Actualités

  • L'AN 2020, marqué par la Covid-19 et l'effondrement du marché pétrolier, est celui de tous les bouleversements depuis le Moyen- Orient jusqu'aux banlieues de l'Europe.
    Le conflit israélo-palestinien se fragmente avec, d'un côté, un pacte portant le nom du prophète Abraham, qui va des États-Unis à Abou Dhabi au Maroc et au Soudan en passant par Israël, agrège l'Égypte et l'Arabie, et lorgne l'Irak ; de l'autre « l'axe fréro-chiite » qui rassemble Gaza, Qatar, Turquie et Iran, avec le soutien ponctuel de la Russie.
    Dans ces convulsions sismiques, Beyrouth explose, réfugiés et clandestins affluent en Europe, et le président turc Erdogan tente de refaire d'Istanbul le centre de l'islam mondial.
    Enfin, le terrorisme frappe de nouveau, en France et en Autriche, au nom d'un jihadisme sans organisation. Il s'appuie sur une atmosphère créée par des entrepreneurs de colère, mobilisant foules et réseaux sociaux du monde musulman pour venger leur prophète face à l'Occident - tandis que Joe Biden doit restaurer la confiance des alliés de l'Amérique.

    Poursuivant la réflexion engagée dans Sortir du chaos, succès français et international, Gilles Kepel propose, cartes et chronologie à l'appui, la mise en perspective indispensable de l'actualité pour comprendre et anticiper les grandes transformations de demain.

  • Depuis mai 2017, Bruno Le Maire est ministre de l'Économie et des Finances auprès d'Emmanuel Macron. Acteur des trois premières années du quinquennat, il offre un éclairage unique sur les décisions économiques, industrielles, financières et fiscales qui ont été prises durant cette période. Il en explique les intentions et la cohérence en les confrontant à notre histoire nationale. Il nous donne un accès privilégié à la pratique du pouvoir comme aux événements et crises qui ont marqué ces années. Il fournit aussi des clés de compréhension de la vie politique des grandes nations occidentales, bousculées par la crise de la Covid-19 et par l'émergence de la Chine.
    Dans ce nouveau livre, Bruno Le Maire réaffirme le lien essentiel entre littérature et pouvoir. Il définit les enjeux qui façonneront la France et l'Europe de demain.

  • Les visiteurs du soir

    Renaud Revel

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Ils ont l'oreille du « Président » et pour certains un rond de serviette à sa table. Ils murmurent à son oreille et se gaussent dans les dîners en ville de nourrir son cerveau. Certains vont jusqu'à dire qu'ils ont influé sur le cours de l'histoire de ce pays. Et tous ont la même démarche à l'approche de l'Elysée : ils franchissent son seuil avec l'assurance et la décontraction de ceux qui en connaissent tous les recoins. Politiques, chefs d'entreprise, communicants, artistes et intellectuels... que serait ce Château sans ces « visiteurs du soir » qui le hantent à la nuit tombée ? Quand le locataire des lieux a tombé la veste et refermé ses dossiers pour recevoir cette armée de l'ombre venue lui baiser l'anneau et lui souffler des conseils, qui hante ces murs depuis l'aube de la Cinquième République.
    Chaque président a ainsi sacrifié à ce rite. Car l'Élysée, coeur de la République, est un lieu de solitude. Pour remédier à cet enfermement, ses locataires successifs ont toujours tenu à recevoir des conseils de personnalités extérieures, invitées à passer au Château en dehors de l'emploi du temps officiel et du protocole habituel, parfois en catimini, à l'abri des regards indiscrets. À chaque président, ses « visiteurs ». Le général de Gaulle et Georges Pompidou inaugurèrent ce rituel, Valérie Giscard d'Estaing le reprit et François Mitterrand, sous le règne duquel le terme « Visiteurs du soir » apparut dans la presse, en fit un mode de gouvernance. Avant que l'ensemble de ses successeurs le perpétuent à des degrés divers. Jacques Chirac s'en amusa, Nicolas Sarkozy et François Hollande en abusèrent et Emmanuel Macron s'en moque.
    Certains de ceux qui ont franchi le pas du bureau du chef de l'État, depuis bientôt soixante ans, ont pourtant joué un rôle important en influant sur l'histoire politique de ce pays, en corrigeant des trajectoires, en promouvant des réformes qui n'auraient pas vu le jour sans leur obstination.
    Le propos de cet ouvrage est de raconter ces « visiteurs », au travers d'une foultitude de récits, d'anecdotes, de situations et de portraits variés. L'auteur s'est appuyé pour cela sur une importante somme d'interviews recueillies depuis un an : des « visiteurs » de tous horizons qui racontent l'Élysée et son locataire le soir venu, à l'abri des regards, tel qu'ils l'ont vécu.

  • Emmanuel le hardi

    Alain Duhamel

    "Jadis, les rois de France étaient souvent affublés d'un surnom. Tantôt flatteurs, Philippe le Bel ou Louis XV le Bien-Aimé, tantôt moins agréables, Louis le Bègue ou Charles le Chauve. Il est tentant d'accoler aux présidents si monarchiques de la Ve République un tel surnom. Le général de Gaulle n'aura pas dédaigné de se voir honorer d'un Charles le Grand ? ; François Mitterrand aurait pu prétendre à François le Hutin à l'instar de Louis X ou encore Nicolas Sarkozy à Nicolas le Batailleur.
    Pour le président actuel, Emmanuel le Hardi semble le plus appro­prié. On aurait pu envisager aussi bien un Emmanuel le Téméraire, tant son élection relevait d'une audace presque impudente, tant son mandat se déroule sous le signe du risque perpétuel et des tensions permanentes. Mais qualifier le jeune président de "? hardi ? " semble plus juste, puisque après tout la partie n'est pas jouée, l'échec n'est pas avéré, l'impasse n'est pas inévitable.
    Macron chevauche la stratégie du risque extrême mais aussi longtemps qu'il n'a pas renoncé, qu'il se bat, il subsiste une part de chance ? ; hardi plus que téméraire, même si la distance tient parfois à un fil. Car la France reste ce grand pays enviable aux orages non désirés. Y être président, c'est être impopulaire et être impopulaire, c'est être entravé. Voilà la malédiction présidentielle qu'Emmanuel Macron a la prétention d'affronter et de vaincre.
    Avec son courage et son énergie. Avec ses fautes et ses bourdes. Déterminé à réformer, donc en sursis perpétuel. Hardi." A. D.

  • Cela fait des années qu'Agnès Verdier-Molinié l'annonce.
    La réalité, celle des déficits et d'un immobilisme névrotique, nous a rattrapé.
    La crise sanitaire en est l'accélérateur impitoyable.
    Nos entreprises sont exsangues.
    Nos comptes publics sont à sec.
    Nos impôts sont gigantesques.
    Notre dette explose.
    La faillite nous menace désormais.
    Des réformes inutiles sont lancées, les autres attendent au placard.
    Conclusion ? Le déni n'est plus de mise.
    Pour notre survie, il faut agir : et c'est possible !
    Car il n'y pas de fatalité, en France pas plus qu'ailleurs.

  • Jamais dans l'histoire américaine, un candidat n'a passé plus de temps que lui en politique. Jamais une victoire n'a été plus attendue dans le monde entier... Joe Biden a été le plus jeune élu du Sénat fédéral en 1972. Il a connu des épreuves dramatiques, les a toutes dépassées et a trouvé la force de poursuivre son chemin jusqu'au sommet. Cette biographie, la plus complète en français à ce jour, va bien au-delà des épisodes évoqués par tous les médias comme la mort de sa femme en 1972 ou celle de son fils Beau en 2015.
    Riche en anecdotes et témoignages révélateurs, elle montre comment s'est forgé, dans l'adversité, le caractère résilient d'un jeune lycéen d'origine modeste, affligé de bégaiement ; comment tout jeune juriste il s'est engagé dans la défense des Noirs et des plus modestes. Pourquoi, tout jeune sénateur, il est vite devenu un personnage influent du parti démocrate. Ce récit dévoile aussi l'importance des femmes dans son parcours : ses conquêtes étudiantes, ses deux épouses, ses alliées connues ou restées dans l'ombre et enfin sa soeur, sa plus proche collaboratrice mais aussi une femme très influente...
    Sans oublier celle qu'il s'est choisi comme vice-présidente : Kamala Harris. Le récit ne cache rien des accidents de parcours dans lesquels l'équipe de Donald Trump a tenté de trouver une faille qui pourrait lui être fatale. Le parcours de Joe Biden est tellement ancré dans le rêve américain, fait de dépassement de soi, de résistance à la difficulté, que les Américains ont vu en lui un exemple. Biden inspire confiance.
    Mais saura-t-il réparer une Amérique bien mal en point après quatre années de Trump ?

  • Sur le papier, Boris Johnson avait tout pour devenir un champion de l'Union européenne : un attachement viscéral à l'Europe, des origines familiales internationales, une éducation cosmopolite, un père employé à la Commission puis élu au Parlement européen... C'est pourtant lui qui est devenu le visage du Brexit. Les mauvaises langues disent que le costume d'opportuniste est celui qui lui sied le mieux.
    Le récit de son parcours - journaliste correspondant à Bruxelles, député tory, maire de Londres, Premier ministre - fait en réalité ressortir une indéniable cohérence dans l'évolution de son positionnement par rapport à l'organisation européenne. Dans sa tête, les images de ses mentors Churchill et Thatcher ; dans son coeur, l'amertume des rendez-vous manqués et la rancoeur de la relation complexe et tourmentée entre le Royaume-Uni et ses voisins.
    Ce portrait croisé du pays et de cette personnalité haute en couleur permet de mieux comprendre les mécanismes ayant mené au Brexit - notamment la responsabilité des dirigeants européens et de l'UE - et la figure de "BoJo" , trop facilement réduite à l'image d'un bouffon échevelé sans foi ni loi, qui apparaît ici de manière nuancée et surprenante. Observateur averti de la politique britannique, Tristan de Bourbon-Parme est journaliste correspondant au Royaume-Uni depuis décembre 2009 pour plusieurs quotidiens de presse nationale - La Croix et L'Opinion (France), La Libre Belgique (Belgique), La Tribune de Genève et 24 Heures (Suisse).

  • Quels sont les prochains défis géopolitiques du siècle ? La pandémie mondiale a modifié les équilibres entre Asie et Occident et scellé la rupture entre la Chine et les États-Unis, accentuant le basculement du monde vers l'Est. Sur cet échiquier polarisé, deux lignes de fracture convergent : la dégradation environnementale et la propagation technologique où se jouent désormais les principales rivalités stratégiques et économiques.
    Dans cet essai captivant, Thomas Gomart décrit les grands mouvements qui se déroulent sous nos yeux : le retour d'une compétition agressive des puissances, une accentuation des inégalités et des échanges débridés. Il met également en lumière les mécanismes invisibles qui transforment notre planète en profondeur : marchés financiers, paradis fiscaux, mafias, incubateurs technologiques, plateformes numériques, multinationales, services de renseignement...
    Pour nous aider à mieux comprendre le monde qui surgit, il analyse enfin pour chaque sujet les « intentions cachées » des États-Unis, de la Chine et de l'Europe, et réfléchit au rôle que la France pourrait jouer dans ces nouvelles « guerres invisibles ».

  • En 2018, une série de procès permet de confisquer plus de 18 millions d'euros d'avoirs criminels et 100 millions d'euros de fraude fiscale. Un record en France. À l'origine de ces saisies, les enquêtes Virus et Rétrovirus, dirigées par le capitaine de police Quentin Mugg. Premier à mettre en application les procédés agressifs de l'enquête criminelle dans des affaires financières, l'auteur dévoile les méthodes employées par son groupe pour remonter le fil de l'argent sale jusqu'au saraf, personnage énigmatique au service des criminels. Ce road book nous conduit de Casablanca à Dubaï, en passant par Paris, Anvers et Madras.
    Comment les milliards du crime organisé parviennent-ils à échapper aux contrôles?? Qui sont les hommes de l'ombre qui aident les parrains du trac de drogue international à blanchir leur fortune??
    Pour démanteler ces réseaux, le capitaine de police Quentin Mugg a mis en application les méthodes de l'enquête criminelle. Filatures, écoutes, sonorisations... pendant plusieurs années, son équipe a remonté le euve de l'argent sale. Cette traque a abouti à des saisies spectaculaires. En 2018, 18 millions d'euros d'avoirs criminels et 100 millions d'euros de fraude scale ont été consqués. Un record en France.
    Connues sous le nom d'opérations Virus, Rétrovirus, ou encore Cedar, ces enquêtes ont révélé l'existence d'un acteur clé du blanchiment?: le saraf. Un personnage puissant et mystérieux, trait d'union entre le monde des traquants de drogue et celui de la haute nance internationale. Le chaînon manquant dans la lutte contre le crime organisé.
    De Casablanca à Dubai, en passant par Paris, Anvers et Madras, Quentin Mugg dévoile pour la première fois, de l'intérieur, les méthodes employées par son groupe. Il nous entraîne dans les arcanes du blanchiment, où se trouvent reliés, parfois sans même le savoir, traquants de drogue, banquiers internationaux, contrebandiers d'or et fraudeurs scaux.

  • Sur les collines de Nyamata, Jean Hatzfeld part cette fois à la recherche des très rares Hutus qui ont résisté à la folie génocidaire au péril de leur vie. Au Rwanda, on les appelle abarinzi w'igihango, les gardiens du pacte de sang, ou parfois les Justes. Mais vingt-cinq ans après, ils restent des personnages silencieux, entourés de méfiance ; parce que aux yeux des Hutus ils incarnent la trahison, ou leur renvoient l'image de ce qu'ils auraient pu être, tandis que les Tutsis portent sur eux d'irréductibles soupçons et le plus souvent refusent d'admettre qu'il y ait eu des Hutus méritants.
    Beaucoup de sauveteurs ont été abattus par les tueurs, sans laisser de trace. Certains de ceux qui ont survécu racontent ici leurs histoires extraordinaires. Chacun trouve les mots pour relater ce chaos dans une langue étrange, familière et nourrie de métaphores, reconnaissable entre toutes pour ceux qui ont lu les précédents livres de l'auteur.

  • Il n'y a pas si longtemps un président français affirmait que » l'homme africain n'était pas assez entré dans l'histoire « . En partant des traces des ancêtres de Lucy il y a 7 millions d'années, des vestiges néolithiques ou encore des » Bushmen « , les auteurs de cet ouvrage nous dévoilent la partie subsaharienne du continent à travers ses multiples identités et les hommes qui l'ont façonnée.
    Ils nous plongent au coeur des royaumes et des empires, en Éthiopie, au Sahel, au Zimbabwe, au Soudan, ou au Mali, où s'épanouit un Moyen Âge relaté notamment par le célèbre voyageur Ibn Battûta.
    Longtemps contournée par les explorateurs, l'Afrique sera colonisée, exploitée. Une période qui marque les débuts de la traite des Noirs, de l'esclavage et de la déportation vers l'Amérique - autant de sujets abordés ici sous des angles parfois méconnus. Enfin, de la colonisation européenne aux combats et révoltes menant aux indépendances, on comprendra les forces à l'oeuvre dans différents pays du continent après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'à aujourd'hui, où l'ingérence occidentale se développe sur de nouveaux terrains.
    Une introduction indispensable à l'histoire de l'Afrique subsaharienne, qui invitera le lecteur à une exploration plus profonde.

  • Depuis 2012 et 2014, Jérôme Cartillier et Gilles Paris sont basés aux États-Unis et couvrent au plus près la politique américaine. Respectivement correspondant de l'AFP à la Maison Blanche et correspondant du journal Le Monde à Washington, ils suivent au quotidien Donald Trump, dans ses briefings, ses points de presse improvisés dans le Bureau ovale, ses voyages à l'étranger à bord de l'Air Force One, et les meetings d'une campagne permanente. De leur poste d'observation, ils livrent un récit édifiant de sa présidence. Et offrent la première analyse de la crise du Covid-19 vue des États-Unis. En 2016, la première puissance mondiale a élu un nouveau leader, Donald Trump, qui brave tous les codes en vigueur, tant sur les scènes nationales que diplomatiques. En 2020, l'humanité s'est heurtée au cataclysme du coronavirus qui a mis l'économie mondiale à genoux. Ces deux événements ont bouleversé l'échiquier mondial. Ils ont aussi exacerbé les tensions entre les deux superpuissances américaine et chinoises, et au-delà.
    Les auteurs se penchent dans ce livre sur la gestion de la pandémie par Donald Trump, et ses conséquences pour ses chances de réélection. Avec une profonde connaissance de la politique américaine et une expérience de terrain unique, ils reviennent sur l'action politique du magnat immobilier, à la fois imprévisible et cohérente, clef de la loyauté spectaculaire de sa base électorale. Et éclairent de manière remarquable la personnalité publique qu'il s'est construite en cinq décennies. D'une plume vivante et maîtrisée, ils décryptent la place de l'Amérique dans le monde de demain. Cet ouvrage, qui prend en compte les événements les plus récents, est sans doute le plus complet sur la présidence Trump, et met en perspective l'enjeu de la présidentielle de 2020, première échéance électorale majeure de l'après-pandémie, pour les États-Unis et pour le monde.

  • Nous sommes pris dans l'étau, sans réellement nous en apercevoir, d'une nouvelle langue. Langue qui par altération ou inversion du sens des mots impose insidieusement une pensée prédigérée et exclusive, à la manière de la novlangue de George Orwell dans «1984». Ce livre, plein de colère et même de fureur, est une enquête sur la novlangue d'aujourd'hui, à un moment où des faits d'une violence inouïe, nous rappellent à notre devoir d'expliquer dans une langue enfin vive et libre, pour ne pas devenir les jouets d'un destin que nous n'avons pas choisi.

    « La façon dont on nous parle des problèmes économiques, sociaux et même politiques nous laisse peu de chances de comprendre ce que l'on veut nous dire. Et encore moins les phénomènes qui nous blessent.
    L'invention d'une néo-novlangue est passée par là. Pourquoi nous répète-t-on à l'infini que le chômage est inadmissible pour finir par le laisser persister ? Pourquoi dit-on que le travail est notre avenir alors qu'on se garde, depuis longtemps, de le valoriser ? Pourquoi a-t-on, du moins en Europe, renoncé à utiliser tous les instruments de la politique économique pour se cantonner aux politiques dites structurelles, dont on finit par comprendre que leur objectif est de réduire la protection sociale ? Pourquoi accepte-t-on de voir croître démesurément les inégalités alors que l'on dit vouloir les combattre ?
    La langue que nous utilisons, à force d'être contournée, a transformé la réalité à laquelle nous sommes confrontés, jusqu'au déni de la souffrance. Elle est davantage manipulée par la doctrine qu'elle ne s'en sert. Il faut, si l'on veut revenir à une vision moins irénique, ou fataliste, du monde, déconstruire la novlangue pour reconstruire un langage dans lequel chacun se reconnaisse. Ce n'est qu'à cette condition que l'on pourra vraiment agir sur le monde et sur le destin des populations.
    Ce n'est qu'à cette condition que l'on pourra déjouer le piège politique que nous tend la novlangue et retrouver le chemin d'une démocratie moins fragile que celle qui nous enjoint à la résignation. »

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