Renaud Revel

  • Les visiteurs du soir

    Renaud Revel

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Ils ont l'oreille du « Président » et pour certains un rond de serviette à sa table. Ils murmurent à son oreille et se gaussent dans les dîners en ville de nourrir son cerveau. Certains vont jusqu'à dire qu'ils ont influé sur le cours de l'histoire de ce pays. Et tous ont la même démarche à l'approche de l'Elysée : ils franchissent son seuil avec l'assurance et la décontraction de ceux qui en connaissent tous les recoins. Politiques, chefs d'entreprise, communicants, artistes et intellectuels... que serait ce Château sans ces « visiteurs du soir » qui le hantent à la nuit tombée ? Quand le locataire des lieux a tombé la veste et refermé ses dossiers pour recevoir cette armée de l'ombre venue lui baiser l'anneau et lui souffler des conseils, qui hante ces murs depuis l'aube de la Cinquième République.
    Chaque président a ainsi sacrifié à ce rite. Car l'Élysée, coeur de la République, est un lieu de solitude. Pour remédier à cet enfermement, ses locataires successifs ont toujours tenu à recevoir des conseils de personnalités extérieures, invitées à passer au Château en dehors de l'emploi du temps officiel et du protocole habituel, parfois en catimini, à l'abri des regards indiscrets. À chaque président, ses « visiteurs ». Le général de Gaulle et Georges Pompidou inaugurèrent ce rituel, Valérie Giscard d'Estaing le reprit et François Mitterrand, sous le règne duquel le terme « Visiteurs du soir » apparut dans la presse, en fit un mode de gouvernance. Avant que l'ensemble de ses successeurs le perpétuent à des degrés divers. Jacques Chirac s'en amusa, Nicolas Sarkozy et François Hollande en abusèrent et Emmanuel Macron s'en moque.
    Certains de ceux qui ont franchi le pas du bureau du chef de l'État, depuis bientôt soixante ans, ont pourtant joué un rôle important en influant sur l'histoire politique de ce pays, en corrigeant des trajectoires, en promouvant des réformes qui n'auraient pas vu le jour sans leur obstination.
    Le propos de cet ouvrage est de raconter ces « visiteurs », au travers d'une foultitude de récits, d'anecdotes, de situations et de portraits variés. L'auteur s'est appuyé pour cela sur une importante somme d'interviews recueillies depuis un an : des « visiteurs » de tous horizons qui racontent l'Élysée et son locataire le soir venu, à l'abri des regards, tel qu'ils l'ont vécu.

  • Qui sont-elles ces Amazones qui hantent les palais de la République et séduisent nos présidents ? Des courtisanes, des confidentes, des compagnes ? Des gourgandines de passage, des maîtresses attitrées ? Ces femmes ont en tout cas un point commun : elles sont toutes journalistes. Depuis les premières heures de la Ve République, elles sont ainsi une lignée à avoir franchi les grilles de l'Élysée dont elles ont séduit les différents locataires.
    Romanesques, burlesques, grivoises et parfois surréalistes, les anecdotes qui peuplent cet ouvrage éclairent d'un jour particulier la plus haute fonction de l'État. Et dressent un portrait décapant des relations entre la politique et la presse écrite ou audiovisuelle.

  • Dmitri Ribolovlev est l'un des personnages les plus puissants de la planète. Dans l'ombre de nos dirigeants, cet oligarque russe à la réputation sulfureuse ne cesse de faire trembler les relations internationales, la finance mondiale ou encore le marché de l'art ! Mais qui est-il vraiment ? D'où provient son énorme fortune qu'il gère d'une main de fer ? Comment parvient-il à surmonter les affaires dans lesquels il est impliqué ?

    Des confins de l'Oural à l'île de Chypre, en passant par Genève, le Rocher de Monaco ou encore les tarmacs des aéroports américains pendant la dernière campagne présidentielle de Donald Trump, Renaud Revel livre ici une enquête minutieuse sur un homme aussi insaisissable qu'intriguant. Ressources minières, oeuvres d'art, club de foot, investissements immobiliers, activités bancaires, finance internationale et bien sûr diplomatie... « Rybo » est sur tous les fronts, à tel point qu'une simple de ses décisions est capable à tout moment de bouleverser l'ordre international...

  • Claude Chirac est une femme en titane qui a tout vu, tout entendu, tout vécu, tout partagé aux côtés d'un père dont elle a épousé le destin, voilà plus de vingt ans, de l'Hôtel de Ville de Paris à Matignon, de la rue de Varenne à l'Elysée.
    Son parcours a tous les attributs du romanesque : c'est celui d'une petite fille issue d'une famille de notables qui, couvée par son père, a su forcer les portes du pouvoir et s'y imposer, surmonter les défaites, traverser les épreuves, briser ceux qui ont tenté de lui barrer la route, balayant les jalousies et les moqueries jusqu'à la joie des victoires de 1995 et de 2002.
    Renaud Revel nous révèle les secrets de son entrée en politique contre les vieux tenants de la chiraquie, son apprentissage aux Etats-Unis de l'art de la communication qui influença tant son père, du choix des costumes à l'utilisation d'un prompteur. Peu à peu, ses talents et son caractère bien trempé ont fait d'elle « l'homme indispensable » : conseillère politique, bodyguard, confidente, coach et psychologue d'un président qu'elle connaît mieux que personne et sur lequel elle a eu une influence croissante. Un cas unique sous la Ve République. L'égérie dresse le portrait intimiste de cette conseillère de l'ombre mais aussi et surtout celui d'une femme à poigne, décidée à accompagner Chirac jusqu'au bout du chemin qu'il s'est tracé.

  • Sous les dorures de l'Elysée, le bureau du Secrétaire général est bien plus qu'une antichambre menant au Président de la République : c'est la pièce centrale du pouvoir. Si ce poste stratégique demeure méconnu du grand public, tout ce que la France compte d'éminences et de courtisans se bouscule à la porte de ceux qui ont la chance de l'occuper, comme Michel Jobert, Edouard Balladur, Dominique de Villepin, Claude Guéant, Jean-Louis Bianco ou encore Pierre Bérégovoy.
    En interprétant la partition du chef de l'Etat, certains y ont vu un tremplin pour un avenir meilleur. Jusqu'à rêver parfois d'un destin présidentiel, et s'imaginer le jour venu dans le fauteuil de celui qu'ils servaient ! Mais ce poste d'observation central et unique au sein de l'appareil d'Etat a pu aussi devenir un volcan pour quelques uns qui s'y sont consumés. Parce qu'ils ont eu à un moment l'oreille du Président et la haute-main sur les affaires les plus sensibles du pays, nombre d'entre eux ont été pris de vertige...
    Que se passe-t-il entre les quatre murs de cette pièce, à l'abri de ce bureau situé à l'épicentre du pouvoir ? Comment ses différents occupants ont-ils vécu leur fonction, avant de s'y perdre et de s'y brûler les ailes pour certains ? Ce récit nous entraine à l'Elysée, avec ces cardinaux qui ont réellement conduit la politique de la France sous la Ve République !

  • Emporté telle une pierre dans un glissement de terrain, Éric Woerth a tout subi depuis les premiers épisodes de l'affaire Bettencourt, qui est devenue « l'affaire Woerth ». Balayée, la réforme des retraites qu'il avait menée à bon port. Évaporés, ses faits d'armes au ministère du Budget. Ne restent qu'un goût de cendre et une instruction judiciaire en cours.
    Une véritable meurtrissure pour celui qui dit sa stupeur et qui revient, dans ce livre d'entretiens, sur ses premiers pas en politique ; sur les relations qu'il a entretenues avec Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ; sur le fonctionnement d'un gouvernement ; sur les dédales d'une affaire à tiroirs, devenue machine infernale, dont il s'emploie à démonter, une à une, chacune des pièces ; sur les enseignements qu'il en tire.

    Ces entretiens ont été menés par Renaud Revel, rédacteur en chef àL'Expresset responsable de la rubrique Médias.

  • JOHNNY HALLIDAY : LES 100 JOURS OU LE DESTIN A FAILLI BASCULER Nouv.

  • On sait qui vendit Jésus, devenu une affaire politique, à la croix, et planta un couteau dans le coeur - à double sens - de César. Fi de ces moeurs barbares où les nouvelles amitiés se nouaient dans le sang, nos politiciens font de la barbarie en col blanc, cols qu'ils retournent à volonté selon leurs intérêts. La traîtrise est policée. Quand on a mis les pieds sur un porte-bonheur, il suffit de les essuyer sur ses convictions pour remporter le fromage. Les rats, en cette aube grise de début de siècle, sont bien portants. D'ailleurs, pourquoi faire la fine bouche, si la traîtrise existe en amitié et en amour, dans le travail, pourquoi ne se pavanerait -elle pas dans les officines politiques ? Il n'est pas de traîtres que de lâches, assoiffés de pouvoir ou croqueurs de cac 40. Aujourd'hui ce sont davantage des traîtres de la pensée molle, ralliés à un Président qui pensent pour tous. Avec 'l'ouverture", Nicolas Sarkozy à provoqué le plus grand basculement politique de notre histoire contemporaine. Et il faut remonter à la Troisième République, avec le passage -toléré par Jaurès- d'un Mitterrand ou d'un Briand du socialisme à un gouvernement "bourgeois" ou, encore, aux ralliements de triste mémoire de socialistes et de communistes -Doriot, Laval- à la politique de collaboration, pour trouver un épisode comparable. En recrutant à gauche, l'actuel Président de la République a, certes, suivi l'exemple d'un De Gaulle, d'un Giscard et d'un Mitterrand qui ont toujours eu soin de tenter de mettre en avant cet acte symbolique d'unité nationale. Mais c'est surtout parce que la nature a horreur du vide, que nombre de gens de gauche sont allés à droite. Si la traîtrise d'un Talleyrand s'est en partie effacée devant son action historique, les nouveaux ralliés du Président de la République ne bénéficieront pas tous de cet honorable rattrapage, maître félons ou pâles répliques biodégradables, ils rejoindront les oubliettes de l'histoire.

  • De sa ville natale d'Oran aux boiseries de l'Elysée, des coulisses du Kremlin à celles du régime de Chou-en-Lai, du bureau de François Mitterrand aux appartements de Nicolas Sarkozy et d'Edouard Balladur, de Mandela à Kofi Annan, de Brejnev à Arafat, de DSK, au plus fort de la crise du Sofitel, à François Hollande, dont il est l'un des visiteurs du soir. Le destin de Jean-Pierre Elkabbach ne ressemble à aucun autre. Parcourir la vie de ce témoin privilégié de notre temps, c'est sillonner la Cinquième République, c'est cheminer dans les bas-côtés de l'histoire contemporaine, c'est pénétrer dans l'intimité de quelques-uns des grands dirigeants de ce monde. Mais c'est aussi découvrir les autres facettes d'un homme multiple, complexe, et étonnamment romanesque. Cet ouvrage ambitionne ainsi de retracer l'itinéraire si peu banal du journaliste à la fois le plus honni et le plus respecté de ces cinquante dernières années. Mille fois banni et mille fois ressuscité.

  • Ils avaient tout : la fortune, l'intelligence, le pouvoir, et déjà l'Elysée leur tendait les bras.Lui, le patron du FMI favori des sondages pour 2012. Elle, l'ex-star de TF1 en passe de devenir la Première Dame de France. Mariés depuis vingt ans, ils formaient le couple le plus en vue de la scène politico-médiatique et s'aimaient, en dépit de nombreux orages, « comme au premier jour ».Dans la nuit du 14 au 15 mai, la France, incrédule, apprend que Dominique Strauss-Kahn, accusé d'agression sexuelle par une femme de chambre, a été interpellé par la police américaine. Sur les chaînes de télévision s'affiche bientôt le visage de l'un des hommes les plus puissants du monde épuisé par trente heures de garde à vue, menotté, détruit.Anne Sinclair, qui assiste en direct à la chute de l'homme par amour duquel elle a consenti tant de sacrifices, fait face. Elle défend farouchement l'honneur de son mari. Lequel clame son innocence et déclare : « Je pense d'abord en ce moment à ma femme que j'aime plus que tout. » Malgré leurs protestations d'innocence et d'amour réciproque, ce scandale planétaire sonne bel et bien le glas d'une ambition partagée. Vingt années de vie commune et la promesse d'un avenir doré viennent d'être balayées.Madame DSKraconte l'histoire de ce destin brisé.

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