux.

  • La crise financière, la raréfaction des ressources naturelles ne sont perçues que comme des entraves à notre développement. Mais si c'était justement à partir du manque que pouvait naître la nouveauté ? Si c'était là l'occasion de réinventer l'économie ? Le penser plutôt en termes de qualité de vie que de quantités produites, penser la production plutôt en terme de création collective que de fabrication individuelle. Ainsi, Elena Lasida nous présente-elle, dans un style et une méthodologie d'une grande clarté, le développement durable, l'économie solidaire et l'ensemble des alternatives économiques qui émergent ou pourraient émerger.
    Pour chaque piste explorée, elle évoque une expérience personnelle. Mais l'originalité de sa démarche est de puiser dans l'Évangile des outils pour repenser la vie sociale et l'économie. Par exemple, elle utilise la notion de communion pour redéfinir l'économie solidaire comme ce qui fait circuler la vie. Et d'illustrer la suite de son propos par l'exemple de ces repas très soignés, organisés entre Français et immigrés par l'association « Le Goût de l'autre », où saveurs et hommes entrent en dialogue, en une nouvelle circulation, vivifiante pour tous. Une nouvelle vision, stimulante, de l'échange économique.

  • « Loin d'être un traité de morale, un abrégé de féminisme ou un manifeste, voici l'histoire vraie de toutes celles qui, avant moi, ont vécu cette chair désirée autant qu'interdite et ont payé parfois d'un lourd tribut d'être ainsi faite. » Le sujet du livre : le sexe des femmes dans tous ses états, au travers de l'histoire, et la perception que les hommes en ont.
    Aimé, cajolé, hygiénisé, moralisé, mutilé, ou détesté, le sexe des femmes n'a cessé de nourrir leur peur, d'alimenter leurs délires et leurs désirs. Artistes, théologiens, médecins, politiques, femmes elles-mêmes, tous l'ont représenté, révélé au fil des siècles. Mais peu l'ont respecté. Qu'en est-il aujourd'hui ? De la censure à la licence, de la symbolique à la répression, le corps de la femme comme champ de bataille ou source de plaisir.
    Pour tout dire ou presque du féminin sans détour, pour mieux éclaircir le mystère qui l'entoure, foisonnant d'anecdotes, La chair interdite est avant tout un livre d'histoires de femmes.

  • Lors d'une maladie longue, tout est centré sur le malade, mais les proches bien-portants ont besoin d'aide eux aussi. C'est pourquoi dans ce livre sur l'accompagnement du malade, Christophe Fauré consacre autant de places au(x) proche(s) qu'au malade.
    En effet, pour être à même de prendre soin d'un malade, il est important de s'occuper de soi, car « ne pas s'oublier soi-même » est la condition pour tenir le coup, et éviter le burn-out, la dépression d'épuisement.
    Très loin de la distance du spécialiste, il apporte ainsi une aide réelle, chaleureuse et positive. Il n'évite aucun aspect, aborde les plus difficiles ou les plus tabous. Il se montre si proche du lecteur que celui-ci se sent compris et peut vraiment tirer profit des outils que l'auteur lui offre pour la traversée de cette période si difficile. En annexe, toutes les adresses des associations concernées.

  • « Notre mémoire est pleine de mots. Il suffit de puiser dedans. On trouvera dans ce dictionnaire très personnel des mots qui m'ont accompagné dans ma vie professionnelle comme, précisément, dictionnaire et mot. Plus apostrophe, orthographe, écrivain, lecture, bibliothèque, guillemets. A ceux-là s'ajoutent une ribambelle d'autres mots qui relèvent de ma vie privée, de mes souvenirs intimes, de mes manières d'être, de ma psychologie d'enfant et d'adulte, de mes trucs, de mes rêveries, de mes bonheurs, de mes chagrins, de mes petites aventures d'homme devenu public grâce à une succession de clins d'oeil du hasard. »

  • En Occident, le harem est représenté comme un lieu de plaisir où s'ébattent des femmes nues et lascives, odalisques d'Ingres et de Matisse, Schéhérazade en version hollywoodienne.
    En Orient, le harem est au contraire le lieu de la réclusion des femmes qui ne rêvent que de s'en émanciper, en jouant de leur talent et de leur intelligence, qu'elles aient vécu au temps du khalife Haroun Al-Rachid ou dans le harem domestique des années 50 à Fès. Ces deux représentations du harem - l'une fantasmée, l'autre historique - dessinent une vision différente, troublante et inattendue, non seulement de " la femme idéale " mais aussi de la séduction, de l'érotisme et des rapports entre les sexes.
    " Décris-moi ton harem, je te dirai qui tu es ", semble nous suggérer avec humour l'auteur du Harem politique, de Sultanes oubliées et de Rêves de femmes, bien connu du public pour sa vision aussi pertinente qu'impertinente d'un monde arabe en pleine mutation. Le Harem et l'Occident : un fascinant voyage au coeur des harems, un face à face revigorant entre les cultures autant qu'une méditation sur le pouvoir de l'image et la perception de soi.

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